<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>LE web magazine de Tanger - tanger-experience.com &#187; Tag Archive | LE web magazine de Tanger - tanger-experience.com</title>
	<atom:link href="https://www.tanger-experience.com/web-magazine-tanger/le-bonheur-conjugal/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.tanger-experience.com</link>
	<description>Tanger par l&#039;expérience... de sa rédaction et de ses contributeurs</description>
	<lastBuildDate>Wed, 29 Apr 2026 07:02:09 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=4.2.39</generator>
	<item>
		<title>Tahar Ben Jelloun, à la Légation Américaine de Tanger</title>
		<link>https://www.tanger-experience.com/culture/ecrivain/tahar-ben-jelloun-a-la-legation-americaine-de-tanger/</link>
		<comments>https://www.tanger-experience.com/culture/ecrivain/tahar-ben-jelloun-a-la-legation-americaine-de-tanger/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 29 Nov 2012 00:27:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecrivain]]></category>
		<category><![CDATA[Evènements]]></category>
		<category><![CDATA[Le bonheur conjugal]]></category>
		<category><![CDATA[librairie des Colonnes]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Ben Jelloun]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tanger-experience.com/?p=4170</guid>
		<description><![CDATA[A l&#8217;initiative de la Librairie des Colonnes, Tahar Ben Jelloun présentera en avant première au Maroc, son nouvel ouvrage « Le bonheur conjugal » le  samedi 1 er décembre à 18 h à la Légation Américaine de Tanger. L&#8217;écrivain raconte l&#8217;histoire d&#8217;un peintre célèbre, paralytique à la suite d&#8217;une attaque cérébrale, considère sa femme comme la responsable de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/11/blason-legationUS.png"><img class="alignleft size-full wp-image-4181" title="blason-legationUS" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/11/blason-legationUS.png" alt="" /></a><span style="color: #333333;">A l&rsquo;initiative de la Librairie des Colonnes, </span></strong><span style="color: #333333;"><strong>Tahar Ben Jelloun présentera en avant première au Maroc, son nouvel ouvrage « Le bonheur conjugal » le  samedi 1 er décembre à 18 h </strong><strong>à la Légation Américaine de Tanger</strong><strong>. L&rsquo;écrivain raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;un peintre célèbre, paralytique à la  suite d&rsquo;une attaque cérébrale, considère sa femme comme la responsable  de tous ses maux.</strong></span></p>
<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/11/ben-jelhoun.png"><img class="alignleft size-full wp-image-4172" title="ben jelhoun" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/11/ben-jelhoun.png" alt="" /></a>Casablanca, début des années 2000. Un peintre, au sommet de sa gloire,    se retrouve du jour au lendemain cloué dans un fauteuil roulant,    paralysé par une attaque cérébrale. Sa carrière est brisée et sa vie    brillante, faite d&rsquo;expositions, de voyages et de liberté, foudroyée.<br />
Muré   dans la maladie, il rumine sa défaite, persuadé que son  mariage est   responsable de son effondrement. Aussi décide-t-il, pour  échapper à la   dépression qui le guette, d&rsquo;écrire en secret un livre  qui racontera   l&rsquo;enfer de son couple. Un travail d&rsquo;auto-analyse qui  l&rsquo;aidera à trouver   le courage de se libérer de sa relation perverse et  destructrice. Mais   sa femme découvre le manuscrit caché dans un  coffre de l&rsquo;atelier et   décide de livrer sa version des faits,  répondant point par point aux   accusations de son mari.<br />
Qu&rsquo;est-ce que le bonheur conjugal dans une   société où le  mariage est une institution ? Souvent rien d&rsquo;autre qu&rsquo;une   façade, une  illusion entretenue par lâcheté ou respect des convenances.   C&rsquo;est ce  que raconte ce roman en confrontant deux versants d&rsquo;une même   histoire.</p>
<h4><span style="color: #808080;">Extrait&#8230;</span></h4>
<p>Vers minuit, après avoir fait tous les efforts possibles pour dissimuler à sa femme cette hostilité, il la retrouva cachée dans un coin, qui pleurait. Il sécha ses larmes et la consola. Avait-elle entendu les médisances de sa tante, ou était-ce le fait de quitter ses parents pour partir fonder une famille avec lui qui la bouleversait soudain ? Le peintre songea au mariage de sa sœur où tout le monde pleurait parce que son mari était venu l’enlever définitivement. C’était il y avait longtemps à Fès, un mariage dans le pur respect de ces traditions que vénérait sa tante. Les familles s’unissaient entre elles. Tout se réglait à demi-mot ; chacun connaissait par cœur son rôle et la pièce ne pouvait pas être ratée puisque tout était prévu, le rituel se déroulait sans embûches, les familles étaient entre elles, pas de mauvaise surprise, pas de discours déplacé ou de faute de goût. Au moindre faut pas, il y avait toujours quelqu’un pour intervenir et rétablir l’équilibre de la fête.    <strong>A</strong>ujourd’hui, il savait très bien pourquoi ce soir-là sa femme s’était mise à pleurer et n’avait pu lui répondre. L’attitude des deux familles avait ravivé un sentiment de rejet qu’elle croyait avoir dépassé depuis qu’elle vivait avec le peintre. Les souvenirs des insupportables humiliations dont elle avait été victime dans son enfance parce qu’elle était de condition modeste lui revenaient, comme une blessure secrète qui se rouvrait d’un coup.    Il se dit qu’il aurait dû mieux la défendre. Préparer le terrain avant le mariage. Lui dire qu’il l’aimait quelle que soit l’opinion de leurs familles, dont il se contrefichait. Il aurait pu facilement lui prouver que leur amour était plus fort que n’importe quel incident de parcours. Mais il n’avait pas pris cette précaution, pensant que son amour était si évident,  visible, et qu’il ferait taire les mauvaises langues. Ce mariage, c’était comme crier son amour sur les toits, hurler à qui voulait l’entendre son attachement à cette fille du bled, et dire publiquement sa fierté d’avoir défié toute une classe sociale.    <strong>S</strong>eul dans les rues, les poings dans les poches, il remâchait leurs histoires et cherchait en vain le moyen de faire cesser leurs disputes, et retrouver l’essence même de l’amour qu’ils se portaient.</p>
<h4><span style="color: #ff6600;">La critique de Nathalie Six (evene.fr)</span></h4>
<p>Un mari, sa femme et leurs ennuis… Banal ? Sauf si un prix  Goncourt arbitre cette guerre conjugale. La partie s’annonce équilibrée  puisque chacun a la parole dans ce roman au titre ironique. Elle ne  l’est pas. Tahar Ben Jelloun accorde à l’homme 258 pages tandis que la  femme doit se contenter d’une centaine. Est-ce suffisant pour prendre  fait et cause pour elle, Amina ? Non, car sa cruauté n’a d’égale que son  malheur. Ces deux là savent en effet s’y prendre pour se détester. L’un  est égoïste, l’autre une harpie vénéneuse. L’auteur se vengerait-il du  bonheur, notion cardinale de notre époque ? Il pourfend plus sûrement  l’idée que les opposés puissent s’accorder. Très certainement  s’attirent-ils : l’homme d’âge mûr et la jeune fille en fleur, le maître  acclamé de tous et l’étudiante en construction, le grand bourgeois aux  manières soyeuses et la paysanne assoiffée de revanche sociale. Ensuite ?  Les vents contraires, comme dirait Olivier Adam, provoquent un  tourbillon d’incompréhension et de haine. Le couple, cette belle entité  intellectuelle, devient un monstre à deux têtes même si l’auteur,  docteur en psychiatrie sociale, n’a pas verrouillé toutes les portes de  cette prison. Frédéric Beigbeder donnait trois ans à l’amour, Tahar Ben  Jelloun, grand prince, lui en offre quatre. Douze mois de plus en enfer…</p>
<h4><span style="color: #888888;"><a href="http://www.taharbenjelloun.org/"><strong><em> </em></strong></a></span><em> </em><span style="color: #808080;">Tahar Ben Jelloun</span></h4>
<p><em> </em></p>
<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/11/tahar-200.png"><img class="alignleft size-full wp-image-4179" title="tahar 200" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/11/tahar-200.png" alt="" /></a>Tahar Ben Jelloun est né en 1944 à Fès. Il a fait toutes ses études  au Maroc: au lycée français de Tanger, puis à l&rsquo;université Mohammed-V de  Rabat où il suit un cursus de philosophie. Il devient professeur en  1968 à Tétouan. Sa thèse de doctorat dénonce «la misère sexuelle des  travailleurs nord-africains».</p>
<p>En 1971, Ben Jelloun s&rsquo;installe à Paris. En 1985, il se distingue avec <em>L&rsquo;Enfant de sable.</em> Deux ans plus tard, il écrit la suite, <em>La Nuit sacrée, </em>et  décroche le Goncourt en 1987. Dans ces deux romans, Ben Jelloun brosse un  tableau qu&rsquo;il veut sans concession de la société marocaine. Rien de ce  qui souffre ne lui est étranger. En France, il est aussi de tous les  combats et de toutes les pétitions. Il milite pour le rapprochement des  peuples et contre le racisme. Qui serait contre? Ses livres connaissent  donc un grand succès public. En 1997, ayant toujours eu le souci d&rsquo;être  compris par le plus grand nombre, il publie un livre très didactique  intitulé <em>Le racisme expliqué à ma fille</em> qui lui vaut quelques railleries et trente-trois traductions dans le monde entier, dont l&rsquo;espéranto.</p>
<p>Son  humanisme de tous les instants fait de lui un homme couvert de  décorations et d&rsquo;honneurs. En 2008, lorsqu&rsquo;il rejoint l&rsquo;académie  Goncourt, au couvert de François Nourissier, on se demande si c&rsquo;est  l&rsquo;auteur ou le défenseur de l&rsquo;humanité opprimée qui a été élu. Et  l&rsquo;intéressé, qu&rsquo;en pense-t-il? S&rsquo;il lui arrive d&rsquo;avoir des accès  d&rsquo;immodestie, songe-t-il au Nobel de littérature ou à celui de la paix?  L&rsquo;homme en tout cas est devenu un notable des lettres, une figure  incontournable de Saint-Germain-des-Prés, mais aussi de Monte-Carlo (il  est membre du très élégant prix prince de Monaco, dont les jurés sont  pour la plupart membres de l&rsquo;Académie française et de l&rsquo;Académie  Goncourt).</p>
<p>Il est l’auteur aux Éditions Gallimard de romans — parmi  lesquels Partir, Sur ma mère et Au pays — de récits — Jean Genet, menteur sublime et Par le feu — et d’un recueil de poèmes : Que la blessure se ferme.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.tanger-experience.com/culture/ecrivain/tahar-ben-jelloun-a-la-legation-americaine-de-tanger/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>6</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
