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	<title>LE web magazine de Tanger - tanger-experience.com &#187; Tag Archive | LE web magazine de Tanger - tanger-experience.com</title>
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	<description>Tanger par l&#039;expérience... de sa rédaction et de ses contributeurs</description>
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		<title>Vestiges de 4000 ans dans la péninsule Tingitane.</title>
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		<pubDate>Sun, 18 May 2025 16:54:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>

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		<description><![CDATA[Des cimetières et dessins vieux de 4000 ans révèlent les rites préhistoriques de la péninsule de Tanger, au Maroc. Les tombeaux phéniciens de Marshan en sont la preuve factuelle, encore aujourd&#8217;hui. &#160; Le nord du Maroc révèle un paysage préhistorique oublié, riche en tombes anciennes, arts rupestres et pierres dressées, témoignant d&#8217;une vie rituelle complexe [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Des cimetières et dessins vieux de 4000 ans révèlent les rites préhistoriques de la péninsule de Tanger, au Maroc. Les tombeaux phéniciens de Marshan en sont la preuve factuelle, encore aujourd&rsquo;hui.<br />
</strong></p>
<figure id="attachment_26711" style="width: 750px;" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2025/05/grottes-de-Magara-Sanar-750-.jpg"><img class="wp-image-26711 size-full" title="tanger-experience - le web magazine de Tanger - Vestiges de 4000 ans à Tanger" src="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2025/05/grottes-de-Magara-Sanar-750-.jpg" alt="tanger-experience - le web magazine de Tanger - Vestiges de 4000 ans à Tanger" width="750" height="491" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Grottes de Magara Sanar</figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p class="article-title">Le nord du Maroc révèle un paysage préhistorique oublié, riche en tombes anciennes, arts rupestres et pierres dressées, témoignant d&rsquo;une vie rituelle complexe (et insoupçonnée) entre 3000 et 500 av. J.-C.</p>
<blockquote><p><em>&laquo;&nbsp;Il est triste de constater que les paysages funéraires et rituels de la préhistoire tardive en Afrique du Nord, à l&rsquo;ouest de l&rsquo;Égypte, restent, malgré deux siècles d&rsquo;investigations, parmi les moins connus et compris du bassin méditerranéen.&nbsp;&raquo;</em> Telle est l&rsquo;observation des archéologues de la région.</p></blockquote>
<p>Pourtant, en investiguant sur des sites datés entre 3000 et 500 av. J.-C. dans la péninsule tingitane (ou péninsule de <a href="https://www.geo.fr/voyage/maroc-que-faire-a-tanger-211158">Tanger</a>, nord du Maroc), ils ont mis au jour une impressionnante diversité de pratiques funéraires anciennes : sépultures en grottes, tombes en fosses, hypogées, tumulus et surtout, cistes mégalithiques, qu&rsquo;ils décrivent enfin dans la revue African Archaeological Review le 13 mai 2025.</p>
<h3 id="7kddd" class="no-inject-ads"><strong>Aux racines du sacré préhistorique nord-africain</strong></h3>
<p>Longtemps, tous ces monuments funéraires ont été négligés par l&rsquo;archéologie coloniale focalisée sur l&rsquo;Antiquité classique, soulignent les auteurs de l&rsquo;étude. Pourtant, leurs découvertes mettent en évidence une &laquo;&nbsp;mosaïque riche de traditions funéraires&nbsp;&raquo;.</p>
<p>À commencer par les trois cimetières renfermant des cistes mégalithiques, ces trous taillés dans la roche puis recouverts de grandes dalles de pierre. Pour la toute première fois en Afrique du Nord-Ouest, les ossements humains que contenaient ceux du site archéologique de Daroua Zaydan ont été datés au radiocarbone, aux alentours de 2100 av. J.-C.</p>
<p>Cette datation valide l&rsquo;ancienneté de cette tradition funéraire – plus de 4 000 ans, donc – et sa probable origine locale. Mais les recherches ont également révélé des influences venues d&rsquo;Ibérie, en témoignent certains objets métalliques retrouvés : des pointes de projectiles de Palmela (du nom du site archéologique où elles ont été initialement identifiées) et des hallebardes (développées en Europe centrale puis diffusées vers l&rsquo;ouest), notamment.</p>
<p>Aux alentours des cimetières de la péninsule tingitane, les archéologues ont aussi repéré des pierres aux tailles différentes, orientées vers le ciel. Certains sites mégalithiques en comptaient plusieurs regroupées.</p>
<p>Celui impressionnant de <a href="https://journals.openedition.org/encyclopedieberbere/589?lang=en" target="_blank">Mzoura</a>, par exemple, à environ 40 kilomètres au sud-ouest de l&rsquo;actuelle Tanger, englobe au moins quatre à cinq groupes de pierres. Le plus grand en est composé de 176, disposées en cercle, dont la plus haute atteint une hauteur impressionnante de 5,3 m. De telles dispositions sont souvent interprétées comme des marqueurs territoriaux durant la Préhistoire. Il est ainsi fortement possible que ces sites aient autrefois servi de lieux de rassemblement ou de rituels.</p>
<figure id="attachment_26710" style="width: 750px;" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2025/05/Mzoura-Tanger-7541-25.png"><img class="wp-image-26710 size-full" src="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2025/05/Mzoura-Tanger-7541-25.png" alt="tanger-experience - le web magazine de Tanger - Vestiges de 4000 ans à Tanger" width="750" height="410" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Site de Mzoura</figcaption></figure>
<h3 id="9sgjb" class="no-inject-ads"><strong>La péninsule tingitane, centre culturel oublié</strong></h3>
<p>L&rsquo;étude recense enfin dans la même région vingt-quatre nouveaux sites d&rsquo;art rupestre (peintures et gravures), à la grande variété de dessins géométriques et souvent situés à proximité de tombes. Un en particulier, retrouvé dans la grotte Magara Sanar 1, présente &laquo;&nbsp;huit triangles opposés l&rsquo;un sur l&rsquo;autre&nbsp;&raquo;. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une représentation dite &laquo;&nbsp;bi-triangulaire&nbsp;&raquo;, observée dans l&rsquo;art rupestre du sud-ouest de l&rsquo;Ibérie. Elles sont souvent interprétées comme des figures anthropomorphes (ressemblant à des êtres humains), parfois féminines.</p>
<p>Plusieurs autres motifs – des compositions à points, des carrés contenant des points et des lignes, des quadrillages et cupules – présentent en outre des similitudes avec ceux observés dans le désert du Sahara, notamment dans l&rsquo;art pré-saharien et saharien, est-il noté.</p>
<blockquote><p>Les auteurs de l&rsquo;étude concluent ainsi que la péninsule tingitane, loin d&rsquo;avoir été un simple arrière-plan de l&rsquo;histoire méditerranéenne, a été entre 3000 et 500 av. J.-C. un véritable carrefour rituel et culturel, connecté durablement à l&rsquo;Ibérie, au Sahara et aux mondes atlantiques. À travers la densité de ses monuments funéraires et la richesse de son art rupestre, la région révèle un paysage sacré complexe, structuré autour de lieux stratégiques.</p></blockquote>
<p>De quoi remettre en question les récits de longue date qui ont relégué le nord-ouest de l&rsquo;Afrique au rang de zone marginale avant l&rsquo;annexion romaine. Elle était en réalité peuplée d&rsquo;une société dynamique, dotée de croyances ancrées et en constante interaction avec ses voisins, que l&rsquo;archéologie contemporaine commence à réhabiliter pleinement.</p>
<div class="blockAuthor-details"></div>
<div class="blockAuthor-details"><em><span class="blockAuthor-name">Par</span><strong><span class="blockAuthor-name"> Mathilde Ragot</span></strong></em> <span class="blockAuthor-description">Journaliste rédactrice web Histoire GEO.fr</span></div>
<p>En tant que fervente passionnée du journalisme scientifique, sujet sur lequel elle a écrit son mémoire en école de journalisme (@ISCPA_Paris, @IEJ_Paris), Mathilde s’attache à traduire les avancées de la recherche en histoires intelligibles, offrant ainsi aux lecteurs des clés de compréhension sur des sujets des plus stimulants. Son parcours l&rsquo;a menée à écrire sur de multiples rubriques (technologie, santé, sciences, lifestyle) avant de rejoindre GEO.fr en juillet 2022. Captivée par les vestiges enfouis sous nos pieds et par la façon dont les récits du passé résonnent encore dans le présent, elle s’est tout naturellement consacrée à la section Histoire du site. Elle y explore les mondes des hommes préhistoriques, des Romains, des Mayas, des Vikings, pour les plus fréquents (du moins, ce qu’il en reste). Civilisations perdues, batailles épiques, portraits de personnalités méconnues, mystères non résolus sont également au programme pour éveiller la curiosité de ses lecteurs. Elle prête parfois sa voix aux différents formats du compte Instagram de @geo_france. En dehors de la rédaction, vous la croiserez sûrement avec un podcast d’histoire vissé aux oreilles, un polar sous le bras, en compagnie d’animaux mignons ou en terrasse dégustant une burrata.</p>
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		<title>Tanger et le cinéma, cent ans d&#8217;amour</title>
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		<pubDate>Sat, 16 Jul 2016 01:35:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Tanger]]></category>

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		<description><![CDATA[Tanger aime le cinéma. Alcazar, Capitol, Ciné-Americano, Dawliz, Flandria, Goya, Ciné Lux, Mabrouk, Mauritania, Paris, Rif (ancien Rex), Roxy, Tarik et Vox, ils étaient quatorze autrefois. Il ne sont plus aujourd’hui que quatre à avoir résisté au sort du Mabrouk devenu un immeuble, le centre commercial d’en face s’étant adjugé son nom. Ceci n’étant qu’un [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Tanger aime le cinéma. </strong>Alcazar, Capitol, Ciné-Americano, Dawliz, Flandria, Goya, Ciné Lux, Mabrouk, Mauritania, Paris, Rif (ancien Rex), Roxy, Tarik et Vox, ils étaient quatorze autrefois. Il ne sont plus aujourd’hui que quatre à avoir résisté au sort du Mabrouk devenu un immeuble, le centre commercial d’en face s’étant adjugé son nom. Ceci n’étant qu’un reflet de la situation des salles au Maroc.</p>
<figure id="attachment_3943" style="width: 600px;" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/10/vieuxcinoches-tanger.png"><img class="wp-image-3943 size-full" title="vieuxcinoches-tanger" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/10/vieuxcinoches-tanger.png" alt="" width="600" height="216" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Les cinémas mythiques de Tanger&#8230;</figcaption></figure>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/10/cine-tanger.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-3923" title="cine-tanger" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/10/cine-tanger.png" alt="" /></a></p>
<p>Mais les survivantes, le Paris, le Roxy, le Rif et le Tarik, témoignent de la force du cinéma dans la ville du détroit. Elles sont généralement spécialisées et accueillent soit des films arabes, soit des films espagnols, soit des films français. Les grandes productions américaines y sont également présentées. Un festival du court-métrage présente chaque mois de septembre des productions intéressantes. Enfin, une société de production, Imago Films International, dirigée par Moumen Smihi, est basée à Tanger.</p>
<p>Et puis a ouvert, en 2007, jumelée à l’ancien cinéma Rif, sur la place du grand Socco qui est le point d’aboutissement ou de départ de toutes les escapades dans la médina, la nouvelle cinémathèque de Tanger. Outre son admirable terrasse, elle offre une programmation ouverte et intelligente.</p>
<p>Ce complexe cinématographique comprend désormais deux salles (300 et 50 places), un café-restaurant, une bibliothèque, deux réserves d’archives et une salle de montage situés au coeur de Tanger. Depuis l’ouverture, plus de 100 000 spectateurs, 3500 séances, 1500 films, 50 ateliers, 15 programmations hors les murs dans des lieux prestigieux (Tate Modern, Londres, LACMA, Los Angeles, Centre Pompidou, Marseille). Et un excellent festival du cinéma espagnol.</p>
<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/10/cinematheque-cine-tanger.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-3927" title="cinematheque-cine-tanger" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/10/cinematheque-cine-tanger.png" alt="" /></a></p>
<p>Signalons également la création en 2011 du Ciné Club Elisa, sous l’égide de La Fondation Méditerranéenne Elisa Chimenti, qui propose deux fois par mois quelques chefs d’oeuvres du 7ème Art, dans le cadre magique du Palais Moulay Hafid.</p>
<p><strong>Le cinéma aime Tanger. </strong>Si l’ensemble du Maroc peut s’enorgueillir d’une longue tradition cinématographique, inaugurée en 1897 par les frères Lumière dans “Le cavalier marocain”. Et parmi les villes marocaines, Tanger est celle qui a le plus souvent servi de décor aux cinéastes du monde entier. Comme dans toute l’histoire du cinéma marocain, luminosité et transparence de l’air, paysages variés, patrimoine architectural, figurants peu chers ont légitimé les choix de tournage. Mais trop souvent, les réalisateurs occidentaux n’avaient jamais utilisé Tanger comme objet autobiographique, comme cadre exclusif. Beaucoup d’entre eux se sont d’ailleurs contentés d’exploiter un filon exotique en utilisant l’image de la ville de transit comme lieu supposé de tous les trafics.</p>
<p>Quand le cinéma marocain prend son essor propre, tentant de tourner le dos à l’orientalisme de pacotille pour mieux refléter les réalités du pays, les réalisateurs locaux,eux aussi, feront halte à Tanger. Dans une période récente enfin, des cinéastes attentifs à la réalité marocaine, comme Bertolucci  avec &laquo;&nbsp;Un thé au Sahara&nbsp;&raquo; ou Téchiné avec &laquo;&nbsp;Loin&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Les temps qui changent&nbsp;&raquo;, jetteront sur la cité porte de l’Afrique un regard nouveau.</p>
<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/10/Cinema-tanger-3exemples.png"><img class="aligncenter wp-image-3940 size-full" title="Cinema-tanger-3exemples" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/10/Cinema-tanger-3exemples.png" alt="" width="600" height="260" /></a></p>
<h3><strong>Cent ans de cinéma avec Tanger</strong></h3>
<p>Voici une liste des films dont Tanger, sans être toujours l’objet exclusif, est au moins un élément, au moins du décor, parfois de l’intrigue ou du scénario.</p>
<p><strong>1919. </strong><em>Mektoub.</em> De jean Pichon et Daniel Quintin. Avec Mary Bogaerts.France.</p>
<p><strong>1926.</strong> <em>Les scorpions de Tanger.</em></p>
<p><strong>1927.</strong> <em>Feu !</em> de Jacques de Baroncelli avec Dolly Davis, Pierre Labry, Max Maxudian, Abel Sovet, François Viguier, Pierre Brasseur. Titre international : &laquo;&nbsp;Feu !&nbsp;&raquo;. Film muet. Une autre version du film a été tournée en 1937 par le même réalisateur.</p>
<p><strong>1931.</strong> <em>Les cinq gentlemen maudits.</em> De Julien Duvivier. France. Avec Harry Baur, René Lefèvre, Robert Le Vigan , Marc Dantzer, Georges Péclet. Cinq gentlemen sont maudits par un sorcier qu’ils ont bousculé, parce que l’un d’eux voulait retirer le voile de la jeune fille qui l’accompagnait : ils mourront de mort violente avant la nouvelle lune&#8230;Intrigue sournoise et pas ma ficelée.</p>
<p><strong>1938.</strong> <em>Alerte en Méditerranée.</em> De Léo Joannon. Avec Pierre Fresnay. France.</p>
<p><strong>1946.</strong> <em>Tangier.</em> De Georges Waggner. Avec Maria Montes, Preston Foster. Etats-Unis.</p>
<p><strong>1946.</strong> <em>Los Misterios de Tanger</em>. Espagne.</p>
<p><strong>1949.</strong> <em>Mission à Tanger. </em>D’André Hunnebelle. Avec Mila Parély, Raymond Rouleau. France. Dialogues de Michel Audiard.</p>
<p><strong>1950.</strong> <em>L’homme de la Jamaïque.</em> De Maurice de Cannonge. Avec Pierre Brasseur, Véra Belmont. France.</p>
<p><strong>1951.</strong> <em>The prince who was a thief.</em> (Le voleur de Tanger)</p>
<p><strong>1952. </strong><em>La Corona negra.</em> <em>(la Couronne noire).</em> De Luis Salavsky. Avec Maria Félix, Rossano Brazzi, Vittorio Gassman, Pieral.</p>
<p><strong>1952. </strong><em>La môme vert de gris.</em> De Bernard Borderie. Avec Eddie Constantine, Dominique Wilms, Howard Vernon. Français.</p>
<p><strong>1953.</strong> <em>Flight to Tangier. (Vol sur Tanger).</em> De Charles-Marquis Warren. Avec Joan Fontaine, Jack Palance, Corinne Calvet, Robert Douglas. Etats-Unis.</p>
<p><strong>1954.</strong> <em>Quai des blondes.</em> De Paul Cadéac. Avec Michel Auclair, Barbara Laage. France. Dialogues de Michel Audiard.</p>
<p><strong>1955. </strong><em>Pasion en el mar.</em> <em>(Le feu des passions).</em> D’Antonio Ruiz Castillo. Avec Conrad San Martin, Jean Danet. Espagne, France.</p>
<p><strong>1956.</strong> <em>L’Ile des désespérés</em> d’Arturo Ruiz Castillo avec San Martin, Danet, Roberts, Rivas, Sancho. Titre original : &laquo;&nbsp;Pasion en el mar&nbsp;&raquo;.</p>
<p><strong>1957.</strong> <em>Guet-apens à Tanger</em> de Riccardo Freda avec Purdom, Page, Cervi, Pena, Rivelles, Dafauce. Titre original : &laquo;&nbsp;Agguato a Tangeri&nbsp;&raquo;.</p>
<p><strong>1959.</strong> <em>Salam Aleikoum</em>. De Gesa von Czifffra. Allemagne. Avec Alexander, Damar, Platte, Sauli, Sima, Meyerinck.</p>
<p>1961. The inspector. ( L’inspecteur). De Philippe Dune. Avec Dolores Hart, Stephen Boy . Etats-Unis.</p>
<p><strong>1962</strong>. <em>Bandbox Holiday. </em>De Robert Angell. Avec Valérie Kroft, Aziz Aboussaif Filali. Angleterre.</p>
<p><strong>1963.</strong> <em>The ceremony.</em> (La cérémonie). De et avec Laurence Harvey. Angleterre. Autre titre : &laquo;&nbsp;Soixante minutes de sursis&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>1963.</strong> <em>Beta Som. </em>(Défi à Gibraltar). De Charles Frend. Avec James Mason. France.</p>
<p><strong>1964.</strong> G<em>ibraltar. </em>De Pierre Gaspard-Huit avec Knef, Barray, Montes, Grad, Dheran, Tozzi, Gora. Titre international : &laquo;&nbsp;Spy (The)&nbsp;&raquo;. Scénario Jean Stelli.</p>
<p><strong>1966.</strong> <em>Requiem pour un agent secret.</em> De Sergio Sollima.</p>
<p><strong>1968. </strong><em>Duffy, le renard de Tanger.</em> De Robert Parrish. Etats-Unis.</p>
<p><strong>1974.</strong><em> El Chergui ou le silence violent.</em> De Moumen Smihi. Avec Leïla Shenna. Maroc. Une vision nouvelle des us et croyances populaires. Un film sensible.</p>
<p><strong>1975.</strong> <em>Le lion et le vent.</em> De John Milius. Avec Sean Connery. Etats-Unis.</p>
<p><strong>1977. </strong><em>Brèche dans le mur. </em>De Jilali Ferhati. Maroc.</p>
<p><strong>1979.</strong> <em>Hécate.</em> De Daniel Schmid. Avec Jean Bouise. Suisse. Le caractère cosmopolite et orientaliste du Tanger de 1920 est utilisé pour faire vivre les déambulations d’un jeune diplomate.</p>
<p><strong>1982. </strong><em>Caftan d’amour, constellé de passion.</em> De Moumen Smihi. Maroc.</p>
<p><strong>1982.</strong> <em>Poupée de roseau.</em> De Jilali Ferhati. Avec Chaïba Adraoui, Souad Tami. Maroc.</p>
<p><strong>1982.</strong> <em>Le Grand Voyage. </em>De Mohamed Tazi. Avec Ali Hassan, Nourredine Saïl. Maroc. L’odyssée d’un chauffeur de camion partant d’un village du sud pour amener ses dattes à Tanger.</p>
<p><strong>1982.</strong> <em>The Tangier arrangement.</em> De Mickaël Brillant.</p>
<p><strong>1982.</strong> <em>Hécate et ses chiens. </em>De Daniel Schmid. Avec Lauren Hutton, Bernard Giraudeau.</p>
<p><strong>1982.</strong> <em>Projet Atlantide.</em> De Gianni Serra. Avec Daniel Gélin, Marpese Dijan</p>
<p><strong>1986.</strong> <em>Section halte.</em> De Jean Marie Estève. Français.</p>
<p><strong>1987.</strong> <em>Dernier été à Tanger.</em> D’Alexandre Arcady. Avec Thiery Lhermitte, Valéria Colinot, Vincent Lindon, Roger Hanin. L’été 1956 à Tanger. A l’époque où les tangérois rèvent d’Amérique, un détective doit déposer une enveloppe au bar de l’hôtel Minzah pour la gagner&#8230;Un film de second ordre, mais quelques belles images de la ville.</p>
<p><strong>1987.</strong> <em>The living daylights.</em> (Tuer n’est pas jouer). De John Glen. Avec Timothy Dalton. James Bond est aussi passé par Tanger. Angleterre.</p>
<p><strong>1989-1991.</strong> <em>Jolly Joker </em>série TV de Marco Serafini avec Fleming, Hubschmid, Maranow, Renzi.</p>
<p><strong>1990.</strong><em> The sheltering sky (Un thé au Sahara). </em>De Bernardo Bertolucci , d’après l’oeuvre de Paul Bowles. Bertolucci tourne à Ouarzazate mais aussi à Tanger. L’hôtel Minzah, cadre de nombreux films et téléfilms, le Café de Paris, d’autres hôtels de la ville l’inspirent, et attarde sa caméra pour saisir l’ambiance du “Petit Socco”, un quartier de l’intérieur de la médina.</p>
<p><strong>1990.</strong> <em>L’Atlantide.</em> De Bob Swaim. Avec Anna Galiena, Tcheky Karyo. France.</p>
<p><strong>1990.</strong> <em>Chantage II. </em>De Philippe de Broca.</p>
<p><strong>1992.</strong> <em>La nuit sacrée.</em> De Nicolas Klotz. Avec Amina, John Malkovitch, Miguel Bose. France.</p>
<p><strong>1992. </strong><em>L’ Atlantide</em>. De Bob Swaim avec Jean Rochefort, Mahoney, Karyo, Thompson, Galiena.</p>
<p><strong>1993.</strong> <em>Air Albatros.</em> De Freinhild Grabes. Allemagne.</p>
<p><strong>1993.</strong> <em>Avenir Tanger.</em> De Moumen Smihi. Court métrage.</p>
<p><strong>1998. </strong><em>Fantômes de Tanger.</em> D’Edgardo Cozarinsky. Avec Laurent Grévill, Paul Bowles, Mohamed Choukri. France.</p>
<p><strong>1998.</strong> <em>Keïd N’ssa. (Ruse de femmes).</em> De Farida Belyazid. Maroc.</p>
<p><strong>1998.</strong> <em>Légionnaire</em>. De Peter Mac Donald avec Van Damme, Akinnuoye-Agbaje, Berkoff, Farrell, Carter.</p>
<p><strong>2001.</strong> <em>Loin. </em>D’André Téchiné. Avec Stéphane Rideau, Lubna Azabal, Mohamed Haïmidi, Yasmina Reza, Gaël Morel. Français. (Voir ci-dessous).</p>
<p><strong>2</strong><strong>002. </strong><em>Une minute de soleil en moins. </em>De Nabil Ayouch. Avec Norraddin Orahnou, Lubna Azabal, Hicham Moussoune. Français. Le prototype du navet qui ne prend Tanger que pour un prétexte, accumulant invraisemblances et erreurs diverses (les plaques d’immatriculation ne sont même pas celles de la ville !).</p>
<p><strong>2002.</strong> <em>Café de la plage.</em> De Benoît Graffin. Avec Ouasini Embarek, Jacques Nolot. France.</p>
<p><strong>2002.</strong> <em>Au-delà de Gibraltar.</em> De Taylan Barman et Mourad Boussif.</p>
<p><strong>2003.</strong> <em>Un film parlant</em>. De Manoel de Oliveira avec Deneuve, Malkovitch, Silveira, Sandrelli, Papas.</p>
<p><strong>2004. </strong><em>Les temps qui changent.</em> D’André Téchiné. Avec Catherine Deneuve, Gérard Depardieu, Gilbert Melki. France. (Voir ci-dessous).</p>
<p><strong>2005.</strong> <em>Juanita de Tanger. </em>De Farida Belyazid. Avec Mariola Fuentes, Salima Ben Moumen, Lou Doillon, Chete Lera, Nabila Baraka (Maroco-espagnol).</p>
<p><strong>2005.</strong> <em>Tenja</em>. De Assan Legzouli.</p>
<p><strong>2007.</strong> <em>La vengeance dans la peau</em>. De Doug Liman. Avec Matt Damon(voir article sur ce même blog)</p>
<p><strong>2009. </strong><em>Aller-retour. </em>De Mohammed. Hamra avec Lino Capolicchio. Deux personnages, un jeune tangérois et un vieux romain, vivent en parallèle la même journée avec pour destination finale la Belgique et Liège. Hâte de l’arrivée et tensions culturelles.</p>
<p><strong>2009.</strong> <em>Le Grand voyage d’Ibn Battuta</em> &#8211; de Tanger à la Mecque. De Bruce Neibaur. Avec Chems Eddine Zinoun, Hassam Ghancy. Bien que peu connu en France, Ibn Battuta est un des explorateurs majeurs de l’Histoire. Célèbre aventurier marocain du 14ème siècle, il entreprend, en 1325, une expédition épique. Film financé par les pétro-dollars, seulement passé en France à la Géode.</p>
<p><strong>2010.</strong> <em>Inception</em>. De Christopher Nolan avec Leonardo DiCaprio, Joseph Gordon-Levitt, Ellen Page, Tom Hardy, Ken Watanabe, Dileep Rao, Cillian Murphy.Les séquences tournées dans la médina et sur le grand Socco sont celle situées juste après la fuite du café par Léonardo de caprio. En outre, certaines séquences, explosions de voitures et des combats virulents, ont exigé le changement de décors d’une dizaine d’habitations situées dans les quartiers Samarine et Sabaghine dans le but de créer une atmosphère et un environnement qui cadrent parfaitement avec l’une des villes en Afrique sub-saharienne où se déroulent les événements fictifs du film.</p>
<p><strong>2011.</strong> <em>Agent</em>. De Vinod Sriram Raghavan avec Saif Ali Khan et Kareena Kapoor. Un thriller dont les péripéties sont censées se dérouler en Inde et dans la région d’Asie, apprend-on auprès du producteur marocain. Bollywood sur medina, Tanger sait tout faire !</p>
<p><strong>2011. </strong><em>Fissures.</em> De Hicham Ayouch avec Abdesselem Bounouacha, Noureddine Denoul, Marcela Moura.</p>
<p><strong>2012.</strong> <em>Sur la planche</em>. De Leïla Kilani avec Soufia Issam, Mouna Bahmad, Nouzha Akel, Sara Betioui . C’est l’histoire d’une « fraternité » en danger, l’histoire d’un quatuor : celle de quatre filles en course, faite d’amour, de choix, de destins fracassés. Elles sont les personnages d’un film noir sous les auspices conflictuels du rêve du mondialisme.</p>
<p><strong>2015.</strong> 007 <em>Spectre. Un message cryptique surgi du passé entraîne James Bond dans une mission très personnelle à Mexico puis à Rome, où il rencontre Lucia Sciarra, la très belle veuve d’un célèbre criminel. Bond réussit à infiltrer une réunion secrète révélant une redoutable organisation baptisée Spectre.<br />
Pendant ce temps, à Londres, Max Denbigh, le nouveau directeur du Centre pour la Sécurité Nationale, remet en cause les actions de Bond et l’existence même du MI6, dirigé par M. Bond persuade Moneypenny et Q de l’aider secrètement à localiser Madeleine Swann, la fille de son vieil ennemi, Mr White, qui pourrait détenir le moyen de détruire Spectre. Fille de tueur, Madeleine comprend Bond mieux que personne… En s’approchant du cœur de Spectre, Bond va découvrir qu’il existe peut-être un terrible lien entre lui et le mystérieux ennemi qu’il traque… Quelques scènes tournées dans la Médina de Tanger.</em></p>
<p><strong>LE MEILLEUR DE TANGER AU CINEMA</strong></p>
<p>La première des contributions passionnantes de ces dernières années à l’exploration de la nature de la ville de Tanger est sans conteste celle d’André Téchiné, qui en nous livrant à trois années d&rsquo;intervalle <em>&laquo;&nbsp;Loin&nbsp;&raquo;</em> et  <em>&laquo;&nbsp;Les temps qui changent&nbsp;&raquo;</em>,  réalise un diptyque où la ville est centre même du projet cinématographique.</p>
<p><strong><em>“Loin”</em>,</strong> premier sorti, au delà de son extraordinaire lucidité documentaire, au delà de la justesse de la caméra de Téchiné, est un film sur le mouvement. “Tanger est un espace où règne une circulation infinie”, déclarait-il dans une interview à Cinélibre. Circulation des langues, Marocains, Berbère, Espagnol, Français&#8230;, mais aussi circulation des hommes et des femmes. Dans cette ville qui est à la fois pour lui “l’Orient de l’Occident et l’Occident de l’Orient” (Télérama n°2694), les destins se nouent et se dénouent. Comme toutes les villes qui sont la porte obligée entre deux mondes, Tanger est irriguée de tous ces destins pour lesquels elle est un passage obligé. Et quand arrive un goulot d’étranglement, quand le Sud n’a plus accès au nord, les corps des clandestins s’insinuent, rampent et se cachent pour perpétuer le mouvement. <em>“Plus Téchiné filme Tanger et se laisse happer par elle, et plus la nature du film dans sa texture diversifiée, renvoie à des ondes qui vibrent avec celles des personnages, ressemble à un gigantesque espace de transit qui regroupe une communauté provisoire de nomades, d’origines et de cultures différentes (Juifs, arabes Français, Américains, Noirs) qui circule à l’échelle des principaux personnages et se propage à toute la réalité embrasée du film”</em> (Charles Tesson, Les Cahiers du Cinéma n°560). Dans “Loin”, le Tanger de Téchiné n’est qu’évolution(s).</p>
<p><strong>Dans <em>“Les temps qui changent”</em></strong>, si Tanger reste la trame du film, la nature du regard du cinéaste change. Si la caméra n’a rien perdu de sa lucidité, l’objet du film est à trouver du côté le plus immobile des cités et des êtres humains: leur identité, fruit de leur histoire et de leur culture, trame de la séduction qu’ils exercent.</p>
<p>Antoine (Le chef de travaux incarné par Gérard Depardieu) est envouté par Cécile (Catherine Deneuve, animatrice d’une émission de radio). Il est sous le charme depuis toujours, sans que trente ans de séparation n’y aient rien changé, au point d’être, comme le dit une des répliques du films “amoureux comme seules les femmes peuvent l’être&nbsp;&raquo;. Mais il n’est pas envouté par la ville. Il ne la rencontre que pour retrouver Cécile, travaille dans la zone franche qui n’est qu’une enclave fermée du monde occidental, et dont Téchiné montre qu’elle n’est qu’un pale avatar du cosmopolitisme ancien de Tanger.</p>
<p>Cécile, elle, est sous le charme de la ville. Elle ne veut la quitter. Elle prétexte son travail, mais on sent que son enracinement est plus profond. Son choix a été de s’installer là, et elle est de celles qui entendent maîtriser leur destin. Elle n’est plus éprise d’Antoine, qu’elle a presque réussi à oublier, temps et famille aidant.</p>
<p>Tout le suspense du scénario tient en cette question: Antoine réussira-t-il à la faire revenir sous son emprise, mais le vrai enjeu du film se situe dans la quête de la personnalité de la ville et de ceux qui l’habite. Dans cette ville de mouvement, Téchiné nous montre l’immobile, où presque. Cécile est prise dans les embouteillages, la sorcellerie est une pratique immuable, les clandestins sont figés dans leur attente ou immobilisés par les forces de l’ordre, rien ne semble devoir bouger jusqu’au dénouement final.</p>
<p>Les personnages secondaires marquent encore plus clairement la crise identitaire de la ville. Sammy décrit par son amant tangérois comme”mi-français mi-marocain, mi-homme mi femme”. Sa compagne Nadia, avec qui il vit a Paris, a abandonné sa culture d’origine. Sa soeur jumelle, Aïcha, est restée à Tanger, mais ne veut pas la rencontrer. Pour elles les soeurs jumelles doivent se séparer si elles veulent s’émanciper. La métaphore est évidente. La jemellité des cultures née de la colonisation, puis du protectorat, est un lien profond mais, comme le dit le titre du film “Les temps changent”&#8230;</p>
<p>Et Tanger la protéiforme, Tanger l’éternelle, Tanger l’internationale, si elle attire les films d’auteurs, n’en continue pas moins de rester fidèle à la démesure du monde en accueillant aussi des superproductions attirées par Tanger la mythique, où tout se compose et se recompose à volonté, semble-t-il. Derniers exemples marquants en date, &laquo;&nbsp;La vengeance dans la peau&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Inception&nbsp;&raquo; ont choisi la médina et ses ruelles, la place du Grand Socco pour y installer leurs poursuites. Les mythes ont la vie dure, heureusement pour nous et pour l’image sur écran&#8230;</p>
<p><em>TGW et vogazette.fr</em></p>
<p><em><br />
</em></p>
<h2><strong>Les affiches de films en liaison avec Tanger</strong></h2>
<p><em><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/10/affiches-film-tanger1.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-3917" title="affiches-film-tanger1" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/10/affiches-film-tanger1.png" alt="" /></a><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/10/techine-tanger.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-3929" title="techine-tanger" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/10/techine-tanger.png" alt="" /></a><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/10/affiche-cine-tanger3.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-3931" title="affiche-cine-tanger3" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/10/affiche-cine-tanger3.png" alt="" /></a><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/10/cine-tanger4.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-3934" title="cine-tanger4" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/10/cine-tanger4.png" alt="" /></a></em></p>
<p><em><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/10/affiche-cinochetanger5.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-3948" title="affiche-cinochetanger5" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/10/affiche-cinochetanger5.png" alt="" /></a><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/10/affichescinoche-tanger6.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-3949" title="affichescinoche-tanger6" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/10/affichescinoche-tanger6.png" alt="" /></a><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/10/affichescinoche-tanger7.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-3950" title="affichescinoche-tanger7" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/10/affichescinoche-tanger7.png" alt="" /></a><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/10/affichescinoche-tanger8.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-3951" title="affichescinoche-tanger8" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/10/affichescinoche-tanger8.png" alt="" /></a><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/10/affiches-cinoche-tanger9.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-3953" title="affiches-cinoche-tanger9" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/10/affiches-cinoche-tanger9.png" alt="" /></a><br />
</em></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 7605px; left: 99px;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>
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		<title>Le roi &quot;Juba II&quot; à Tanger</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Dec 2014 14:35:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecrivain]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Insolites]]></category>
		<category><![CDATA[Juba II]]></category>
		<category><![CDATA[Zakya Daoud]]></category>

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		<description><![CDATA[Zakya Daoud, journaliste spécialiste de l&#8217;histoire du Maroc, viendra conter le superbe parcours de JUBA II, roi, savant et mécène à la librairie les insolites le vendredi 5 décembre 2014 à partir de 19h00. Une grande page d&#8217;histoire à ne pas manquer&#8230; Voilà le destin d&#8217;un grand roi berbère dans le Maghreb pré-islamique. JUBA II, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Zakya Daoud, journaliste spécialiste de l&rsquo;histoire du Maroc, viendra conter le superbe parcours de JUBA II, roi, savant et mécène à la librairie les insolites le vendredi 5 décembre 2014 à partir de 19h00. Une grande page d&rsquo;histoire à ne pas manquer&#8230;</strong></p>
<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2014/12/juba2-couv.png"><img class="alignleft size-full wp-image-9836" title="juba2-couv" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2014/12/juba2-couv.png" alt="" /></a>Voilà le destin d&rsquo;un grand roi berbère dans le Maghreb pré-islamique. JUBA II, dernier roi de Maurétanie, est à lui seul un véritable phénomène.</p>
<p>Curieux et inventif, c&rsquo;est grâce à lui que Lixus (actuelle Larache) vit la création d&rsquo;une industrie de salaison, que la canne à sucre, l&rsquo;huile d&rsquo;olive et l&rsquo;hévéa furent développés.</p>
<p>Par son intelligence, il réussit à tenir son pays à l&rsquo;abri des convoitises romaines et des intrigues. A sa mort, le Maroc tombera sous la férule romaine.</p>
<p><strong>Juba II, le sens de la démocratie et l&rsquo;attention au peuple.<br />
</strong></p>
<p>C&rsquo;est après la défaite de Juba I que César fait une entrée triomphale à Zama. Dans l&rsquo;habitation de l&rsquo;Aguellid (roi berbère) défunt, &lsquo;il décide du partage de l&rsquo;Afrique et du sort de la famille royale. Agé d&rsquo;à peine cinq ans, Juba II est envoyé en otage à Rome où il figure, par la suite, au triomphe de César derrière Vercingétorix de Gaule et Arsinoé, sœur de Cléopâtre d&rsquo;Égypte.</p>
<p>Nous ignorons ce qu&rsquo;il advient des autres membres de la famille de Juba, toujours est-il, que Juba II est élevé dans une captivité par Calpurnia, très proche de César&#8230; Octave lui accorde le droit de cité romaine et Juba prend alors les noms et prénoms de son protecteur: Gaius Iulius et les transmettra plus tard à ses affranchis, mais il s&rsquo;abstiendra de le porter après avoir reçu le titre de roi.</p>
<p>Il participe probablement à la campagne d&rsquo;Orient de 31 à 29 contre Cléopâtre et Marc Antoine, et sûrement à celle d&rsquo;Espagne de 26 à 25 où Octave apprécie sa fidélité et son adresse. C&rsquo;est au retour de cette campagne qu&rsquo;il reçoit en récompense une partie des États de Bocchus et Bogud en plus de ce qu&rsquo;il restait du royaume de son père.</p>
<p>À la sixième année de son règne, en 19 av. J.-C., il épouse Cléopâtre Séléné (la gréco-égyptienne), fille de Cléopâtre reine d&rsquo;Égypte et de Marc Antoine, qui avait été élevée avec son frère jumeau Alexandre Hélios par la sœur d&rsquo;Octave. C&rsquo;est Octavie, épouse répudiée de Marc Antoine, qui avait élevé Juba II. Cléopâtre Séléné couronnée à son tour en raison de son ascendance maternelle est officiellement associée au pouvoir sans qu&rsquo;il y ait toutefois partage territorial d&rsquo;autorité. Ce territoire, malgré certaines amputations au profit des colonies romaines, s&rsquo;étend donc de l&rsquo;Atlantique à l&rsquo;ouest, à l&rsquo;embouchure de l&rsquo;Ampsaga (Oued el kebir) à l&rsquo;est et comprend les régions de Sétif au sud ainsi qu&rsquo;une partie des territoires des Gétules du sud-est algérien et tunisien.</p>
<p>Le rétablissement de ce vaste royaume, supérieur en superficie à celui de Massinissa dans ses grands jours, ne constitue pas pour autant un recul dans la politique coloniale romaine. Il marque seulement une pause. Auguste abandonne moins à Juba la propriété que l&rsquo;usufruit de son royaume, disposant des territoires, les divisant, les morcelant à sa guise, sans que le roi numide ne manifeste la moindre résistance, tellement son esprit, par l&rsquo;éducation qui lui avait été dispensée, était obnubilé par l&rsquo;obéissance à Rome.</p>
<p>Mais son fond berbère ne disparut pas, et Juba II s&rsquo;intéresse tout de même à ses origines et à l&rsquo;étude du libyque et du punique, langues de culture de ses ancêtres. En renonçant à l&rsquo;annexion de la Maurétanie, l&rsquo;empereur sait ce qu&rsquo;il fait : avec Juba II à la tête de ces vastes territoires où se sont enracinés de nombreuses colonies romaines indépendantes du roi, il peut, sans crainte, confier l&rsquo;administration des indigènes à un chef « indigène » qui, plus habilement que des fonctionnaires romains, saurait maintenir la paix. L&rsquo;Afrique continue donc à pourvoir Rome de ses produits divers en général et agricoles en particulier.</p>
<p>Les Grecs lui érigèrent une statue auprès de la bibliothèque du gymnase de Ptolémée à Pausanias. Son règne est marqué par son sens de la démocratie et l&rsquo;attention qu&rsquo;il eut pour son peuple.</p>
<p>Son fils et successeur Ptolémée de Maurétanie poursuit en partie la politique de son père, mais n&rsquo;héritera pas des vertus de celui-ci.</p>
<h3>A propos de Zakya Daoud</h3>
<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2014/12/zakya-Daoud.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-9843" title="zakya-Daoud" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2014/12/zakya-Daoud.jpg" alt="" width="200" height="139" /></a>Zakya Daoud, de son vrai nom Jacqueline Loghlam, née David, est une journaliste et écrivaine franco-marocaine1, née en France en 1937 à Bernay en Normandie. Elle a obtenu la nationalité marocaine en 1959.</p>
<p>Zakya Daoud débute sa carrière journalistique en 1958 à la radio marocaine puis correspondante au Maroc de l’hebdomadaire &laquo;&nbsp;Jeune Afrique&nbsp;&raquo;. À la demande de l’hebdomadaire africain, Jacqueline Loghlam signait ses articles sous le pseudonyme de Zakya Daoud, un nom d’emprunt qui devient plus tard son nom d’usage.</p>
<p>En 1966, elle devient rédactrice en chef de Lamalif, une revue marocaine d’études et de réflexions, jusqu’à l’interdiction du titre en 1988 par les autorités marocaines. De 1989 à 2001, Zakya Daoud contribue à plusieurs publications françaises notamment Maghreb-Machrek, Arabies et Le Monde diplomatique.</p>
<p><strong>Espace les insolites</strong><br />
28, rue Khalid Ibn Oualid – Tanger<br />
Tel: 05 39 37 13 67</p>
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		<title>Tétouan ville porte&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 16:15:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[médina]]></category>
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		<description><![CDATA[Tétouan, porte du Rif, est le détroit terrestre entre deux vallées. Construite dans une cluse, elle fait verrou. Véritable Fourches Caudines Berbères, elle est le passage obligé entre la Méditerranée et les montagnes, entre la mer et Fès, la cité des sultans. Tétouan est une citée aux milles portes. Portes de la médina, hautes arches [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Tétouan, porte du Rif, est le détroit terrestre entre deux vallées. Construite dans une cluse, elle fait verrou. Véritable Fourches Caudines Berbères, elle est le passage obligé entre la Méditerranée et les montagnes, entre la mer et Fès, la cité des sultans.</p>
<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/06/portes-tetouan.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-6301" title="portes-tetouan" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/06/portes-tetouan.png" alt="" /></a></p>
<p>Tétouan est une citée aux milles portes. Portes de la médina, hautes arches des murailles, arcades-passages entre deux ruelles, voûtes-couloirs obscures…. Mais à travers ces portes, c’est surtout le vent d’Espagne que l’on sent souffler.</p>
<p>Ici, l’hispanité prend le pas sur la francophonie. Celle-ci est arrivée en différentes strates. Tout d’abord, les Maures d’Andalousie se sont installés dans cette cité au XIVème siècle. Leur soif de vengeance y trouva leur place car Tétouan était le poste avancé des attaques contre les Espagnols, puis les Portugais de Ceuta.</p>
<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/06/tetouan-portes2.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-6303" title="tetouan-portes2" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/06/tetouan-portes2.png" alt="" /></a></p>
<p>Au XVIIème siècle les Morisques, à leurs tours chassés par Philippe III d’Espagne s’y installèrent. Les plaques touristiques égrenées dans la médina font mémoire du développement urbanistique Andalous de cette époque.</p>
<p>Un signe: ces plaques sont écrites en Arabe, Espagnol et Anglais…Tétouan ne faisait pas parti du protectorat Français mais Espagnol.</p>
<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/06/plaque21.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-6310" title="plaque2" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/06/plaque21.png" alt="" /></a></p>
<p>Tétouan, capitale administrative du protectorat Espagnol à partir de 1913, voit se déverser hors des portes de la médina l’architecture Ibérique flamboyante. De hauts immeubles aux moulures bigarrées surplombent les vieux remparts. Une église trône sur une place L’on y retrouve l’ambiance de Larache.</p>
<p>Le nord du Maroc est une porte des cultures, des civilisations. Marqué par les pluralités culturelles qui se sont côtoyées, Tétouan est à l’image de ce restaurant de la médina à l’architecture Arabe mais à la décoration Andalouse et tenu par une Espagnole servant des Tagines et Couscous !</p>
<p>Mais surtout et avant tout, la médina de Tétouan est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO !<br />
Cela mérite un petit détour sans doutes ?</p>
<p><em>Valérie Beltrame</em></p>
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		<title>La Maurétanie Tingitane au musée archéologique de Tétouan</title>
		<link>https://www.tanger-experience.com/culture/la-mauretanie-tingitane-au-musee-archeologique-de-tetouan/</link>
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		<pubDate>Tue, 07 May 2013 18:19:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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		<description><![CDATA[Bâti sur les flancs des murailles de Tétouan, le petit musée archéologique abrite des objets découverts lors des fouilles des sites Romains, Phéniciens et Portugais du Nord Maroc. Après la visite du site archéologique de Lixus, aux portes de Larache, lieu légendaire du jardin des Hespérides, nous avions très envie de voir les objets découverts [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Bâti sur les flancs des murailles de Tétouan, le petit musée archéologique abrite des objets découverts lors des fouilles des sites Romains, Phéniciens et Portugais du Nord Maroc.</strong></p>
<figure id="attachment_5880" style="width: 600px;" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/05/Jardin-tetouan.jpg"><img class="size-full wp-image-5880" title="Jardin-tetouan" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/05/Jardin-tetouan.jpg" alt="" width="600" height="285" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Jardin Andalou du musée archéologique de Tétouan</figcaption></figure>
<p>Après la visite du site archéologique de Lixus, aux portes de Larache, lieu légendaire du jardin des Hespérides, nous avions très envie de voir les objets découverts au sein de ses ruines. Une partie a été remisée dans le musée archéologique de Tétouan pèle mêle avec d’autres découvertes issues des sites de Tanger, Tamuda, Martil, Qsar Es Sghir, M’zora…</p>
<p>Ce petit lieu, composé de trois salles et d’un jardin Andalou planté de stèles où sillonnent des tortues, est parfait pour ménager la patience éphémère des enfants. Ils navigueront entre les mosaïques géantes de Lixus, les stèles funéraires Portugaises, Juives et Arabes et, cerise sur le gâteau, un authentique crane percé d’une pointe de flèche en bronze !</p>
<figure id="attachment_5877" style="width: 600px;" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/05/steles-tetouan-3.png"><img class="size-full wp-image-5877" title="steles-tetouan-3" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/05/steles-tetouan-3.png" alt="" width="600" height="298" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Stèle juive, stèle chrétienne, stèle musulmane</figcaption></figure>
<p style="text-align: center;">
<figure id="attachment_5889" style="width: 200px;" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/05/Mosaïque3-tetouan.jpg"><img class="size-full wp-image-5889" title="Mosaïque3-tetouan" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/05/Mosaïque3-tetouan.jpg" alt="" width="200" height="301" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Mosaïque de Lixus du musée archéologique de Tétouan</figcaption></figure>
<p>L’éclectisme artistique des objets exposés révèle la vocation internationale millénaire du Nord Maroc. Les Phéniciens ont installé des comptoirs sur les côtes, les Romains fondèrent la province de Maurétanie Tingitane, les Portugais étaient installés à Qsar Es Sghir au Moyen-âge. Lorsque les Romains quittèrent le Nord Maroc, ils ne gardèrent qu’un seul comptoir: Ceuta ! Ce piton rocheux stratégique a donc toujours eu un destin détaché du reste de la région.</p>
<p>Nous avons effectué un agréable petit voyage dans le temps et nous avons mieux compris la construction du Nord Maroc et de son héritage antique méconnu.</p>
<p>Les heures et jours d’ouvertures sont difficilement fiables. Les prospectus annoncent: ouvert du lundi au vendredi de 10h à 18h. Quant au gardien, il annonce une ouverture du mardi au samedi de 10h à 18h avec une pause à l’heure de la prière du vendredi (heure de prière fixe GMT et donc fluctue avec les changements d’heure nationaux).</p>
<p>Tarif : 10dh adultes, 3dh enfants.</p>
<p>Adresse:<br />
2, rue Ben H’saïn, Tétouan (près de la place El Mechouar).<br />
Tèl : 05.39.96.73.03.</p>
<p><em>Valérie Beltrame</em></p>
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		<title>Un siècle d&#039;histoire des Maghrébins en France</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Dec 2010 23:28:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[affiches]]></category>
		<category><![CDATA[Espace Beckett]]></category>
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		<category><![CDATA[histoire]]></category>
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		<category><![CDATA[Regnault]]></category>

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		<description><![CDATA[A l&#8217;Espace Beckett, l&#8217;Institut Français propose en affiches : Un siècle d&#8217;histoire des Maghrébins en France. Très intéressante exposition d&#8217;affiches pour se souvenir d&#8217;une histoire commune entre nos deux pays avec ses douleurs et ses joies au cours du dernier siècle. Se souvenir des uns et des autres grâce à ces témoignages d&#8217;artistes qui ont [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<figure id="attachment_1232" style="width: 600px;" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2010/12/inaug-affiches-francomarocaines.jpg"><img class="size-full wp-image-1232" title="inaug-affiches-francomarocaines" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2010/12/inaug-affiches-francomarocaines.jpg" alt="" width="600" height="414" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Inauguration de l&#39;exposition par Marie-Christine Vandoorne, Directrice de l&#39;Institut de France</figcaption></figure>
<p>A l&rsquo;Espace Beckett, l&rsquo;Institut Français propose en affiches :</p>
<p><strong>Un siècle d&rsquo;histoire des Maghrébins en France.</strong></p>
<p>Très intéressante exposition d&rsquo;affiches pour se souvenir d&rsquo;une histoire commune entre nos deux pays avec ses douleurs et ses joies au cours du dernier siècle. Se souvenir des uns et des autres grâce à ces témoignages d&rsquo;artistes qui ont interpellé le passant autrefois.</p>
<p>Mémoires vives d&rsquo;un imaginaire collectif  avec ses représentations stéréotypées, mémoires des combats et luttes contre le racisme, de la  lutte pour la dignité &#8230; Mémoires aussi des expressions diverses par le chant, le cinéma ou les écrits militants.</p>
<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2010/12/affiches-francomarocaines1.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-1233" title="affiches-francomarocaines1" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2010/12/affiches-francomarocaines1.png" alt="" width="600" height="379" /></a></p>
<p>Beaucoup d&rsquo;élèves du Lycée Regnault étaient présents à ce vernissage et Marie-Christine Vandoorne, Directrice de l&rsquo;Institut de France, n&rsquo;a pas manqué de souligner dans son allocution, l&rsquo;importance de la coopération entre les deux établissements, remerciant Madame le Proviseur du Lycée Regnault Annick Depardieu de  l&rsquo;ouverture de 18 salles pour les cours  linguistiques de l&rsquo;Institut et de leur cohabitation fructueuse et permanente afin de mettre à la disposition des Tangérois cet espace Beckett,et d&rsquo;y réaliser de nombreux projets culturels.</p>
<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2010/12/affiches-francomarocaines2.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-1234" title="affiches francomarocaines2" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2010/12/affiches-francomarocaines2.png" alt="" width="600" height="469" /></a></p>
<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2010/12/affiches-francomarocaines3.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-1235" title="affiches-francomarocaines3" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2010/12/affiches-francomarocaines3.png" alt="" width="600" height="434" /></a></p>
<p>Le premier étage dans lequel se situe l&rsquo;exposition, vient d&rsquo;être refait et peut désormais accueillir plus d&rsquo;activités avec un escalier mobile face au plancher d&rsquo;exercices permettant de participer aux répétitions.</p>
<p>(Marie-Christine Vandoorne a rappelé que dans cette salle se sont exercés pendant 4 mois des acrobates franco-tangérois qui connaissent aujourd&rsquo;hui un succès mondial ).</p>
<p>&laquo;&nbsp;Que les nouveaux rapports entre nos deux pays soient définitivement plus humanistes &nbsp;&raquo; conclut-elle, vivement applaudie.</p>
<p><em>Aïch Bengio</em></p>
<p>Livre à lire : &laquo;&nbsp;La mémoire et l&rsquo;oubli &nbsp;&raquo; de Paul Ricoeur</p>
<p>A voir : la prochaine pièce de Théâtre, le 14 Décembre, salle Beckett : « Splendid&rsquo;s » de Jean Genet mise en scène par Cristèle Alves Meira</p>
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		<title>La saga juive de Tanger par Abraham Bengio</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Sep 2010 16:02:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecrivain]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
		<category><![CDATA[civilisation]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[espagne]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[juif]]></category>

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		<description><![CDATA[Extraits d&#8217;articles d&#8217;Abraham Bengio parus dans  la revue &#171;&#160;Horizons Maghrébins&#160;&#187; : &#160;&#187; Roi ne puis, Prince ne daigne, Tangérois je suis &#8211; Pavane pour une communauté juive défunte &#171;&#160; Pour moi, j&#8217;ai quitté Tanger en 1964, à l&#8217;âge de 14 ans : si mon enfance et jusqu&#8217;à mes premières amours furent tangéroises, je ne comprenais [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Extraits d&rsquo;articles d&rsquo;Abraham Bengio parus dans  la revue &laquo;&nbsp;Horizons Maghrébins&nbsp;&raquo; :</strong></p>
<p><span style="color: #000080;"><em>&nbsp;&raquo; Roi ne puis, Prince ne daigne, Tangérois je suis &#8211; Pavane pour une communauté juive défunte &laquo;&nbsp;</em></span></p>
<figure id="attachment_1352" style="width: 123px;" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2010/09/Abraham-Bengio.png"><img class="size-full wp-image-1352" title="Abraham Bengio" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2010/09/Abraham-Bengio.png" alt="" width="123" height="135" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Quel beau sourire, quelle belle barbe...</figcaption></figure>
<p>Pour moi, j&rsquo;ai quitté Tanger en 1964, à l&rsquo;âge de 14 ans : si mon enfance et jusqu&rsquo;à mes premières amours furent tangéroises, je ne comprenais pas grand chose en revanche au Tanger des adultes, à ce monde diurne des affaires (mais je me souviens des cambistes, ces personnages mystérieux que je voyais officier dans leurs drôles de petits kiosques) ou à celui plus nocturne des plaisirs. L&rsquo;image que je garde de la ville n&rsquo;est donc guère polluée par le souvenir, plus ou moins légendaire, d&rsquo;un Tanger plaque tournante de trafics étranges ou de voluptés inouïes.</p>
<p><strong>Mais les sensations de l&rsquo;enfance restent si vives encore qu&rsquo;elles provoquent parfois des douleurs comparables à celles qu&rsquo;éprouvent, dit-on, les amputés. U</strong>n peu partout dans le monde, on me montre des plages, et je m&rsquo;étonne le plus souvent que des personnes apparemment saines d&rsquo;esprit puissent désigner ainsi une étendue de galets ou de sable grossier, baignée par des eaux nauséabondes où l&rsquo;on perd pied au bout de quelques mètres.</p>
<p>De même, une campagne sans eucalyptus ni mimosas, ni troupeaux de chèvres dans le soir qui tombe, m&rsquo;ennuie comme le plus fade des potagers.</p>
<p>Mais surtout, me font pitié les efforts qu&rsquo;il faut déployer, chez nous en France, afin de promouvoir le respect et la reconnaissance mutuelle entre des communautés d&rsquo;origine différentes &#8211; ce que nous baptisons pompeusement &laquo;&nbsp;interculturalité&nbsp;&raquo; : c&rsquo;est que je me souviens de ces journées d&rsquo;été où, après un bain de mer, nous pouvions choisir de déguster une pâtisserie française chez Porte ou juive chez Pilo ou Anidjar ou de croquer des churros madrileños trempés dans du chocolat si épais que la cuiller tenait debout sans s&rsquo;incliner ou encore d&rsquo;aller trouver le marchand ambulant venu d&rsquo;Andalousie avec ses barquillos croustillants (ce sont les &laquo;&nbsp;oublies&nbsp;&raquo; chères à Jean-Jacques Rousseau), avant de nous attabler chez Elias pour<strong> commander des keftas et des pinchitos morunos</strong> et de finir la soirée à la Nueva Ibense, le café valencien célèbre pour son horchata et son granizado de limon.</p>
<p>Tous ces délices étaient l&rsquo;occasion d&rsquo;entendre parler chacun dans sa langue ou avec son accent spécifique, et de passer, dans le même après-midi de Mozart au cante jondo et à la musique orientale. Plus gravement, c&rsquo;est que je me souviens aussi comment, chaque vendredi soir et chaque jour de fête, mon père me prenait par la main ; nous quittions le Tanger moderne du boulevard Pasteur, des immeubles &laquo;&nbsp;à l&rsquo;européenne&nbsp;&raquo; et des beaux magasins pour remonter l&rsquo;histoire vers le Tanger traditionnel ; nous traversions des quartiers aux fortes senteurs de crottin, d&rsquo;épices et de menthe fraîche, nous passions devant une mosquée, nous longions le vieux cimetière juif dont l&rsquo;odeur rassurante, gravée dans ma mémoire, suffit encore aujourd&rsquo;hui à apprivoiser en moi l&rsquo;idée de la mort, et nous parvenions enfin dans la « calle de las esnogas », la vieille rue des synagogues pour participer à l&rsquo;office religieux.</p>
<p>Assez les enfants, assez sacrifié à la nostalgie. Je voudrais plutôt essayer à présent, comme un historien se penche sur une civilisation disparue, de vous dire ce qu&rsquo;étaient ces juifs de Tanger, du temps heureux où la préposition &laquo;&nbsp;de&nbsp;&raquo; ne désignait pas une origine mais une appartenance.</p>
<p>Il y a deux ans, l&rsquo;Espagne commémorait avec un éclat paradoxal le cinquième centenaire de l&rsquo;expulsion des juifs par les Rois Catholiques. Pour atténuer le paradoxe, la jeune démocratie espagnole avait résolu de placer les cérémonies sous le signe des retrouvailles. Des expositions, des ouvrages savants ou de vulgarisation, des films documentaires firent ainsi découvrir au grand public le destin singulier de ces juifs sépharades restés fidèles, au long des siècles, à la langue et aux coutumes de leur ingrate patrie.</p>
<p>Or, Tanger fut à la fois la première et la dernière de ces cités sépharades aujourd&rsquo;hui légendaires. La dernière, car le départ des juifs tangérois est postérieur de plus de vingt ans à la Shoah, au cours de laquelle, comme leurs soeurs ashkénazes, les communautés juives hispanophones d&rsquo;Europe centrale furent exterminées par les nazis: à la fin de la deuxième guerre mondiale, Salonique, la Jérusalem des Balkans, dont la majorité de la population était naguère constituée de juifs sépharades, fut littéralement rayée de la carte du monde juif. Et pendant vingt ans, Tanger fut (avec son &laquo;&nbsp;arrière-pays&nbsp;&raquo; : Tétouan, Asilah, Larache, etc.) la seule communauté au monde où des juifs autochtones, en nombre significatif, s&rsquo;exprimaient naturellement en judéo-espagnol, c&rsquo;est-à-dire dans ce castillan du XVème siècle que les exilés d&rsquo;Espagne avaient emporté avec eux; un castillan très ancien, mêlé d&rsquo;hébreu, et dont notre variante locale, avec ses emprunts à l&rsquo;arabe, s&rsquo;appelle jaketia : c&rsquo;est la langue dont je me sers encore lorsque je vous dis des mots doux : mi rey, mi vida mi jial pintado, mi diamante fino, luz de mis ojos me vaya yo kaparà por ti, escapado de mal me seas, escapado de l&rsquo;aïnarà&#8230;</p>
<p>Dernière cité sépharade, Tanger fut aussi la première, et même avant la lettre. Carlos de Nesry, dans son ouvrage sur Le juif de Tanger et le Maroc, en fait l&rsquo;observation. Permettez-moi de le citer car je ne saurais mieux dire. Parlant de l&rsquo;apport espagnol si décisif dans l&rsquo;histoire de cette communauté, il note qu&rsquo; &laquo;&nbsp;il a précédé l&rsquo;exode juif sous les Rois Catholiques. Dès le haut moyen âge des contacts s&rsquo;établissaient avec la Péninsule. C&rsquo;est l&rsquo;époque qu&rsquo;on peut appeler pré sépharade. L&rsquo;Age d&rsquo;or du judaïsme espagnol eut des reflets tangérois. On peut même avancer que la renaissance sépharade s&rsquo;est développée sur les deux versants du Détroit. Bien entendu, les Halevy et les Maïmonide ont manqué de ce côté-ci, mais une parenté spirituelle indéniable s&rsquo;était établie dés cette époque, que les impératifs géographiques ne pouvaient que favoriser. Le décret d&rsquo;Isabelle de Castille fut la conclusion de ces prémices. Eteint en Espagne, le flambeau de cette civilisation passa désormais à ces rivages où il continua à briller d&rsquo;un éclat moindre mais sur des réserves durables&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Poussons jusqu&rsquo;au bout ce raisonnement, et nous parviendrons à la conclusion que les juifs de Tanger ont cultivé la référence à l&rsquo;Espagne pendant près d&rsquo;un millénaire, plus qu&rsquo;aucune autre communauté sépharade au monde, et plus longtemps que leurs propres ancêtres dans la Péninsule Ibérique, car on admettra volontiers que mille ans avant l&rsquo;expulsion, soit vers la fin du Vème siècle, avant même la conquête arabe, il y avait sans doute des juifs en Espagne&#8230; mais l&rsquo;Espagne n&rsquo;était pas encore née. L&rsquo;exaltation venant, vous me feriez écrire que les juifs de Tanger furent, à la veille de leur départ, la plus ancienne communauté juive espagnole ayant jamais existé&#8230;</p>
<p>Si le sépharadisme peut se définir comme une double nostalgie, celle du Temple de Jérusalem et celle des fastes de la civilisation espagnole &#8211; Tolède et Cordoue -, le juif tangérois en est la quintessence. Le soin jaloux qu&rsquo;il apporte à la prononciation de l&rsquo;hébreu en est une preuve supplémentaire encore qu&rsquo;inattendue. Ce point exige sans doute un mot d&rsquo;explication. Si la langue hébraïque, sous sa forme écrite, s&rsquo;est pieusement transmise sans la moindre altération au long des générations et à travers tous les exils, sa prononciation en revanche a beaucoup souffert au contact, ici de l&rsquo;arabe, là de l&rsquo;allemand et des langues slaves, ailleurs du turc. Seules les communautés sépharades, et tout particulièrement celles du nord du Maroc, ont pu rester fidèles &#8211; par une combinaison de hasards historiques et géographiques &#8211; à la prononciation originelle. L&rsquo;Etat d&rsquo;Israël a d&rsquo;ailleurs reconnu ce phénomène en proclamant officiellement que notre manière de prononcer les voyelles, de rouler les &laquo;&nbsp;r&nbsp;&raquo;, de marquer les consonnes gutturales (je vous épargne pour cette fois-ci les autres subtilités, telles que le guimel avec ou sans daguesh ou la regrettable prononciation ashkénaze du tav final&#8230; ) était la seule correcte. Officiellement, certes, mais dans les faits, la prononciation israélienne résulte d&rsquo;un compromis entre cet idéal&#8230; et les possibilités limitées du gosier des pionniers, dont la langue maternelle était le yiddish, le russe ou le polonais. Comme cette prononciation dite &laquo;&nbsp;moderne&nbsp;&raquo; tend à se répandre par mimétisme dans toute la diaspora, il n&rsquo;y a plus qu&rsquo;à espérer qu&rsquo;au jour du jugement dernier, il restera un descendant de juif tangérois pour servir d&rsquo;interprète entre les tenants de la prononciation moderne et les générations de la Bible et du Talmud&#8230;</p>
<p><em>D&rsquo;après Aïch Bengio</em></p>
<p><span style="color: #800080;"><strong>Abraham BENGIO</strong></span></p>
<p><span style="color: #800080;">Abraham Bengio est né à Tanger (Maroc) en 1949.</span></p>
<p><span style="color: #800080;">Il a été naturalisé français le 25 mars 1971.</span></p>
<p><span style="color: #800080;">Après des études et de nombreux diplômes en poche (maîtrise de lettres classiques, puis agrégation de lettres classiques ; licencié en linguistique générale), il a successivement été, entre autres, professeur de lettres dans un lycée en région parisienne, directeur de l&rsquo;Institut français de Madrid, directeur régional des affaires culturelles de plusieurs régions, délégué général adjoint à la langue française et aux langues de France&#8230; Outre sa langue maternelle, l&rsquo;espagnol, il pratique notamment le français, l&rsquo;anglais, l&rsquo;italien, l&rsquo;hébreu et le catalan&#8230; Par ailleurs, Abraham Bengio a aussi été président de la Maison d&rsquo;Izieu, mémorial des enfants juifs exterminés.</span></p>
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