<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>LE web magazine de Tanger - tanger-experience.com &#187; Tag Archive | LE web magazine de Tanger - tanger-experience.com</title>
	<atom:link href="https://www.tanger-experience.com/web-magazine-tanger/cinema-marocain/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.tanger-experience.com</link>
	<description>Tanger par l&#039;expérience... de sa rédaction et de ses contributeurs</description>
	<lastBuildDate>Wed, 29 Apr 2026 07:02:09 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=4.2.39</generator>
	<item>
		<title>«Sur la planche» sur les écrans au Maroc</title>
		<link>https://www.tanger-experience.com/culture/4022/</link>
		<comments>https://www.tanger-experience.com/culture/4022/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 12 Nov 2012 00:19:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma Marocain]]></category>
		<category><![CDATA[Leila Kilani]]></category>
		<category><![CDATA[Sur la Planche]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tanger-experience.com/?p=4022</guid>
		<description><![CDATA[Dans un Tanger qui prend les traits d’une ogresse, quatre jeunes ouvrières tentent de survivre et de se prouver qu’elles existent. De jour comme de nuit, elles se livrent à une course frénétique où ne subsiste aucun repère. «Sur la Planche» de Leila Kilani plonge le spectateur dans un univers aux relents insupportables. «Le Maroc [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #333333;"><strong>Dans un Tanger qui prend les traits d’une ogresse, quatre jeunes  ouvrières tentent de survivre et de se prouver qu’elles existent. De  jour comme de nuit, elles se livrent à une course frénétique où ne  subsiste aucun repère. «Sur la Planche» de Leila Kilani plonge le  spectateur dans un univers aux relents insupportables.</strong></span></p>
<p><span style="color: #333333;"><strong><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/11/surlaplanche-maroc.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4024" title="surlaplanche-maroc" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/11/surlaplanche-maroc.jpg" alt="" width="600" height="360" /></a><br />
</strong></span></p>
<p>«Le Maroc se réfléchit, se reflète et se pense à travers son cinéma»,  déclare la réalisatrice marocaine Leila Kilani. «Sur  la planche», vient de sortir dans les salles marocaines. Badia, Imane, Asma et Nawal, ouvrières vivotant, tant bien que  mal, de leurs misérables revenus, incarnent une tranche de la population  de ce Maroc où tout n’est pas rose.</p>
<p>Jeunes, dynamiques et assoiffées de vivre et de profiter d’une vie  qui ne les a pas gâtées, ces jeunes filles refusent, à leur corps  défendant, de se laisser bouffer par la ville «ogresse» de Tanger.  Passant la journée à décortiquer les crevettes et à supporter les odeurs  qui leur collent à la peau, Badia et Imane qui feront par la suite la  connaissance d’Asma et Nawal, prennent leur revanche, la nuit, en  investissant les espaces de la ville et en se les appropriant. Une façon  de dominer la métropole et de lui imposer leur suprématie.<br />
A la  nuit tombée, Badia, une Casablancaise venue chercher du travail à la  métropole et dénigrant son statut de «fille-crevette», tente de se  démettre de sa peau. L’odeur des crevettes lui est insupportable au  point d’en devenir maniaque. Une fois rentrée chez elle, elle se frotte  encore et encore, use et abuse de plantes odorantes pour se débarrasser  des relents qui persistent dans ses narines et probablement plus dans sa  tête. Il s’en faut de peu pour que nous, autres spectateurs, sentions  cette odeur. La multiplication des scènes où la jeune fille se livre à  cette purification, au propre comme au figuré, sont légion dans le film  et loin d’être gratuites. Cette manœuvre, qui frôle l’obsession, en dit  lent sur la volonté de la jeune femme d’en finir avec une situation qui  lui pourrit l’existence.</p>
<p>Éprouvée par la vie, Badia, la dure, la farouche, l’âpre a appris à  se débrouiller comme elle peut. Elle sait qu’elle n’a pas de répit et  qu’elle est obligée de ne jamais baisser sa garde. Avec ses acolytes,  elle court, bouge, n’arrête jamais de jour comme de nuit, dans un  mouvement continuel qui emporte le spectateur dans un vertige à lui  faire perdre la tête. Pour les quatre intrépides aventurières, la nuit  ne rime pas avec repos. C’est le moment propice de travailler les hommes  et de dévaliser les maisons vides. Un geste qu’elles légitiment et  justifient par leur misère humaine, mais qu’elles veulent jouissif et  festif. «Je ne vole pas : je me rembourse. Je ne cambriole pas : je  récupère. Je ne trafique pas : je commerce. Je ne me prostitue pas : je  m’invite. Je ne mens pas : je suis déjà ce que je serai. Je suis juste  en avance sur la vérité : la mienne», lance Badia, l’héroïne du film  dans une frénésie qui avoisine la démence.</p>
<p>Avec «Sur la planche», Leila kilani offre une œuvre débordant  d’humanité. Les personnages nous touchent par leur vulnérabilité  inavouée et par la profondeur de leur malheur. Sans discours  grandiloquent, sans larmes ni complaintes, les jeunes filles réussissent  à transmettre leur désarroi et l’incertitude de leur existence. Leur  talent aidant, elles signent d’excellentes prestations. Les jeunes  comédiennes, pourtant débutantes, ont su (en grande partie grâce à la  réalisatrice, certes) éviter le piège de la caricature et du mimétisme.  Soufia Issami, qui a magistralement interprété le rôle de Badia, a eu  droit à de multiples prix, amplement mérités. Le meilleur reste encore à  venir.</p>
<h4>Un casting minutieux, j&rsquo;ai vu 320 filles à Tanger&#8230;</h4>
<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/11/leila-kilani.png"><img class="alignleft size-full wp-image-4029" title="leila-kilani" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/11/leila-kilani.png" alt="" /></a>Le choix des comédiennes a été opéré de manière très  exigeante. La réalisatrice, Leila Kilani, nous l’explique en ces  termes : «J’ai vu 320 filles à Tanger. On a fait distribuer des flyers  sur les plages, dans les cafés, les stands commerciaux. On a passé des  annonces à la radio, créé une page Facebook, fait circuler des choses  sur le web… Tout le Maroc a défilé, toutes les classes sociales. Les  filles venaient avec les parents, ce qui aurait été totalement  inconcevable, il y a vingt ans. L’interdit est tombé : la Star Academy  est passée par là. Aucune des actrices n’a été choisie juste pour elle.  C’est le quatuor qui comptait. Celles que l’on a gardées avaient en  commun une manière assez intuitive de travailler, sans être dans la  caricature de leur propre image».</p>
<h4>Repères</h4>
<ul>
<li>2011 : Paris Cinéma, mention spéciale du jury</li>
<li>2011 : Taormina, Golden Tauro du meilleur film</li>
<li>2011 : Taormina, Meilleure réalisatrice</li>
<li>2011 : Taormina, Prix d’interprétation féminine</li>
<li>2011 : Oslo, Prix FIPRESCI</li>
<li>2011 : Tübingen, Prix de la critique</li>
<li>2011 : Antalya, Meilleur film étranger</li>
<li>2011 : Bruxelles, Prix spécial du jury</li>
<li>2011 : Bruxelles, prix de la meilleure actrice (Soufia Issami)</li>
<li>2011 : Abu Dhabi, Mention spéciale du jury</li>
<li>2011 : Bastia, Meilleur film, Prix du jeune public, Meilleure bande son</li>
<li>2011 : Florence, Mention spéciale du jury § UIFF Popoli e Religioni</li>
<li>2012 : Tanger, Festival national, Grand Prix</li>
</ul>
<p><em>D&rsquo;après Le Matin.ma</em></p>
<p><span style="color: #333333;"><strong><br />
</strong></span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.tanger-experience.com/culture/4022/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
