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	<title>LE web magazine de Tanger - tanger-experience.com &#187; Tag Archive | LE web magazine de Tanger - tanger-experience.com</title>
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	<description>Tanger par l&#039;expérience... de sa rédaction et de ses contributeurs</description>
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		<title>Une décennie très &#171;&#160;insolites&#160;&#187; à Tanger avec Stéphanie Gaou.</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Jan 2020 17:15:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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		<category><![CDATA[Stéphanie Gaou]]></category>

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		<description><![CDATA[Stéphanie Gaou, je la connais depuis une quinzaine d&#8217;années. Nous sommes arrivés à Tanger à peu près en même temps. Elle y vit à temps complet et moi à temps partiel. Mais cela me suffit allégrement pour apprécier le travail étonnant, courageux, talentueux et formidable qu&#8217;elle a accompli depuis 10 ans avec ses &#171;&#160;insolites&#160;&#187;. Un [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Stéphanie Gaou, je la connais depuis une quinzaine d&rsquo;années. Nous sommes arrivés à Tanger à peu près en même temps. Elle y vit à temps complet et moi à temps partiel. Mais cela me suffit allégrement pour apprécier le travail étonnant, courageux, talentueux et formidable qu&rsquo;elle a accompli depuis 10 ans avec ses &laquo;&nbsp;insolites&nbsp;&raquo;. Un grand bravo et un joyeux anniversaire aux insolites et à toute son équipe.</strong></p>
<figure id="attachment_19315" style="width: 750px;" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2020/01/Gaou-livre-750.jpg"><img class="wp-image-19315 size-full" src="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2020/01/Gaou-livre-750.jpg" alt="tanger-experience - le web magazine de Tanger - les insolites ont 10 ans" width="750" height="496" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Stéphanie Gaou, fondatrice de la librairie les insolites à Tanger</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><strong>J&rsquo;entends souvent parler de Tanger, du Tanger d&rsquo;avant qui était beaucoup mieux que celui d&rsquo;aujourd&rsquo;hui&#8230; </strong>En novembre dernier, j&rsquo;étais à la présentation du livre <em>&laquo;&nbsp;Tangier, From de Romans to the Rolling Stones&nbsp;&raquo;</em> de Richard Hamilton à la Légation Américaine. Une personne prit la parole pour vanter le Tanger d&rsquo;hier <a href="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2020/01/Tangier.png"><img class="alignleft  wp-image-19335" src="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2020/01/Tangier.png" alt="tanger-experience - le web magazine de Tanger - 10 ans des insolites à Tanger" width="177" height="268" /></a>avec force admiration et grande nostalgie, faisant remarquer que celui d&rsquo;aujourd&rsquo;hui est bien pauvre. Ah Bowles, la Beat Generation, Genet, la librairie des Colonnes, Matisse, Delacroix&#8230; Oui, il y avait du bon mais aussi beaucoup de dégénérés, profiteurs qui venaient là pour la came, le sexe, exploiter les Marocains et avoir la vie facile&#8230; Eh bien moi, je ne suis pas d&rsquo;accord avec cette vision, ni Stéphanie Gaou d&rsquo;ailleurs, qui répondit à cette personne avec beaucoup de justesse et de calme en lui comptant tout ce qui se passait à Tanger depuis une quinzaine d&rsquo;années. A cette époque, la ville sommeillait dans son passé suranné et en souffrance d&rsquo;abandon. Normal ils étaient tous morts et enterrés sauf Mrabet, Rachel Muyal&#8230; et quelques autres dont les noms m&rsquo;échappent. Dans les années 2000, il n&rsquo;y avait pas grand chose en terme d&rsquo;informations sur cette ville, ses activités économiques, sociales, artistiques. Pas de média locaux significatifs, ni de structures d&rsquo;informations touristiques. A l&rsquo;office du tourisme, boulevard Pasteur, je me revois questionnant un monsieur gentil caché et perdu derrière son guichet sans le moindre document ou message à m&rsquo;offrir sur sa ville. C&rsquo;est pour cette raison que j&rsquo;ai créé tanger-experience, un modeste blog qui va parler de cette ville magique que je viens de découvrir et que j&rsquo;ai envie de faire partager.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd&rsquo;hui Tanger vit, se développe (peut-être trop sous certains aspects&#8230;), bouge, évolue, attire des talents, des expériences, des gens. Il y a cependant un va et vient important car Tanger est difficile, fluctuante, incertaine, mouvante mais passionnante, stimulante et douce à vivre sauf quand il pleut pendant huit jours en hiver&#8230; dixit <em>Jour de silence à Tanger</em> de Tahar Ben Jelloun.</p>
<div style="text-align: justify;">Sans faire le panégyrique actuel de Tanger, juste quelques noms, faits, lieux ou manifestations pour montrer aux ronchons que le Tanger d&rsquo;aujourd&rsquo;hui est aussi vibratoire, sinon plus, que celui d&rsquo;hier:</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><em>Lorin</em> qui déroule son festival Tanjazz pendant 20 ans et monte sa compagnie de théâtre La Comédie de Tanger, l&rsquo;écrivain et poète <em>Guiguet Bologne</em> qui créa la première maison d&rsquo;hôtes à Tanger, Dar Nour, merveilleusement reprise et développée par Arfeuillère et Chaslot qui en font le spot incontournable de Tanger, <em>Lotfi Akalay</em> qui vient, malheureusement de nous quitter, et qui exprima si bien dans ses bouquins toute la malice de Tanger, la magie du Morocco Club de <em>Vincent Coppée</em>, le nouveau Minzah qui va retrouver ses étoiles, le renouveau de Villa de France, &laquo;&nbsp;Etre Ici&nbsp;&raquo;, ses surprenants lieux patrimoniaux et ses artistes, Think Tanger de <em>Hicham Bouzid</em> et <em>Amina Mourid</em>, les Galeries d&rsquo;<em>Olivier et Intha Conil,</em> la Cinémathèque de Tanger, le nouveau port de pêche, Tanger Med, le TGV, la formidable <em>Claire Trichot</em> et 100 % Mamans, la librairie des Colonnes qui est encore là, une corniche de 5 km avec vue sur la baie, la reconstruction de la villa de Burton Harris, le parc Perdicaris, <em>Omar Mahfoudi, Hicham Gardaf, Tahar Ben Jelloun, Yto Barrada</em>, les bougies Rûmi, <em>Silvia Coarelli</em> qui tient à bout de bras mais qui tient le centre culturel Tabadoul, Tanja Marina Bay, le grand <em>Rachid Tafersitti</em> et son immense savoir de Tanger, <em>Christophe Roussin </em>de l&rsquo;Institut Français de Tanger qui anime la salle Beckett, la galerie Delacroix et organise <span class="st">Le Printemps du <em>livre</em> et des arts de <em>Tanger</em></span>, Eric Valentin et le théâtre Darna, la généreuse et entreprenante <em>Mounira Bouzid El Alami </em>qui a créé le groupe social et solidaire Darna et tant d&rsquo;autres qui font le Tanger d&rsquo;aujourd&rsquo;hui qui luit comme un phare juste en face de l&rsquo;Europe.</p>
<p><strong>Et parmi eux, il y a <em>Stéphanie Gaou</em> et la librairie/galerie les insolites qui a 10 ans cette année.</strong></p>
</div>
<div style="text-align: justify;"><em>Paul Brichet</em></div>
<div style="text-align: justify;"></div>
<div style="text-align: justify;"><a href="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2020/01/Les-insolites-boutik-750.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-19319" src="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2020/01/Les-insolites-boutik-750.jpg" alt="tanger-experience - le web magazine de Tanger - 10 ans des insolites à Tanger" width="750" height="898" /></a></div>
<div style="text-align: justify;"></div>
<div style="text-align: justify;">
<blockquote>
<h3><span style="color: #808080;">Pour les 10 ans des insolites, j&rsquo;ai rencontré Stéphanie Gaou pour lui poser quelques questions sur cette décennie <em>&laquo;&nbsp;insolites&nbsp;&raquo;</em> et vous faire partager, ses réponses, son histoire.</span></h3>
</blockquote>
</div>
<div><b>&#8211; Tu es originaire de Nice je crois, pourquoi Tanger et imaginais-tu créer une librairie en venant ici ?</b></div>
<div style="text-align: justify;"><em><em><br />
</em></em></p>
<figure id="attachment_19330" style="width: 281px;" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2020/01/Gaou-micro.png"><img class="wp-image-19330" src="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2020/01/Gaou-micro.png" alt="tanger-experience - le web magazine de Tanger - 10 ans des insolites à Tanger" width="281" height="423" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Rencontre avec Mohammed Ennaji, Librairie les insolites, 2013</figcaption></figure>
<p><em>Non, je suis née à Cannes et j&rsquo;ai fait mes études à l&rsquo;université à Nice. J&rsquo;avais déjà eu l&rsquo;idée de créer une librairie/galerie très jeune quand j&rsquo;ai fini mes études à Nice, mais je n&rsquo;avais pas les moyens financiers, ni l&rsquo;expérience requise pour réaliser mes &laquo;&nbsp;idées&nbsp;&raquo;. Je suis venue à Tanger la première fois en 2000 à l&rsquo;occasion de vacances estivales. J&rsquo;étais descendue chez Anne-Judith Van Loock à Asilah qui m&rsquo;avait donné le désir de revenir, une femme dont je me suis toujours sentie très proche et que j&rsquo;aime beaucoup. La première fois que je suis venue, j&rsquo;avais bien aimé Tanger, sans plus. J&rsquo;habitais encore la Côte d&rsquo;Azur à l&rsquo;époque, je trouvais la ville romanesque mais j&rsquo;étais davantage attirée par l&rsquo;Afrique Noire, le Sénégal entre autres. Et puis, je suis revenue en 2002, j&rsquo;ai séjourné au Dar Nour, à l&rsquo;époque propriété de Philippe Guiguet-Bologne. La maison était le savant mélange de l&rsquo;intérieur d&rsquo;un esthète, voyageur, amateur de littérature, j&rsquo;ai tout de suite adoré. Par jeu, j&rsquo;ai regardé les prix des maisons à acheter. J&rsquo;ai aimé une maison au Marshan qui me plaisait beaucoup, mais elle était grande, peu accessible pour mon porte-monnaie. L&rsquo;acheter n&rsquo;avait de sens que si on faisait une activité à l&rsquo;intérieur, j&rsquo;ai donc repensé à mon projet de librairie/galerie et suis venue m&rsquo;installer ici pour la rénover avec mon ex-mari. Finalement, cela ne s&rsquo;est pas fait. Nous avons opté pour la &laquo;&nbsp;facilité&nbsp;&raquo; et mon ex-mari s&rsquo;est lancé dans une activité de gestion de patrimoine. Mais j&rsquo;avais toujours cette idée en tête. Un jour, il m&rsquo;a parlé d&rsquo;un local, rue Velazquez, le bailleur de fonds en demandait une fortune. J&rsquo;ai décidé d&rsquo;attendre. J&rsquo;avais envie, mais je ne voulais pas me précipiter. Au bout de quelques mois, nous avons fini par tomber d&rsquo;accord sur le prix. J&rsquo;ai donc commencé ma vie de libraire en mai 2009, date de l&rsquo;acquisition du local et quelques mois  plus tard, ai pu me jeter dans cette belle histoire, en janvier 2010.</em></p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&#8211; Comment l&rsquo;idée des insolites s&rsquo;est construite et pourquoi ce nom ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Une idée prend du temps à mûrir dans un cerveau comme le mien. Je donne l’impression d’être très sûre de moi, mais bien sûr, c’est une façade et avant de me lancer dans une aventure, je prends la température. Je ne fais rien sans en mesurer l’étendue. J’avoue pourtant que même si j’étais sûre qu’une librairie pouvait être une belle aventure, j’allais en payer le prix. Premièrement, je n’avais pas particulièrement de relations dans le monde de la culture au Maroc et je n’étais pas particulièrement reconnue comme une personne ayant un passé culturel. Je n’en faisais pas état, c’est tout. Mais j’ai toujours lu, côtoyé un monde d’artistes et de littéraires, j’ai étudié la littérature américaine et russe, j’ai travaillé dans des groupes de presse et de communication, cela ne me semblait pas si improbable d’ouvrir un lieu comme les insolites. Mais j’avais conscience aussi de ne pas être appuyée par des noms prestigieux ou de riches mécènes. J’ai joué l’originalité tout de suite, en misant sur la nouveauté : avoir un espace où montrer en galerie privée des artistes qui travaillaient sur le papier comme médium (et plus particulièrement des photographes) et allier la littérature à l’art. Je voulais un lieu particulier qui rende l’âme de Tanger, je n’étais pas attirée par les quartiers trop touristiques de la ville, mais plutôt ceux qui me rappelaient les années 50, 60 que j’affectionne vraiment.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><a href="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2020/01/Insolites-livres.jpg"><img class="alignleft  wp-image-19340" src="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2020/01/Insolites-livres.jpg" alt="tanger-experience - le web magazine de Tanger - 10 ans des insolites à Tanger" width="356" height="534" /></a>Le nom est venu après, j’avais d’abord pensé à La Tangente, mais le nom avait déjà été déposé au Maroc, j’ai dû me rabattre sur d’autres appellations</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Insolite, c’était une façon d’assumer une certaine marginalité, de sortir du carcan « librairie conventionnelle », un peu trop intello, qui m’a toujours déplu. Je n’ai jamais aimé ces libraires qui assènent des vérités sur la littérature, qui ne jurent que par un style et mettent au ban les autres, etc. Nous ne sommes pas là pour imposer nos goûts, mais avancer en terrain flou, proposer d’autres voies sans affoler, ni faire peur. J’ai toujours eu du mal avec les pontifes, il n’y a certainement pas une seule vérité, mais de multiples émotions qui mettent nos vies en jeu.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Insolite, c’était l’adjectif qui collait bien à Tanger, à la fois canaille et prude, ouverte et serrée comme une huître, transcendante et décatie. Bref, je voulais quelque chose qui dénote, tout en sachant que ce serait difficile. Mais j’avais la patience, même si je n’avais pas toujours les moyens financiers pour durer.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Et je dois remercier les clients, les fidèles qui ont aimé l’idée, ceux qui sont toujours venus, animés du désir de faire perdurer un lieu comme celui-ci. Ils furent un véritable moteur. Il y a les artistes et auteurs, bien sûr, mais même eux sans les clients, cela n’aurait pas donné grand chose. Pour que cela dure, il fallait des clients (des personnes qui croient dans mes goûts artistiques, qui aiment les artistes que je représente, qui aiment les auteurs qui me touchent plus que d’autres, etc.), une trésorerie suffisamment solide pour créer des événements. Aux insolites, les événements culturels sont gratuits. Je finance pratiquement la totalité des rencontres et expositions. Je crois être la seule galeriste au Maroc qui peut exposer des artistes en vendant des livres. Rien que ça, c’est insolite !</em></p>
<p><strong>&#8211; Peux-tu nous expliquer le positionnement des insolites, sa genèse et son évolution ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em><a href="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2020/01/expo-insolites.jpg"><img class="alignleft  wp-image-19341" src="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2020/01/expo-insolites.jpg" alt="expo-insolitetanger-experience - le web magazine de Tanger - 10 ans des insolites à Tanger" width="354" height="532" /></a>J&rsquo;avais des idées très précises en ouvrant et je me suis vite détendue en me disant que je devais aussi adapter le lieu aux attentes du public. Mais ce qui n&rsquo;a jamais changé dans mon approche du métier et du lieu, c&rsquo;était que je voulais capter un public jeune, curieux, lassé des librairies qui ressemblent à des hangars où les livres restent des mois sur des rayonnages, sans vie, plein de poussière. Je voulais d&rsquo;un lieu qui change au gré des rencontres, des événements, des arrivages de livres, d&rsquo;un lieu qui bouge. L&rsquo;espace est plutôt petit, environ 80M2, mais nous en changeons sa décoration sans cesse, nous faisons d&rsquo;un défaut (la petitesse) une qualité. J&rsquo;aime bien cette idée : partir d&rsquo;un inconvénient et jouer avec jusqu&rsquo;à en faire une vertu. Je ne connais pas concrètement le positionnement de la librairie/galerie. J&rsquo;y travaille avec plaisir, j&rsquo;ai plus de libertés qu&rsquo;il y a quelques années dans le choix des auteurs que j&rsquo;invite, j&rsquo;ai moins peur qu&rsquo;avant de me planter, pour être franche, ça me rend plus audacieuse&#8230; Ce lieu n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;évoluer. Depuis qu&rsquo;il est ouvert, il est en permanente mutation, un coup plutôt librairie, l&rsquo;autre plutôt galerie, nous l&rsquo;ouvrons pour des concerts, nous y proposons des rencontres pour les enfants, bref, il est comme un laboratoire.</em></p>
<p><strong>&#8211; Quels sont les grands moments clés de ces 10 ans et quelles sont les rencontres qui t’ont le plus marquée ?</strong></p>
<figure id="attachment_19417" style="width: 359px;" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2020/01/Mahi-Binebine.png"><img class="wp-image-19417" title="tanger-experience - le web magazine de Tanger - 10 ans des insolites à Tanger" src="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2020/01/Mahi-Binebine.png" alt="tanger-experience - le web magazine de Tanger - Mahi Binebine" width="359" height="238" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Mahi Binebine, grand supporter des insolites</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>Ils sont tellement nombreux qu&rsquo;à chaque fois, j&rsquo;oublie de mentionner une rencontre et je me maudis. Je vais résumer au mieux : toutes les rencontres avec Mahi Binebine qui passe comme un soleil, lui le parrain officiel du lieu, la venue de Zainab Fasiki en novembre 2019, la très belle rétrospective Yannick Haenel en présence de l&rsquo;auteur en 2017, les show-case musicaux, les lectures d&rsquo;Emmanuelle Grangé, le charme de Mustapha Fahmi capable d&rsquo;enchanter le public en parlant de Shakespeare pendant presque deux heures, l&rsquo;élégance très second-degré de Daniel Rondeau dont j&rsquo;ai adoré l&rsquo;humour et la disponibilité (et qui n&rsquo;avais pas remis les pieds à Tanger depuis tant d&rsquo;années), la tendresse de Jean-Michel Espitallier, l&rsquo;aisance de Dominique Médard et le regard qu&rsquo;elle porte sur la période Matisse, les premières expositions d&rsquo;Anuar Khalifi, Hicham Gardaf, Abdel-Mohcine Nakari, les expositions de Roland Beaufre ou les dédicaces avec nos auteurs marocains, la classe italienne tout en douceur de Nicolo Castellini Baldissera. J&rsquo;ai beaucoup de souvenirs, ils ont chacun une valeur inestimable, celle d&rsquo;avoir eu la chance de rencontrer autant de personnes incroyables, à la foi et au talent inaltérables.</em></p>
<p><strong>&#8211; Comment fonctionne les insolites, avec combien de personnes, quelle est la mission de chacun, comment en vit-on ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>C&rsquo;est une SARL AU, c&rsquo;est-à-dire à responsabilité limitée à moi-même. J&rsquo;y embauche une collaboratrice à plein temps, Hayat. Je suis souvent assistée par mon conjoint, Cédric, qui vient aussi y jouer de la trompette et mon amie Clarisse. J&rsquo;embauche de temps à autre des stagiaires, mais ces derniers temps nous sommes en équipe très restreinte. Il n&rsquo;y a pas de &laquo;&nbsp;mission&nbsp;&raquo; à proprement parler. Chacun doit savoir être polyvalent, je dis à ceux qui travaillent avec moi qu&rsquo;ils sont au théâtre, qu&rsquo;ils représentent un espace déjà très incarné, tout en gardant leur personnalité, leur expérience de vie, leur savoir-faire. Ils doivent être à la disposition des clients, tout en faisant ce qu&rsquo;on appelle du back-office. En même temps, libraire ce n&rsquo;est pas juste poser des livres sur une étagère et attendre le client. C&rsquo;est un métier multiple, où il faut jongler entre plusieurs compétences, savoir communiquer, organiser des événements, être un bon vendeur, avoir une belle culture générale. On ne peut pas se contenter d&rsquo;être juste un bon manutentionnaire. On en vit en travaillant beaucoup. On en vit avec beaucoup de plaisirs et pas forcément beaucoup d&rsquo;argent. Mais peu importe. Les belles bagnoles, les bijoux et toutes ces autres choses ne m&rsquo;intéressent pas beaucoup.</em></p>
<p><strong>&#8211; Quel type de clientèle fréquente la librairie ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Il y a une clientèle très diversifiée. De plus en plus de touristes du monde entier ces dernières années, mais il me semble qu&rsquo;ils vont un peu partout à Tanger. Beaucoup de jeunes marocains qui aiment le lieu, beaucoup d&rsquo;habitués avec qui c&rsquo;est un bonheur de disserter autour d&rsquo;un livre, en buvant un café. J&rsquo;ai beaucoup de chance avec mes clients, ils m&rsquo;apprennent énormément sur moi et partagent leurs connaissances avec une franche amitié.</em></p>
<p><strong>&#8211; On te connaît en tant que libraire. Peux-tu nous parler un peu de toi, de ta vie, de ce que tu aimes faire en dehors de lire, de ta relation à Tanger ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>On oublie encore trop souvent que je suis galeriste et que cela fait 10 ans que je produis sur fonds propres une exposition par mois. En dehors de cela, j&rsquo;aime beaucoup écouter de la musique, écrire (même si je n&rsquo;ai jamais le temps), aller ramasser des coquillages au bord de la mer, partir en voyage, manger, danser et profiter de la vie. J&rsquo;aime mon conjoint, j&rsquo;adore ma fille, il est de plus en plus important pour moi de passer du temps avec eux, même si la librairie est très chronophage. J&rsquo;adore aller voir des concerts avec eux, prendre la vie du bon côté, oublier les moments difficiles, éviter les déprimes et le reste. Je peux être d&rsquo;un tempérament très triste, mais cela ne dure jamais longtemps. J&rsquo;ai toujours préféré rire que pleurer.</em></p>
<p><strong>&#8211; Comment vois-tu l’avenir et les 10 prochaines années ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Je n&rsquo;ai jamais su répondre à cette question. Je ne vois que le présent très concrètement. J&rsquo;essaye d&rsquo;imaginer, mais cela n&rsquo;a aucun intérêt, à part me décevoir si cela ne marche pas ou me faire croire que j&rsquo;ai été aveugle si je n&rsquo;ai pas vu. Donc, je laisse les événements se fluidifier et je m&rsquo;adapte au mieux. Aucune idée précise sur les 10 prochaines années : c&rsquo;est plus personnel, voyager, aller plus souvent en Sicile et écrire mon 3ème livre. Le reste, faire en sorte d&rsquo;être toujours aussi émerveillée par Tanger, par ses habitants et par mon métier.</em></p>
<p><span style="color: #808080;"><strong>Propos recueillis par Paul Brichet le 17 janvier à Tanger</strong></span></p>
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		<title>Le printemps du livre et des arts de Tanger, au coeur de l&#8217;aventure.</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Apr 2019 10:00:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[Jérôme Migayrou]]></category>
		<category><![CDATA[Le Printemps du livre et des arts de Tanger]]></category>
		<category><![CDATA[livres]]></category>

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		<description><![CDATA[Le &#171;&#160;Printemps du livre et des arts de Tanger&#160;&#187; revient du 18 au 21 avril 2019 pour sa 23e édition, dédiée à l’Aventure au Palais des Institutions Italiennes. « Il n’y a rien de plus parfumé, de plus pétillant, de plus enivrant que l’infini des possibles » S. Kierkegaard &#160; Fidèle à son esprit, le Printemps du [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le &laquo;&nbsp;Printemps du livre et des arts de Tanger&nbsp;&raquo; revient du 18 au 21 avril 2019 pour sa 23e édition, dédiée à l’Aventure au Palais des Institutions Italiennes.</strong></p>
<blockquote><p>« Il n’y a rien de plus parfumé, de plus pétillant, de plus enivrant que l’infini des possibles » S. Kierkegaard</p>
<p>&nbsp;</p></blockquote>
<p><a href="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2019/04/salon-livre19-750.png"><img class="aligncenter wp-image-18426 size-full" src="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2019/04/salon-livre19-750.png" alt="Printemps du livre de Tanger 20190" width="750" height="293" /></a></p>
<p>Fidèle à son esprit, le Printemps du livre continuera à être le lieu de rencontres se déployant non seulement dans le champ de la littérature, mais aussi dans d’autres formes d’expression telles que la musique, les arts plastiques, le cinéma. En effet, sur scène, en débat ou en lecture, accompagnée de musique, en dialogue avec la psychanalyse, la sociologie, la littérature et les arts seront à la fête au Palais des Institutions Italiennes mais aussi dans toutes les galeries d’art contemporain de la ville, à la Cinémathèque de Tanger et dans les écoles, les collèges et les lycées.</p>
<p><strong>L’aventure</strong> en tant que mode d’expression le plus exaltant de cette « possibilité de pouvoir » apparait comme un terrain extraordinaire d’étude de la question de la liberté, du choix, de l’action et de la construction permanente du sens.</p>
<p>Ainsi d’une vie d’aventure à l’aventure d’une vie et à travers la question du langage, de l’ailleurs, du récit, le thème de l’aventure sera décliné durant ces quatre jours de festival.</p>
<p><strong>Les intervenants confirmés</strong> :</p>
<p>Thomas BAAS – Illustrateur et affichiste<br />
Salim BACHI –  Écrivain<br />
Jalil BENNANI –  Psychanalyste<br />
Arno BERTINA  –  Écrivain &amp; co-fondateur de la revue « Inculte »<br />
Frédéric BOYER –  Écrivain &amp; directeur des éditions « P.O.L »<br />
Eva CHANET–  Éditrice aux éditions « Actes Sud »<br />
Patrice FRANCESCHI – Écrivain &amp; explorateur<br />
Armand GAUZ –  Écrivain<br />
Roland GORI –  Psychanalyste, psychologue &amp; universitaire<br />
Simon-Pierre HAMELIN– Écrivain &amp; éditeur de la revue « Nejma »<br />
Driss KSIKES – Écrivain &amp; directeur de recherche au CESEM<br />
Nicole LAPIERRE – Anthropologue &amp; sociologue<br />
Fouad LAROUI – Écrivain &amp; universitaire<br />
Frédéric LECLOUX – Écrivain &amp; photographe<br />
Laurence LEGUEN –  Écrivaine<br />
Mai-Do HAMISULTANE – Écrivaine &amp; psychiatre<br />
Abdelkader RETNANI – Éditeur &amp; directeur des éditions « La Croisée des Chemins »<br />
Marianne RUBINSTEIN – Écrivaine &amp; économiste<br />
Kenza SEFRIOUI – Journaliste culturelle &amp; co-fondatrice des éditions « En Toutes Lettres »<br />
Dominique SIGAUD – Écrivain &amp; grand reporter<br />
Habib TENGHOUR –  Écrivain &amp; poète<br />
Abdellah TOURABI –  Chercheur, politologue, islamologue &amp; journaliste<br />
Khalid ZEKRI – Éssayiste, sociologue &amp; universitaire</p>
<p><strong>Film de présentation du Printemps du livre et des art de Tanger, cliquez sur l&rsquo;image:<br />
</strong></p>
<p><a href="https://www.facebook.com/institutfrancaisdetanger/videos/2311801029090550/" target="_blank"><img class="aligncenter size-full wp-image-18439" src="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2019/04/film-aventure.png" alt="Film Printemps du livre 2019" width="750" height="409" /></a></p>
<p><strong>Pour tout savoir</strong> sur le Printemps du livre et des arts de Tanger: <a href="https://printempsdulivretanger.org/festival/" target="_blank">https://printempsdulivretanger.org/festival/</a></p>
<p>Retrouvez tous les détails du<strong> programme</strong> sur leur page Facebook !<br />
<a href="https://www.facebook.com/institutfrancaisdetanger/" target="_blank">https://www.facebook.com/institutfrancaisdetanger/</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="color: #06204a;"><strong>Evolution du salon du livre et des arts de Tanger&#8230;</strong></span></h2>
<p>Depuis sa création en 1996, cet événement littéraire – qui tient moins de la foire du livre que du forum de rencontres – n’a eu de cesse de favoriser le débat et les échanges entre écrivains et penseurs des deux rives de la Méditerranée.</p>
<p><a href="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2019/04/salons-edition1.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-18430" src="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2019/04/salons-edition1.png" alt="Editions du salon de Tanger" width="750" height="354" /></a> <a href="https://if-maroc.org/tanger/evenements-culturels/le-printemps-du-livre-et-des-arts/autres-editions/" target="_blank"><img class="aligncenter size-full wp-image-18431" src="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2019/04/salons-edition2.png" alt="salons-edition2" width="750" height="182" /></a><br />
Depuis 2002, sa programmation s’articule autour d’un thème décliné en tables rondes, conférences, débats. Ouvert à toutes les formes d’expression, il propose également un programme artistique : théâtre, arts plastiques, cinéma…<br />
En 2009, il devient à ce titre  <strong>Salon International de Tanger des Livres et des Arts, </strong>puis en 2018<strong> Printemps du Livre et des Arts de Tanger</strong><br />
Depuis 2011, cet événement est inscrit dans la saison culturelle France-Maroc de l’Institut français du Maroc dont il est l’un des temps forts. Il est organisé en collaboration avec l’Association Tanger Région Action Culturelle et d’autres partenaires culturels et institutionnels locaux.</p>
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		<title>54 m2 + 19 m2 supplémentaires pour vous offrir de l’insolite!</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Dec 2018 09:30:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Hakim Benchekroun]]></category>
		<category><![CDATA[les insolites]]></category>
		<category><![CDATA[livres]]></category>
		<category><![CDATA[Lost in Morocco]]></category>
		<category><![CDATA[photographies]]></category>
		<category><![CDATA[Stéphanie Gaou]]></category>

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		<description><![CDATA[Good news! Les insolites s&#8217;agrandissent et inaugure un nouvel espace dédié aux expositions &#38; au fonds bibliographique sur l’art. Année après année, la librairie les insolites de Tanger et sa fondatrice, Stéphanie Gaou, militent pour la culture et les livres depuis 9 ans à Tanger. 54 M2 + désormais 19 M2 supplémentaires pour vous offrir [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Good news! Les insolites s&rsquo;agrandissent et </strong><strong>inaugure un nouvel espace dédié aux expositions &amp; au fonds bibliographique sur l’art. Année après année, la librairie les insolites de Tanger et sa fondatrice, Stéphanie Gaou, militent pour la culture et les livres depuis 9 ans à Tanger.<br />
</strong></p>
<p><a href="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2018/12/insolites-facade.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-18037" src="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2018/12/insolites-facade.jpg" alt="Librairie les insolites à Tanger" width="750" height="569" /></a></p>
<h3 style="text-align: center;"><em><strong>54 M2 + désormais 19 M2 supplémentaires pour vous offrir de l’INSOLITE. Au total 73 M2 pour célébrer littérature &amp; art sur papier.</strong></em></h3>
<p>Depuis bientôt 9 ans, la librairie les insolites a nourri le paysage tangérois de son amour pour la photographie, les œuvres sur papier et les livres. En 9 ans, en effet, presque une centaine d’expositions d’artistes de tous horizons ont eu lieu sur les murs de la librairie. Pour n’en mentionner que quelques-uns, Hicham Gardaf, Anuar Khalifi, Antoine Arfaoui, Françoise Dorget, Michel Beine, Abdelmohcine Nakari, Taher Jaoui, Zakaria Aït Wakrim, Céline Villegas, Yacine Chouati, Denis Dailleux, Said Afifi, Aurèle Andrews Benmejdoub, Dominique Médard, Claris Garnier, Daniel Aron, Roland Beaufre, Aurore Claverie, etc&#8230; ont présenté (souvent pour la première fois en solo) leur travail.</p>
<p><a href="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2018/12/stephanie-gaou-les-insolites.jpg"><img class="alignleft  wp-image-18050" src="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2018/12/stephanie-gaou-les-insolites.jpg" alt="stephanie-gaou-les insolites" width="109" height="120" /></a>Pour cet hiver, la librairie peut s’enorgueillir d’<strong>un nouvel espace</strong> qui accueillera le fonds de la galerie, ainsi que toute la bibliographie d’art : livres de peinture, photographie contemporaine, ouvrages d’artistes, livrets numérotés, dessins sur papier, photographie ancienne de collection, collages, tirages exclusifs, photographie argentique ou numérique, estampes, etc. Les amoureux de l’art seront comblés et pourront désormais étoffer leur collection grâce aux conseils avisés et précieux de la créatrice du lieu, <strong>Stéphanie Gaou.</strong></p>
<p><em><strong>les insolites</strong></em><br />
28, rue Khalid Ibn Oualid<br />
90000 Tanger</p>
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		<title>Omar Berrada, dresseur d&#8217;ombres et de lumières.</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Nov 2016 10:19:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecrivain]]></category>
		<category><![CDATA[Insolites]]></category>
		<category><![CDATA[livres]]></category>
		<category><![CDATA[Omar Berrada]]></category>
		<category><![CDATA[Tanger]]></category>

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		<description><![CDATA[Le vendredi 25 novembre, à partir de 19.00, Omar Berrada viendra partager son expérience d’écrivain à la librairie les insolites autour de ses romans, L’encensoir, Tête de Serpent et Vol de goélands&#8230; Dans une langue riche et savamment orchestrée, Omar Berrada dresse les ombres et les lumières du réel marocain. Ses personnages luttent contre le [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le vendredi 25 novembre, à partir de 19.00, Omar Berrada viendra partager son expérience d’écrivain à la librairie les insolites autour de ses romans, L’encensoir, Tête de Serpent et Vol de goélands&#8230;</strong></p>
<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2016/11/omar-berrada-7541.png"><img class="aligncenter wp-image-14396 size-full" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2016/11/omar-berrada-7541.png" alt="omar-berrada-7541" width="750" height="410" /></a></p>
<p>Dans une langue riche et savamment orchestrée, Omar Berrada dresse les ombres et les lumières du réel marocain. Ses personnages luttent contre le manque, la misère autant physique que mentale et sont en attente de la délivrance. Passionné de musique, de peinture et sculpture, Omar Berrada fait de l’écriture une voie sacrée. Ses livres sont traduits en espagnol.</p>
<p>Omar Berrada est né et a grandi à Casablanca, écrivain, critique, traducteur, il dirige la bibliothèque et le centre de traduction de Dar al-Ma’mûn à Marrakech. Il a été producteur à France Culture (2004-2007), programmateur aux Revues parlées du Centre Pompidou (2006-2009), commissaire du Salon international du livre de Tanger (2008) et du programme littéraire de la Biennale de Marrakech (2012)</p>
<p>Le vendredi 25 novembre 2016 à 19h Omar Berrada sera à la librairie les insolites pour une rencontre autour de ses romans.</p>
<p><strong>Librairie les insolites</strong><br />
28 rue khalid ibn oualid (ex-velazquez)<br />
Tanger<br />
<span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 124px; left: 20px;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 124px; left: 20px;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 124px; left: 20px;">Enregistrer</span></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Venez écouter la poésie du &quot;Détroit&quot; le 6 juin à Tanger</title>
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		<pubDate>Fri, 23 May 2014 12:04:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Evènements]]></category>
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		<category><![CDATA[Philippe Guiguet Bologne]]></category>
		<category><![CDATA[poésies]]></category>

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		<description><![CDATA[La librairie les insolites vous invite le vendredi 6 juin 2014 à 20H00 pour une lecture à deux voix du texte écrit par Philippe Guiguet Bologne « DETROIT ». Une ode au vent, aux désœuvrés, aux amoureux de l’outrance et de la poésie. En une langue riche et lâchée comme au chergui, Philippe Guiguet Bologne [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2014/05/detroit-insolites-articleimg.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-8103" title="detroit-insolites-articleimg" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2014/05/detroit-insolites-articleimg.png" alt="" /></a><br />
La librairie les insolites vous invite le vendredi 6 juin 2014 à 20H00 pour une lecture à deux voix du texte écrit par Philippe Guiguet Bologne « DETROIT ». Une ode au vent, aux désœuvrés, aux amoureux de l’outrance et de la poésie. En une langue riche et lâchée comme au chergui, Philippe Guiguet Bologne a su chanter son amour pour cet espace de souffles et d’écume qu’est sa ville d’adoption.</p>
<p><em><strong>Lecture par Stéphanie Gaou &amp; Philippe Guiguet Bologne</strong></em><br />
<em><strong>Le 6 juin à 20h<br />
</strong></em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Les insolites un lieu décalé dans le paysage Tangérois</title>
		<link>https://www.tanger-experience.com/societe/evenements-actualites/les-insolites-un-lieu-decale-dans-le-paysage-tangerois/</link>
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		<pubDate>Thu, 23 May 2013 14:49:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Evènements]]></category>
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		<category><![CDATA[Librairie à Tanger]]></category>
		<category><![CDATA[livres]]></category>
		<category><![CDATA[Stéphanie Gaou]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a trois ans Stéphanie Gaou a créé la librairie les insolites à Tanger. Un concept nouveau et un lieu anti-conformiste qui mêle livres, littérature, rencontres, découvertes artistiques et convivialité&#8230; Et l&#8217;an dernier elle a publié &#171;&#160;Capiteuses&#160;&#187;, son premier livre. Elle est directe, incisive voire tranchante parfois, décidée, sensible. Elle nous livre ses impressions, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong> <a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/05/insolites-vinette.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-6165" title="insolites-vinette" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/05/insolites-vinette.jpg" alt="" width="135" height="109" /></a>Il y a trois ans </strong><strong>Stéphanie  Gaou </strong><strong>a créé la librairie les insolites à Tanger. Un concept nouveau et un lieu anti-conformiste qui  mêle livres, littérature, rencontres, découvertes artistiques et  convivialité&#8230; Et l&rsquo;an dernier elle a publié &laquo;&nbsp;Capiteuses&nbsp;&raquo;, son premier  livre. </strong><strong>Elle est directe, incisive voire tranchante parfois, décidée, sensible. </strong><strong>Elle nous livre ses impressions, son feeling de ce qu&rsquo;elle fait, de ce qu&rsquo;elle vit ici et ailleurs&#8230;</strong></p>
<p><strong><em>St</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>phanie Gaou, d&rsquo;o</em></strong><strong><em>ù</em></strong><strong><em> venez-vous et quel est votre parcours ?</em></strong> Je suis née à Cannes, c’est un fait. Moins tangiblement, je ne sais pas vraiment d’où je viens. Les années passent et je me vois sortir de partout des ancêtres d’origines un peu <em>floues</em> qui, forcément, ont des conséquences sur ma manière d’appréhender mes racines. Je dirais que je viens de la Méditerranée et comme c’est une zone encadrée, limitée géographiquement mais mouvante parce que liquide, cela me convient assez.</p>
<p><strong><em><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/s-gaou-assise.png"><img class="alignright size-full wp-image-4861" title="s-gaou-assise" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/s-gaou-assise.png" alt="" width="180" height="269" /></a>Vous </em></strong><strong><em>ê</em></strong><strong><em>tes </em></strong><strong><em>à</em></strong><strong><em> Tanger depuis une dizaine d&rsquo;ann</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>es, qu&rsquo;est-ce qui vous a motiv</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>e pour vous installer ici</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>?</em></strong> Je crois que rien ne motive à aller quelque part en un lieu qui n’est pas celui de notre naissance, si ce n’est justement, cet appel du lieu, ce désir d’aller vers soi en découvrant l’autre. Tanger était ma sirène africaine, une sorte de retour aux sources illusoires de ce que j’avais envie d’imaginer sur moi. Je m’ennuyais beaucoup en France. J’avais toujours envie d’arriver quelque part. Je passe mon temps à faire mes bagages. Il s’est avéré que ce lieu avait raison de m’appeler, que je m’y fonds souvent comme en une rivière. Que j’aime aussi cette sorte d’ancrage ponctuel dans l’Afrique qui est mienne au cœur depuis toujours, et que je trouve ici, même si c’est une Afrique blanche, comme je le suis d’ailleurs.</p>
<p><strong><em>Au d</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>part, vous vouliez faire quoi </em></strong><strong><em>à</em></strong><strong><em> Tanger ?</em></strong> Sensiblement ce que je fais dans le lieu que j’ai créé, les Insolites. Sauf que j’avais davantage d’ambition, je voulais profiter d’un espace plus grand, j’avais même acheté avec mon ex-mari une maison ancienne avec jardin à Marshan pour réaliser ce projet. Un lieu très ouvert, qui aurait fonctionné au feeling, avec des gens de passage du monde entier qui auraient laissé leur empreinte, des endroits où se poser pour manger, s’arrêter, divaguer et rêver devant des œuvres choisies, de la photo, des bouquins partout, des tableaux. Cela n’a pas pu se faire pour tout un tas de raisons purement matérielles. Mais l’envie est restée. Et les Insolites sont nés longtemps plus tard. Plus modestement, certes, mais avec le même punch, la même gnaque de mettre en avant le Maroc créatif et artiste de maintenant, et pas d’encenser de façon un peu stérile le passé, comme il est d’usage de le faire à Tanger.</p>
<p><strong><em>Comment est n</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em> le projet de la librairie les insolites ?</em></strong> Il est né de l’envie de partir à Dakar qui ne s’est pas concrétisée à un certain moment de ma vie, c’était en 2008. Pour me « relancer », je me suis dit que, finalement, le moment était peut-être venu de réaliser ce fantasme qui me poursuivait depuis des années : un lieu de livres, sensible et sensé, ouvert à tous, sans considération de niveau intellectuel ou social, un lieu simple mais consacré à ce qui fait ce monde beau et exigent. Un lieu pour le livre, les rencontres, les échanges, la polémique parfois. Mais pas seulement. Parce qu’une librairie qui n’a rien de plus que les autres librairies, à mon avis, est vouée à mourir tôt ou tard. Et puis les libraires qui font la gueule, parce qu’ils s’estiment garants du savoir m’ont toujours cassé la tête. Et j’en ai vu un bon paquet de par le monde. J’ai donc mis en place une nouvelle idée : prendre le livre comme prétexte de crédibilité, mais l’entourer d’œuvres, de création, de photographies, de dessins. Laisser le lieu en projet artistique à chaque fois. Depuis trois ans, plus d’une centaine de personnalités se sont installées dans cet espace et ont généré plus ou moins d’enthousiasme, de partages d’émotions, de ressentis. C’est cela qui compte le plus.<a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/insolites-facade.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-4857" title="insolites-facade" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/insolites-facade.png" alt="" /></a></p>
<p><strong><em>Pourquoi ce nom ? Ce n&rsquo;est pas un nom de librairie</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>?</em></strong> Il n’y a pas de nom figé de librairie, si ? Au départ, j’avais pensé à un nom plus explicite, plus factuel, plus en lien avec la sémantique de Tanger et à la rue Vélasquez qui m’inspirait beaucoup. Mais ce premier mot, La Tangente, a été refusé par l’administration. Les Insolites, ça correspondait assez à mon tempérament et à ce que je ressentais de la ville et des personnes qui peuplent cet endroit. Je ne le regrette pas du tout. C’est un terme qui fait appel à l’imagination de celui qui le dit et celui qui l’entend. Et puis, cela répondait à mon envie de proposer un lieu différent, parfois plus culotté que ce que l’on voyait à l’époque à Tanger. Car à part la Cinémathèque, je ne voyais pas de lieu très décalé dans le paysage culturel de la ville et je trouvais ça très dommage. Fantasmer sur l’interzone, la &laquo;&nbsp;Beat Generation&nbsp;&raquo;, tout ça, et ne même pas avoir un lieu vivant qui génère un tel décalage dans le livre et l’art, ça me semblait une aberration ubuesque, alors j’avais beau avoir assez peu de moyens, je n’étais pas pauvre en audace, je me suis lancée.</p>
<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Insolites-int-bi.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-4730" title="Insolites-int-bi" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Insolites-int-bi.png" alt="" /></a></p>
<p><strong><em>Les insolites ont trois ans, quel est pr</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>cis</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>ment le concept de ce lieu et quels sont les enseignements de ces trois premi</em></strong><strong><em>è</em></strong><strong><em>res ann</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>es ?</em></strong> Il n’y pas de concept précis du lieu. L’espace a évolué comme un être à part entière. Les personnes qui travaillent – et ont travaillé – avec moi laissent tous/toutes leur marque, leur style. J’aime travailler avec des gens qui ont une personnalité parfois en contradiction de la mienne et qui me bousculent un peu, je râle un peu beaucoup, mais je crois être assez ouverte face à des personnes convaincantes, on peut donc me faire céder. Et j’aime surtout travailler avec des gens sensibles à l’art et la culture. Le lieu suit cet état d’esprit. Ce que je retiens de ces trois années, c’est qu’il faut garder la part de ses rêves d’enfant en vie, quoiqu’en disent les Cassandre – et Dieu sait qu’ils sont nombreux, les médisants, dans cette ville ! – et continuer, malgré les embûches, parce que le jeu en vaut vraiment la chandelle. Rien n’est plus beau pour moi que d’être appelée « Stéphanie, les insolites » quand je débarque dans un lieu à Paris, Londres ou Casablanca, non pas pour mon ego, mais parce que le lieu m’a dépassée, qu’il appartient aux autres, comme je le souhaitais au moment de le réaliser.</p>
<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Gaou-mix-event.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-4736" title="Gaou-mix-event" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Gaou-mix-event.png" alt="" /></a></p>
<p><strong><em>Comment allez vous faire </em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>voluer ce lieu dans les ann</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>es </em></strong><strong><em>à</em></strong><strong><em> venir</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>?</em></strong> Je ne sais pas encore. Beaucoup de projets, rien de précis encore. Mais cela viendra en son temps. Je ne suis pas une rapide. Je suis obstinée et concrète, mais je pense que le bon moment se fait sentir tout seul, que je dois juste être à l’écoute. Je crois beaucoup en la tempérance dans ma vie professionnelle. Continuer. Croire et continuer. Et l’évolution finit par se faire, par le haut ou par le bas, ce n’est pas grave. C’est une courbe normale dans la vie. Mais il faut croire pour continuer, c’est une certitude.</p>
<p><em><strong>Quelle est la client</strong><strong>è</strong><strong>le de la librairie et d&rsquo;o</strong><strong>ù</strong><strong> vient-elle</strong><strong> </strong><strong>? Que pense t-elle de la librairie</strong><strong> </strong><strong>?</strong> </em>La clientèle est extrêmement variée. Elle est de plus en plus marocaine. Et je crois que c’est ce qui m’apporte la plus belle récompense. Elle est jeune aussi et curieuse. Et elle partage avec moi cette envie de bousculer un peu Tanger, de lui mettre des coups dans les pattes pour la faire avancer. Un peu marre du dinosaure, de la lancinance typique de la ville. Les compliments affluent souvent sur le lieu, la décoration. J’ai conscience cependant que le lieu est un peu limité en terme de choix de livres, mais là aussi, il évolue tout seul. Je n’ai jamais revendiqué une librairie généraliste avec du tout-venant, je veux garder ce côté intimiste et ouvert à la fois, choisi mais pas élitiste. C’est là toute la nuance avec d’autres librairies. Je l’assume complètement.<em> </em></p>
<p><strong><em>Comment en assurez-vous la promotion</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>?</em></strong> De la manière classique : publicité, articles de presse, radio, parfois émissions de tv, évènements chaque semaine.</p>
<p><strong><em>Vous vous voyez vieillir dans votre librairie </em></strong><strong><em>à</em></strong><strong><em> Tanger ?</em></strong> Je ne me vois pas vieillir tout court. Tout au plus, rajeunir peut-être, oui.</p>
<p><em>Propos de Stéphanie Gaou recueillis par Paul Brichet</em></p>
<p><em>Crédit photos: Roland Beaufre, Hicham Gardaf</em></p>
<h3><em>Les insolites, ils en parlent&#8230;</em></h3>
<p>De mon côté, pour avoir travaillé à Casablanca et Rabat j’avais prévu le temps de mon exil tangérois  une valise exclusivement consacrée aux livres dont j’étais persuadée à tords de ne pas trouver traces au Maroc. Lors de mon premier passage aux Insolites il y avait environ 80% des livres que j’avais décidé d’emmener avec moi, j’ai ainsi pu constater que le mot insolite n’était absolument pas galvaudé ! Un lieu que je trouve cohérent par rapport à la beauté impalpable mais néanmoins charmante de Tanger.<em><strong> Julie Mazerolles</strong></em></p>
<p>Un soir d&rsquo;été, de retour de mon chantier, j&rsquo;ai marché jusqu&rsquo;à la libraire que je ne m&rsquo;attendais pas à trouver nichée dans une rue aux activités marginales. Elle était comme une lanterne jaune au milieu des lanternes rouges, une oasis de livres habitée par quelqu&rsquo;un avec qui on pouvait parler de littérature, de musiques éclectiques, de tout avec gourmandise. Et en rire. La conversation est tout de suite partie vers le théâtral, l&rsquo;imaginaire, le philosophique ou le délire.  Au fur et à mesure de nos rencontres, Stéphanie et ceux qu&rsquo;elle m&rsquo;a fait rencontré ont largement contribué à me faire aimer et comprendre Tanger. <strong><em>Antoine Fournier</em></strong></p>
<p>J&rsquo;ai connu Stéphanie en visitant un jour sa belle librairie &laquo;&nbsp;les insolites&nbsp;&raquo;. Très vite, j&rsquo;ai été attiré par son charme et son sourire joyeux qui répand une grande énergie autour d&rsquo;elle. Je me suis dit que seule une femme comme celle-ci pourra rendre à Tanger l&rsquo;aura qu&rsquo;elle avait jadis. A chaque fois que je me trouve à Tanger, je ne cesse de rendre visite à deux librairies &laquo;&nbsp;les insolites&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;les Colonnes&nbsp;&raquo;. Je peux y passer des heures entières sans m&rsquo;ennuyer et sans sentir la moindre fatigue. Finalement, la meilleure vie est celle qu&rsquo;on passe au milieu des livres&#8230; <strong><em>Anas El Hajjaji.</em></strong></p>
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		<title>Capiteuses fait du bruit. Un bruit de mots à la Hopper&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Feb 2013 22:57:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecrivain]]></category>
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		<category><![CDATA[Stéphanie Gaou]]></category>

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		<description><![CDATA[Stéphanie Gaou, fille de la méditerranée, est installée à Tanger depuis presque 10 ans. Sa rencontre avec la Cité du Détroit relève de la passion et d&#8217;une vision qui s&#8217;inscrit dans le devenir d&#8217;une ville qui va très vite en avant et tant mieux. Il y a trois ans elle a créé la librairie les [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #808080;"> </span><strong><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Capture-d’écran-2013-02-12-à-01.12.51.png"><img class="alignleft size-full wp-image-4870" title="Capture d’écran 2013-02-12 à 01.12.51" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Capture-d’écran-2013-02-12-à-01.12.51.png" alt="" /></a>Stéphanie  Gaou, fille de la méditerranée, est installée à Tanger depuis presque  10 ans. Sa rencontre avec la Cité du Détroit relève de la passion et  d&rsquo;une vision qui s&rsquo;inscrit dans le devenir d&rsquo;une ville qui va très vite  en avant et tant mieux. Il y a trois ans elle a créé la librairie les insolites, un concept nouveau à Tanger. Et l&rsquo;an dernier elle a publié &laquo;&nbsp;Capiteuses&nbsp;&raquo;, son premier  livre. C&rsquo;est un succès d&rsquo;estime. </strong><strong>Directe, incisive, décidée, riche d&rsquo;un beau langage, sensible aussi </strong><strong>elle nous livre ses impressions, son feeling, ce qu&rsquo;elle vit ici et ailleurs. Des lectrices et des lecteurs parlent également de &laquo;&nbsp;Capiteuses&nbsp;&raquo;&#8230;<br />
</strong></p>
<p><strong><em>St</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>phanie Gaou, vous </em></strong><strong><em>ê</em></strong><strong><em>tes </em></strong><strong><em>à</em></strong><strong><em> Tanger depuis une dizaine d&rsquo;ann</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>es, qu&rsquo;est-ce qui vous a motiv</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>e pour vous installer ici</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>?</em></strong> Je crois que rien ne motive à aller quelque part en un lieu qui n’est  pas celui de notre naissance, si ce n’est justement, cet appel du lieu,  ce désir d’aller vers soi en découvrant l’autre. Tanger était ma sirène  africaine, une sorte de retour aux sources illusoires de ce que j’avais  envie d’imaginer sur moi. Je m’ennuyais beaucoup en France. J’avais  toujours envie d’arriver quelque part. Je passe mon temps à faire mes  bagages. Il s’est avéré que ce lieu avait raison de m’appeler, que je  m’y fonds souvent comme en une rivière. Que j’aime aussi cette sorte  d’ancrage ponctuel dans l’Afrique qui est mienne au cœur depuis  toujours, et que je trouve ici, même si c’est une Afrique blanche, comme  je le suis d’ailleurs.<strong><em> </em></strong></p>
<p><strong><em>Au d</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>part, vous vouliez faire quoi </em></strong><strong><em>à</em></strong><strong><em> Tanger ? </em></strong>Sensiblement ce que je fais dans le lieu que j’ai créé, les Insolites. Sauf que  j’avais davantage d’ambition, je voulais profiter d’un espace plus  grand, j’avais même acheté avec mon ex-mari une maison ancienne avec  jardin à Marshan pour réaliser ce projet. Un lieu très ouvert, qui  aurait fonctionné au feeling, avec des gens de passage du monde entier  qui auraient laissé leur empreinte, des endroits où se poser pour  manger, s’arrêter, divaguer et rêver devant des œuvres choisies, de la  photo, des bouquins partout, des tableaux. Cela n’a pas pu se faire pour  tout un tas de raisons purement matérielles. Mais l’envie est restée.  Et les Insolites sont nés longtemps plus tard. Plus modestement, certes,  mais avec le même punch, la même niaque de mettre en avant le Maroc  créatif et artiste de maintenant, et pas d’encenser de façon un peu  stérile le passé, comme il est d’usage de le faire à Tanger.</p>
<figure id="attachment_4873" style="width: 540px;" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Gaou-miroir.png"><img class="size-full wp-image-4873" title="Gaou-miroir" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Gaou-miroir.png" alt="" width="540" height="377" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Stéphanie Gaou, auteure et libraire...</figcaption></figure>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><em>Vous </em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>crivez depuis quand et quel est votre rapport </em></strong><strong><em>à</em></strong><strong><em> l&rsquo;</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>criture ?</em></strong> Depuis que je sais écrire, c’est-à-dire un petit bout de temps  maintenant. J’ai un rapport sensuel à l’écriture, je me mets à  écrire quand j’ai un besoin de tendresse à mon égard, mais aussi de  réclusion, quand je suis en verve verbale dans mon esprit. Il y a  parfois aussi une urgence à noter, vite, n’importe où, n’importe  comment, n’importe quand, une phrase, un ressenti sur une scène de film,  ce que je vois à une terrasse de café, les gens assis à côté de moi à  la plage, dans le train, le son des voix qui disent des mots que je ne  comprends pas mais dont j’apprécie la mélodie, la photographie que je ne  saurai pas prendre mais qui est là, vivace, un bruit qui vient du  dehors, la phrase d’un homme qui partage un moment de ma vie, ce que  peuvent dire des inconnus, des amis, n’importe quoi qui fait  déclencheur. C’est comme l’urgence de respirer, pour moi, d’écrire,  comme l’urgence de vivre.</p>
<p><strong><em>Capiteuses est votre premier bouquin ?</em></strong> En mon nom, oui. Mais j’ai aussi beaucoup écrit en collaboration avec  d’autres artistes. Leur attente est un vrai déclic pour moi, travailler  avec d’autres artistes venus d’autres univers, me galvanise  complètement. J’ai écrit pour des courts-métrages, des collectifs de  poésie, des livres de photographies. J’aimerais beaucoup écrire un  scénario, une pièce de théâtre.</p>
<p><strong><em>Comment passe-t-on du journal, &nbsp;&raquo; d&rsquo;</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>crivaine du dimanche &nbsp;&raquo; au bouquin, au vrai que l&rsquo;on </em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>dite et diffuse ?</em></strong> Je n’aime pas le terme « écrivaine du dimanche », il n’y a pas  d’écrivain de jour de semaine en particulier. Je trouve très déplacée  cette phrase de Léo Scheer, éditeur, qui dit « <em>Un </em><em>é</em><em>crivain est quelqu</em><em>’</em><em>un qui a un </em><em>é</em><em>diteur.</em> » Un écrivain, c’est un statut qui ne m’a jamais particulièrement  excitée. Je ne me considère pas davantage écrivain maintenant qu’avant.  Sauf peut-être que maintenant, j’appréhende mes mots avec la  responsabilité qu’ils peuvent avoir sur celles et ceux qui les lisent,  et c’est tout. Je dois faire plus attention qu’avant, et c’est une  contrainte qui me dérange mais m’excite aussi.</p>
<p><strong><em>Qu&rsquo;est ce que ce livre repr</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>sente pour vous ?</em></strong> Il est à la fois mon pire ennemi, car j’y ai mis beaucoup de ma vie  émotive dedans, et mon plus merveilleux fantasme. Je voulais écrire en  me démultipliant, je voulais incarner toutes ces femmes dont je parle,  ces amazones modernes, ces garces pas très sûres de leur faits et  gestes, ces romanesques. Je lutte contre l’étiquetage romantique <em>versus</em> pornographique. Ce n’est pas un livre qui réclame de l’amour, mais une  certaine grandeur de geste de la part des femmes. Je trouve qu’elles en  manquent parfois. Elles sont souvent tellement craintives de leurs  infinis. Pas moi. Ni mes héroïnes.</p>
<p><strong><em>Comment est venue l</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>id</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>e de Capiteuses et pourquoi ce sujet, cette th</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>matique de la confidence, de l</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>intime, de l</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>amour, du sexe aussi</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>?</em></strong> Parce que je crois faire partie de ces personnes qui ne vivent bien  qu’en puisant en elles ce qui les fait buter ou avancer. Et que ce  médium &#8211; l’écriture introspective ou émotive &#8211; est le seul qui me semble  juste. Je parle pour moi, bien sûr. Il y a des auteurs qui n’existent  que dans la fiction et qui le font très bien. Moi, je n’y arrive pas.  Pas encore. Je peux parler des autres aussi, mais il faut qu’ils aient  une connexion avec mon univers, mon vécu ou tout simplement mon  ressenti.</p>
<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Capiteuses-couv.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-4910" title="Capiteuses-couv" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Capiteuses-couv.png" alt="" /></a></p>
<p><strong><em>Y-a t-il eu un </em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>l</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>ment d</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>clencheur</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>pour Capiteuses ?</em></strong> Oui. Une conversation avec un homme. Ces textes étaient épars dans  plusieurs carnets de plusieurs années. En une nuit, je les ai réunis,  compilés et envoyés pratiquement comme tels à quelques maisons  d’édition. C’est Alain Gorius d’Al Manar qui a réagi le premier quelques  heures plus tard. J’ai aimé ce qu’il m’en a dit : « <em>C</em><em>’</em><em>est couillu. Je prends</em><em> </em>».</p>
<p style="text-align: center;">
<p><strong><em>Vous avez voulu raconter quoi dans ce livre ?</em></strong> Je n’ai rien voulu raconter. J’ai raconté. Ça venait tout  seul. Les personnages, les scènes, je les ai souvent vus, il suffisait  de faire la part de l’écrit, de dépasser le vécu…</p>
<p><strong><em>Quelle est la part du v</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>cu et de la fiction</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>?</em></strong> Le premier texte qui s’adresse à ma mère a existé mot pour mot dans  nos dialogues. C’est celui qui fait le plus réagir les lecteurs. Il  prend le lecteur à parti, et pourtant, je n’ai pas de compte à régler en  écriture, je voulais juste dire ceci sur ce que je considérais comme  très féminin avant d’être maternel: ce que j’avais vu de ma mère en  femme, moi encore jeune fille, m’avait intriguée. A un moment de ma vie,  j’ai eu l’âge qu’elle avait quand j’avais seize ans, j’ai compris bien  des choses sur la féminité, je voulais qu’elle le sache. Le reste lui  est dédié, et pourtant, elle est si peu présente dans les textes  suivants. Je peux concevoir qu’il y ait une sorte d’impudeur à jeter ces  mots ainsi, mais ils avaient leur indispensabilité, j’en suis toujours  persuadée. Les autres textes sont souvent une extrapolation d’un vécu  personnel ou vu. Il y a quelques scènes très intimes égrenées çà et là,  mais de loin pas toutes. Pas du tout, même. Rien ne me fait autant  sourire que les naïfs qui pensent bien me connaître parce qu’ils ont lu <em>Capiteuses</em>.</p>
<p><strong><em>Cette zone de </em></strong><strong><em>« </em></strong><strong><em>non-droit</em></strong><strong><em> »</em></strong><strong><em> qu</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>est Tanger, cette ville de tous les dangers comme on dit, vous a t-elle particuli</em></strong><strong><em>è</em></strong><strong><em>rement inspir</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>e pour Capiteuses</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>?</em></strong> D’une certaine manière, oui, mais finalement, je ne cite quasiment  jamais son nom. Et d’autres villes sont tout aussi inspirantes, voire  plus, dans mon imaginaire. Lisbonne est particulièrement évocatrice pour  moi. Rabat aussi, je n’ai jamais su pourquoi, j’ai beaucoup écrit à  Rabat. Sa force tranquille apparente qui me donne envie d’aller y  chercher la faille, ce qui fait résonance dans cette pseudo torpeur qui  n’en est pas une. Et puis, je parle plus d’espaces que de villes  nominatives. Ce qui m’intéresse, ce sont les liens qu’il y a entre les  lieux, pas les noms qu’ils portent.</p>
<figure id="attachment_4985" style="width: 600px;" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/emmanuelle-grange-capiteuses.png"><img class="size-full wp-image-4985 " title="emmanuelle-grange-capiteuses" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/emmanuelle-grange-capiteuses.png" alt="" width="600" height="301" /></a><figcaption class="wp-caption-text">La comédienne Emmanuelle Grangé lit Capiteuses...</figcaption></figure>
<p style="text-align: center;">
<p><strong><em>Cela donne l</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>impression d</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>une qu</em></strong><strong><em>ê</em></strong><strong><em>te fr</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>n</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>tique d</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>amour en testant sa r</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>alit</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>, sa force </em></strong><strong><em>à</em></strong><strong><em> l</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>aune du sexe, du fantasme, de l</em></strong><strong><em>’é</em></strong><strong><em>rotisme comme s</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>il n</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>y avait que cela pour valider la v</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>rit</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em> des</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>sentiments</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>? Vous partagez ce ressenti ?</em></strong> Moi, non, mais mes narratrices, si. Et c’est ainsi, souvent, que j’ai  ressenti le rapport à l’homme chez beaucoup de femmes. Ce recueil n’est  pas un état des lieux de ma vie érotique, quoiqu’en disent certaines  mauvaises langues qui se sont contentées de ne retenir que ce qui les a  émoustillées et qui l’ont projeté sur moi. La vérité des sentiments n’a  rien à voir avec l’authenticité du désir. J’ai toujours lutté contre  cette aberration qu’ont les gens de confondre désir et amour. Il peut y  avoir désir intellectuel de l’autre sans l’aimer ni le vouloir  sexuellement, attente charnelle sans sentiment, sentiment et passion  amoureuse… Il y a autant de formules chimiques qu’il y a d’êtres,  essayons juste de l’admettre une bonne fois pour toutes. Et laissons  parler nos émotions qui sont peut-être ce qui nous reste de si  individuel. Parler en étiquettes d’émotions, ça ne se justifie que par  l’intervention de la morale, de l’encodage des autres pour se rendre  intelligible pour eux. Moi, je m’en fous.</p>
<p><strong><em>Pourquoi ce titre</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>?</em></strong> J’aime le vin rouge et les parfums obstinants. Capiteux est un  adjectif qui renvoie à ce qui est enivrant et lourd, et entêtant. Mes  narratrices se devaient de faire le même effet, mais elles ont souvent  aussi les sens tournés. Revers de médaille, peut-être…</p>
<p><strong><em>Vous avez fait beaucoup de pr</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>sentations et de lectures</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>de Capiteuses. Qu&rsquo;est-ce que les lecteurs et lectrices en pensent ?</em></strong> Pas tant que ça. Deux seulement à Tanger, trois à Casablanca, une à  Marrakech, je ne considère pas cela très important. Réactions très  diverses. Souvent très ouvertes de la part des hommes. Les femmes se  cherchent souvent dans ce texte et s’y trouvent sans s’y trouver  vraiment. Les féministes y voient un pamphlet contre les hommes. Elles  se trompent. Je ne règle aucun contentieux avec la gent masculine. Bien  au contraire. C’est un appel aux sens, qu’ils soient mâles ou femelles.  Rien de plus.</p>
<p><strong><em>Au niveau des lecteurs, plus de femmes ou d&rsquo;hommes ?</em></strong> Aucune idée. Pas d’importance.</p>
<p><strong><em>Et vous, qu&rsquo;en pensez-vous, depuis que vous vivez avec</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>? Comment vivez-vous cette exp</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>rience</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>?</em></strong> Ecrire n’est pas <em>une</em> expérience. C’est l’expérience avec un  « E » majuscule. Je passe mes journées, soit à lire, soit à écrire. Il  suffit de bien me connaître pour le savoir. La seule chose que je peux  en dire, c’est qu’il est plus terrifiant pour celui qui vit avec moi que  pour moi de me voir tant entourée de mots.</p>
<p><strong><em>Combien d&rsquo;exemplaires avez-vous vendus </em></strong><strong><em>à</em></strong><strong><em> ce jour</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>?</em></strong> Je l’ignore. Concrètement, pas assez je suppose pour parler en terme  de chiffres, mais suffisamment pour que mon éditeur me réclame un  prochain opus.</p>
<p><strong><em>Avez-vous de nouveaux projets d&rsquo;</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>criture et pour quand ?</em></strong> J’écris toujours. Presque tous les jours. J’attends juste de savoir  quand j’aurai le temps de m’y consacrer complètement et quelle sera la  forme définitive de cette chose écrite à venir.</p>
<p><em>Propos de Stéphanie Gaou recueillis par Paul Brichet</em></p>
<p><em>Crédit Photos: Hicham Gardaf<br />
</em></p>
<h3><strong>Stéphanie Gaou en 7 dates</strong></h3>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Gou-7dates.png"><img class="size-full wp-image-4854 aligncenter" title="Gou-7dates" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Gou-7dates.png" alt="" width="590" height="176" /></a><br />
</strong></p>
<p><strong>1974:</strong> naissance<br />
<strong>1999:</strong> découverte du Maroc<br />
<strong>2001:</strong> rencontre avec Lisbonne<br />
<strong>2005:</strong> perte d&rsquo;un être cher<br />
<strong>2008:</strong> rencontre avec Dakar<br />
<strong>2010:</strong> ouverture de la librairie les insolites<br />
<strong>2012:</strong> publication du recueil Capiteuses</p>
<h2><strong>Ils parlent de Capiteuses</strong>&#8230;</h2>
<p><strong><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Antoine-Fournier.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-4834" title="Antoine Fournier" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Antoine-Fournier.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Antoine Fournier</strong> <em>Vis à Paris et voyage pour des grands projets de construction, en ce moment en Amérique du Nord.</em><br />
Un soir d&rsquo;été, de retour de mon chantier, j&rsquo;ai marché jusqu&rsquo;à la libraire que je ne m&rsquo;attendais pas à trouver nichée dans une rue aux activités marginales. Elle était comme une lanterne jaune au milieu des lanternes rouges, une oasis de livres habitée par quelqu&rsquo;un avec qui on pouvait parler de littérature, de musiques éclectiques, de tout avec gourmandise. Et en rire. La conversation est tout de suite partie vers le théâtral, l&rsquo;imaginaire, le philosophique ou le délire. Au fur et à mesure de nos rencontres, Stéphanie et ceux qu&rsquo;elle m&rsquo;a fait rencontré ont largement contribué à me faire aimer et comprendre Tanger.<br />
J&rsquo;ai dû rentrer à Paris, abandonner mon nid d&rsquo;aigle dans la Kasbah et les tangérois auxquels je m&rsquo;étais attaché. Cela n&rsquo;a pas été facile. En février, Stéphanie m&rsquo;a fait un beau cadeau de confiance en même temps qu&rsquo;il me permettait de garder le lien avec Tanger ainsi que de prolonger notre amitié: elle m&rsquo;a confié son manuscrit de &laquo;&nbsp;Capiteuses&nbsp;&raquo; pour que je le remette à son éditeur.<br />
De &laquo;&nbsp;Capiteuses&nbsp;&raquo; je retiens une sensualité tour à tour baroque et crue, des blessures dévoilées, une même musique verte et bleue qui se transporte de nouvelles en nouvelles, s&rsquo;enroulant comme une liane entre ces récits où l&rsquo;humidité corrompt, dissous et détruis parfois mais de laquelle naît aussi la vie comme un cri. J&rsquo;y sentais Tanger, la méditerranée, et l&rsquo;amour.<br />
&laquo;&nbsp;Capiteuses&nbsp;&raquo; me rappelle que la voie des sens, celle du corps -l&rsquo;incarnation- même si elle mène souvent à la souffrance, ou à des issues fatales est une voie par excellence de la connaissance de l&rsquo;Autre. Qu&rsquo;il n&rsquo;en déplaise aux extrêmes qui réservent cette communion pour plus tard, pour l&rsquo;après, refusent le &laquo;&nbsp;hic et nunc&nbsp;&raquo; et prennent le pouvoir en restant dans le confort des idées, plus maléables que les corps, pour le malheur des hommes.</p>
<p><strong>Anas El Hajjaji</strong>, <em>fonctionnaire, vit à Rabat</em>.<br />
Je considère Stéphanie comme la Gertrude Stein de Tanger. C&rsquo;est ainsi que je la vois. Plus qu&rsquo;une perception, c&rsquo;est une réalité. Elle est Gertrude Stein. Pour ce qui est de son recueil de poèmes &laquo;&nbsp;Capiteuses&nbsp;&raquo;, je l&rsquo;ai connu grâce à des marque-pages que Stéphanie avait la gentillesse de me donner après avoir acheté quelques livres. &#8211; Comme disait Robert Bresson : &laquo;&nbsp;Il ne s&rsquo;agit pas de comprendre, il s&rsquo;agit de sentir.&nbsp;&raquo; A partir de là, je peux dire que j&rsquo;ai pu identifier le parfum d&rsquo;une sensibilité poétique raffinée qui fera beaucoup entendre d&rsquo;elle dans les années à venir. &laquo;&nbsp;Capiteuses&nbsp;&raquo; constitue certes un commencement prometteur pour Stéphanie, j&rsquo;en suis sûr. Tout ce qu&rsquo;il faut maintenant, c&rsquo;est laisser un peu plus de temps au temps pour mûrir la vision qu&rsquo;elle s&rsquo;est forgée. Je n&rsquo;aime pas les critiques littéraires pour deux raisons fondamentales : un, la critique est une suivante de la création littéraire, et pas le contraire ; deux, la critique, surtout à l&rsquo;heure actuelle, a la tendance extrêmement fâcheuse de poser avec la froideur des laboratoires des règles fixes de l&rsquo;excellence littéraire. Ce qui conduit à une conformisation du goût. Or, la littérature a toujours été avant-gardiste. La littérature est spirituellement subversive. Il n&rsquo;est pas à rappeler que les grands textes n&rsquo;ont pas été salués par la critique à leur apparition. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;après des années qu&rsquo;on a reconnu enfin leur valeur. La gloire littéraire est un investissement sur le temps. Il faut à l&rsquo;écrivain extrêmement de patience et surtout de garder la foi dans son projet. Vous savez, je garde toujours le mot de Charles Bukowski frais dans mon esprit : &laquo;&nbsp;Il n&rsquo;y a finalement qu&rsquo;une personne capable de juger une oeuvre, c&rsquo;est l&rsquo;auteur lui-même. S&rsquo;il se laisse influencer par les critiques, par les éditeurs, il est foutu.&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Julie-mazerolles.png"><img class="alignleft size-full wp-image-4881" title="Julie-mazerolles" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Julie-mazerolles.png" alt="" /></a>Julie Mazerolles,</strong> <em>28 ans, comédienne, vit à Lyon en France. Amoureuse inconditionnelle de Tanger. Y a vécu trois mois rue Ibn Oualid Khalid. Elle fréquentait beaucoup les insolites.</em><br />
Les insolites, un lieu atypique dans le contexte marocain mais  aussi plus généralement, un lieu où il fait bon venir trainer ou  papoter à souhait parce qu’il permet de cultiver une conscience éclairée  du monde, tout simplement aussi peut-être parce que c’est un lieu  construit avec beaucoup d’amour, n’en déplaise à la dictature économico  financière&#8230; Un lieu que je trouve cohérent par rapport à la beauté impalpable mais néanmoins charmante de Tanger.<em> </em><br />
<em>Capiteuses</em> a comme première qualité d’avoir une écriture généreuse, claire et rythmique. La langue est riche, la syntaxe juste et ciselée rend cet objet littéraire aussi seyant qu’une parure de haute couture&#8230;<br />
A travers une narration subtile et discrète, le lecteur/trice assiste aux récits, témoignages, confessions et pensées de différentes facettes féminines qui pourraient cependant toutes appartenir à une seule. Il n’y a pas vraiment de personnages mais une mélodie faite de voix distinctes aspirant pourtant toutes à l’expression d’une intensité débordante. Il s’agit donc d’une balade au cœur du féminin, un féminin insaisissable qui se transforme en permanence dans l’altérité sexuelle et/ou amoureuse.<em> Capiteuses</em> pourrait ainsi affoler les bien-pensants (ceux qui vivent et pensent à moitié) par sa sincérité quasi carnassière ; il y a du beau et du profond dans ces sentiments troubles, ambigus, parfois extrêmes ou désespérés, que l’on tait par pudeur ou par honte, mais que l’on vit de l’intérieur avec une intensité dévorante. L’écriture de Stéphanie Gaou aiguise et attise ainsi avec humour, tendresse et passion une certaine acuité à être au monde, à se savoir vivre ; nue, belle, seule et forte au milieu d’un exil transcendant. En suivant les variations du rythme de l’écriture on savoure les distinctions, parfois les nuances qui mènent du sensuel au charnel, de la lenteur à la contemplation.<br />
Je trouve que c’est un livre beau et simple à lire parce qu’il y a une forme de véracité déconcertante, une auto-dérision parfois suggérée qui permet d’éviter tout pathos ou faux-semblant. Il n’y a pas de chronologie imposée au lecteur, au contraire la typographie comme la narration nous invitent à nous perdre dans l’espace-temps et piquent notre curiosité pour retrouver certaines correspondances ou échos entre humeurs, images et  sensations.<br />
En somme, il s’agit d’une étreinte poétique qui nous emporte vers un féminin infini, pur et entêtant.</p>
<p><strong><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Jean-Zaganiaris.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-4836" title="Jean-Zaganiaris" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Jean-Zaganiaris.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Jean Zaganiaris,</strong> <em>enseignant, vit à Rabat</em>.<br />
Je mène actuellement une recherche sur la littérature marocaine. Lorsque j’ai vu la sortie de l&rsquo;ouvrage, cela m&rsquo;a beaucoup intéressé. J&rsquo;ai pris contact avec Stéphanie Gaou par mail et elle eu la gentillesse de me l&rsquo;envoyer. Ensuite, nous sommes rencontrés sur le plateau de Luxe radio, où elle est venue présenter son livre.<br />
Je connais la librairie les insolites où j&rsquo;ai présenté une conférence sur la transidentité dans l&rsquo;oeuvre de Khatibi, Leftah et Taïa ; c&rsquo;est un lieu chaleureux, intimiste. La déco est super et les livres y sont à l&rsquo;aise.<br />
Dans Capiteuses, j&rsquo;ai beaucoup aimé la façon dont le livre parle du désir féminin, sans vision culpabilisatrice ou bien sans verser dans un romantisme qui donne bonne conscience au récit. Il redonne au corps féminin ses lettres de noblesse dans le domaine de la sensualité ; à l’image de ce que fait Pascal Quignard. Les personnages ont des relations avec des hommes, ressentent du plaisir sexuel,  sans que cela soit forcément lié à une relation amoureuse. Cela fait écho un peu à « Q », le film de Laurent Bouhnik, qui lui aussi montre de bien belles capiteuses. J’ai également apprécié ces hybridités culturelles, ces visions cosmopolites qui sont entre les lignes du récit, qui se déroule au Maroc, en France, au Sénégal. J’ai trouvé cela très beau.</p>
<p><em><strong>Abdeslam Sika, </strong>un fidèle de la librairie.</em><br />
&laquo;&nbsp;Capiteuses&nbsp;&raquo; est à mon avis un livre qu&rsquo;on ne se lasse pas de lire et relire&#8230; parce qu&rsquo;on est porté par un élan poétique certain, économie de mot mais qui en dit long sur la vie et les gens, un questionnement perpétuel sur ce qui fait le fondement de notre être. Le lire en journal intime serait une gageure, car il parle de  TOUT et de RIEN. L&rsquo;auteure déborde d&rsquo;imagination et affiche une grande sensibilité artistique et humaine. N&rsquo;oublions pas que l&rsquo;auteure est  une poétesse de grand talent c.a.d UNE voltigeuse&#8230; Capiteuses est pour moi un recueil poétique traversé par un romantisme à la recherche du temps perdu&#8230;</p>
<p><strong><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Leila-Hafyane.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-4839" title="Leila Hafyane" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Leila-Hafyane.jpg" alt="" width="150" height="146" /></a>Leïla Hafyane,</strong><em> enseignante, écrivaine, vit à Casablanca, </em><em>auteure de </em><em>&laquo;&nbsp;Pages parallèles&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;L&rsquo;Autre Silence&nbsp;&raquo; chez L&rsquo;Harmattan</em>.<br />
Marrakech. Une soirée de printemps. Artistes, peintres, écrivains, réalisateurs, comédiens, monsieur et madame tout le monde. Sous un même toit. La maîtresse de maison accueille. Tout Sourire. Ce charivari bon enfant. La musique s’est tue. Forcée. Les voix, hautes, enflammées, rires déployés forcent son silence. D’entre les rires, une jeune sylphide, en robe fluide, s’avance vers moi. Je le comprends après coup, le regard de l’artiste. Je le comprends après coup, l’élan de l’auteur. On se présente, l’une l’autre. Stéphanie Gaou/Leïla Hafyane. Les mots sont jetés sur le tapis vert du jeu. Le hasard s’en mêle: libraire/écrivain. Double gagnant. On se parle peu. Le minimum pour un échange de coordonnées. On s’observe. On se vole comme font les écrivains des vivants.  Avaler pour mieux rendre: en mots sonnant. J’intéresse sa plume et la mienne y trempe non sans intérêt.<br />
D’elle je retiens le métier et le sourire. Puis je l’oublie dans les livres.<br />
Une ou deux années plus tard, Mon écran renvoie sur une page claire ce nom, sorti du noir de la mémoire, Stéphanie Gaou. Plus bas, un autre. <em>Capiteuses</em> ça monte à la tête.<br />
Je la revois dans une rencontre signature à Casablanca. L’écoute lire avant de lire. <em>Capiteuses</em>. Piège. On ne lit plus à ce moment. On lit l’autre. Cesse-t-on jamais de lire dans l’autre ? Qu’écrit-on ? Si ce n’est des parcelles de soi.<br />
<em>Capiteuses</em>, une coulée d’images.  Un puzzle qui souffrirait d’être assemblé. Désassemblé, il pousse des portes qui s’ouvrent sur Elle, Elle en Lui, Lui en Elle. Des anonymes doubles. Doublement intrigant. Et nous alors ? Nous en Elle, happées. Le je m’emmêle. Démêle les elles en elle. Elle le regarde. Elle l’aime. Elle le dissout, dans le ciel, la mer, le vin, il goutte sur la ville, sur le carrelage des chambres de la ville: page froide du désir exacerbé, page chaude d’un lit à peine quitté. Qui est lui ? L’inconnu qui laisse tant de mélancolie.<br />
<em>Capiteuses</em> fait du bruit, un bruit de mots. Ça craque, ça brise ; prive l’attente : inattendu. Le mot prend par surprise, assène des coups. Dos au mur, la phrase abdique, se rend. La phrase de Gaou, femme capiteuse, impatiente, fébrile.<br />
Femme en attente, à la Edward Hopper, un verre, sur le comptoir des mots. En partage, en silence, en elle.</p>
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		<title>&quot;Capiteuses&quot; de Stéphanie Gaou, un chant de liberté&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Apr 2012 10:09:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Editions Al Manar]]></category>
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		<category><![CDATA[Stéphanie Gaou]]></category>

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		<description><![CDATA[Sortie Française de Capiteuses, recueil de Stéphanie Gaou, créatrice de la librairie Les Insolites de Tanger, aux éditions Al Manar. Le titre de son bouquin, lui ressemble. Gaou ou plutôt Stéphanie est enivrante, généreuse, étourdissante, entêtante, exaltante, capiteuse quoi&#8230;. Capiteuses se veut un chant de liberté conjugué au Je/Jeu féminin. Parcours de créatures fantasmées, réelles, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Sortie Française de <em><strong>Capiteuses, </strong>r</em>ecueil de Stéphanie  Gaou, créatrice de la librairie Les Insolites de Tanger, aux éditions Al Manar.</p>
<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/04/Gaou-capiteuses.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-2618" title="Gaou-capiteuses" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/04/Gaou-capiteuses.png" alt="" /></a></p>
<p><em>Le titre de son bouquin, lui ressemble. Gaou ou plutôt Stéphanie est enivrante, généreuse, étourdissante, entêtante, exaltante, capiteuse quoi&#8230;.</em></p>
<p><em><strong>Capiteuses</strong> </em>se veut un chant de liberté conjugué au Je/Jeu féminin. Parcours de créatures fantasmées, réelles, intimes et intimidantes&#8230;</p>
<p>Quelques exemplaires déjà en  vente à la librairie à Tanger. Sinon, dans toutes les bonnes librairies  de France &amp; de Navarre!!!! Pour celles &amp; ceux qui n&rsquo;ont pas la patience d&rsquo;aller en librairie, voici le lien de l&rsquo;éditeur pour commander directement: <a rel="nofollow nofollow" href="http://www.editmanar.com/" target="_blank">http://www.editmanar.com/</a>.</p>
<p>Stéphanie Gaou remercie toutes celles &amp; tous ceux qui croient en elle depuis  toutes ces années, ils sont nombreuses et nombreux et les garde  précieusement dans son ♥.</p>
<p>Real special thanks to Emmanuelle Grangé, Alain  Gorius, Adil Bouftaim, Emmanuel Bernard, Aurèle Andrews, Marie Sophie  L., Fabien Pesty, Hicham Bouzid, Antoine Fournier et d&rsquo;autres que je  dois oublier&#8230;</p>
<p>Special memory à ma grand-mère Lucienne. Pensées à ma mère  Dominique &amp; mon frère Julien.</p>
<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/04/emmanuelle-grange-capiteuse.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-2633" title="emmanuelle-grange-capiteuse" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/04/emmanuelle-grange-capiteuse.png" alt="" /></a></p>
<h4><span style="color: #ff6600;"><strong>Spectacle par la comédienne parisienne Emmanuelle Grangé qui   interprétera des extraits du texte de Stéphanie Gaou, auteure et   fondatrice de la librairie le 28 avril</strong></span></h4>
<p><em><strong>Librairie Les Insolites </strong></em>&#8211; Lundi au samedi de 11 h à 20 h et le dimanche de 12 h à 16 h &#8211; 28 rue Khalid IbnOualid &#8211; Tanger.  Tél. 05 34 59 29 83    http://stephaniegaou.over-blog.com</p>
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		<title>« L’étincelle », le point sur les révolutions arabes</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Jul 2011 12:42:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Révolution arabes]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Ben Jelloun]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans la foulée de « Par le Feu », Tahar Ben Jelloun publie à chaud un essai « L’étincelle » Publié simultanément en France, en Italie et en Allemagne, Tahar Ben Jelloun livre à chaud son analyse de ce mouvement de révolte qui traverse depuis novembre 2010 le monde Arabe, et qui depuis ne cesse de se propager. C’est [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Dans la foulée de « Par le Feu », Tahar Ben Jelloun publie à chaud un essai <strong>« L’étincelle »</strong></p>
<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2011/07/Etincelle-ben-jelloun1.png"><img class="alignleft size-full wp-image-1616" title="Etincelle-ben-jelloun" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2011/07/Etincelle-ben-jelloun1.png" alt="" width="130" height="192" /></a>Publié simultanément en France, en Italie et en Allemagne, Tahar Ben Jelloun livre à chaud son analyse de ce mouvement de révolte qui traverse depuis novembre 2010 le monde Arabe, et qui depuis ne cesse de se propager.<br />
C’est <em>« un immense mur de Berlin qui tombe »</em> écrit-il, un moment historique, car il est maintenant acquis que plus rien, dans la région, ne sera comme avant. On ne reverra en effet pas de si tôt autour de la méditerranée des dictateurs à la longévité de Moubarak et Ben Ali, tant cette forme d’exercice du pouvoir a perdu toute légitimité au yeux des populations arabes. Des millions de manifestants sont descendus dans la rue pour réclamer dignité et égalité, et aucun régime n’a réussi à les empêcher, aussi verrouillé soit-il.<br />
Même le soutien hypocrite et intéressé des pays occidentaux, qui redoutaient tant l’islamisme et voulaient se ménager de bonnes opportunités commerciales, n’est plus d’actualité. Pourtant bien peu de gens ont vu venir ce vent de révolte qui semble maintenant irréversible. Pour nous l’expliquer, Tahar Ben Jelloun nous projette habilement « dans la peau » de Moubarak puis « dans la peau » de Ben Ali, acculés à la fuite, puis « dans la peau » de ces hommes ordinaires, tel Mohamed Bouazizi qui s’immola par le feu en Tunisie, et quelques autres en Egypte, en Lybie, en Algérie, qui furent <strong>les étincelles</strong> qui enflammèrent cette révolution.<br />
Mais, se refusant à considérer ces révolutions comme un seul et même phénomène, global et uniforme, Tahar Ben Jelloun, dans la deuxième partie de son essai, examine au cas par cas la situation des pays arabes touchés par la contestation : Tunisie, Egypte, Algérie, Yemen, Maroc, Lybie, Syrie, et évalue les chances de réussite de ces mouvements en tenant compte de leurs spécificité et de l’histoire de ces pays.<br />
L’occasion pour lui de souligner et saluer le rôle nouveau et décisif de la jeunesse arabe dans ces révoltes immensément courageuses.</p>
<p>Un essai clairvoyant et instructif sur ces événements à l’actualité brûlante, par un écrivain franco-marocain parmi les plus informés et attentifs au sujet.</p>
<p>Intéressant aussi pour imaginer l’avenir de ces mouvements encore loin d’aboutir et qu’il faut soutenir par la pensée et l’action.</p>
<p>Pour nous, européens, agir c’est d’abord comprendre, bien comprendre le contexte et les enjeux, c’est encourager et soutenir en communiquant.</p>
<p>Gallimard – 11 €</p>
<figure id="attachment_1617" style="width: 100px;" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2011/07/Tahar-ben-Jelloun.png"><img class="size-full wp-image-1617 " title="Tahar-ben-Jelloun" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2011/07/Tahar-ben-Jelloun.png" alt="" width="100" height="120" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Tahar Ben Jelloun</figcaption></figure>
<p>Certains me disent pourquoi tant de choses sur Ben Jelloun ?</p>
<p>C’est très simple, parce que « Tanger-experience » c’est Tanger et que Tahar Ben Jelloun est une personne crédible, de qualité, Marocain et vit à Tanger de surcroit…</p>
<p>Tahar Ben Je lloun est né en 1944 à Fès au Maroc. Ecrivain, journaliste et poète, il a obtenu le prix Goncourt en 1987 pour La nuit sacrée, et est membre de l&rsquo;académie Goncourt. Il a publié récemment chez Gallimard Jean Genet, menteur sublime. <em>Il est aussi l&rsquo;auteur de deux petits essais best sellers : Le racisme expliqué à ma fille, et de L&rsquo;islam expliqué aux enfants.</em></p>
<p>Paul Brichet</p>
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		<title>Si d&#039;aventures en aventures&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Jan 2011 21:19:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
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		<description><![CDATA[Publié aux Editions Lharmattan, dans la Collection Graveurs de mémoires. Tombé directement dans le cinéma, puisqu&#8217;il est né pendant le tournage du film &#171;&#160;La Patte Blanche&#160;&#187; en 1948 , Jean Claude n&#8217;a jamais quitté le métier depuis son adolescence. Souvenirs souvenirs, belles ou grinçantes mémoires : Hommage à son père qui s&#8217;évada en 1945 d&#8217;un [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2011/01/couv-sussfeld.png"><img class="alignleft size-full wp-image-1269" title="couv-sussfeld" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2011/01/couv-sussfeld.png" alt="" width="150" height="233" /></a>Publié aux Editions Lharmattan, dans la Collection Graveurs de mémoires.</p>
<p>Tombé directement dans le cinéma, puisqu&rsquo;il est né pendant le tournage du film &laquo;&nbsp;La Patte Blanche&nbsp;&raquo; en 1948 , Jean Claude n&rsquo;a jamais quitté le métier depuis son adolescence.<br />
Souvenirs souvenirs, belles ou grinçantes mémoires :<br />
Hommage à son père qui s&rsquo;évada en 1945 d&rsquo;un camp de concentration, en préface, puis 3 parties :<br />
&#8211; &nbsp;&raquo; moteur &nbsp;&raquo; : enfance à Passy visions d&rsquo;un enfant dans les années 60<br />
&#8211; &laquo;&nbsp;ça tourne &nbsp;&raquo; : à partir de 17 ans son travail d&rsquo;assistant (1967-80 )<br />
&#8211;&nbsp;&raquo; action &laquo;&nbsp;: auteur réalisateur</p>
<p>Ce récit, dédié au cinéma de la deuxième partie du vingtième siècle, nous emmène au cœur des tournages de cette époque.</p>
<p>C’est d’abord l’enfance d’un cinéaste, né dans une voiture travelling, sur un film des années 48, puis ses premiers pas, encore adolescent, assistant stagiaire sur Fantômas, aux côtés de Louis de Funès et de Jean Marais. Les films s’enchaînent avec Jean-Luc Godard, Claude Sautet, Gérard Oury, Michel Audiard, Yves Boisset, Roger Hanin, et tant d’autres. Nous sommes au cœur de la création du cinéma français des années 70, dans le secret des coulisses des Choses de la vie, des Aventures de Rabbi Jacob, dans l’intimité de Romy Schneider, de Louis de Funès ou d’Yves Montand. Puis l’assistant devient réalisateur et un autre regard sur ce métier nous est donné à travers ses diverses expériences de créateur.</p>
<p>C&rsquo;est  la traversée de toute une aventure cinématographique que les jeunes connaissent mal et que les moins jeunes auront plaisir à se laisser conter.<br />
Un récit sincère, pas une hagiographie, mais qui, au contraire, souhaite tendre la perche aux &laquo;&nbsp;nouvelles vagues &laquo;&nbsp;&#8230;<br />
Signature prévue fin février à la librairie Colonnes (date encore non précisée.)</p>
<p><em>Aïch Bengio</em></p>
<p>﻿</p>
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