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	<title>LE web magazine de Tanger - tanger-experience.com &#187; Tag Archive | LE web magazine de Tanger - tanger-experience.com</title>
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	<description>Tanger par l&#039;expérience... de sa rédaction et de ses contributeurs</description>
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		<title>“Much Loved” : un documentaire de société !</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Nov 2015 15:26:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Muched Love]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Ayouch]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici un intéressant article de Télérama au sujet de &#171;&#160;Much Loved&#160;&#187; le film de Nabil Ayouch qui a été censuré au Maroc. Pourtant la réalité n&#8217;est vraiment pas loin. Sans faire une enquête de police, il suffit d&#8217;aller prendre un verre dans quelques établissements de nuit de Tanger pour vite arriver à la même conclusion [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Voici un intéressant article de Télérama au sujet de &laquo;&nbsp;Much Loved&nbsp;&raquo; le film de Nabil Ayouch qui a été censuré au Maroc. Pourtant la réalité n&rsquo;est vraiment pas loin. Sans faire une enquête de police, il suffit d&rsquo;aller prendre un verre dans quelques établissements de nuit de Tanger pour vite arriver à la même conclusion que Ayouch. Le problème n&rsquo;est pas de juger mais de mettre en évidence ce véritable fléau. La prostitution existe malheureusement partout, même au Maroc! La meilleure façon de lutter contre cette dérive est d&rsquo;affronter et de ne pas se voiler la face&#8230;</em></strong></p>
<figure id="attachment_133" style="width: 750px;" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content//uploads/2015/11/much-loved-7541.jpg"><img class="wp-image-133 size-full" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content//uploads/2015/11/much-loved-7541.jpg" alt="La danse des Saoudiens..." width="750" height="410" /></a><figcaption class="wp-caption-text">La danse des Saoudiens&#8230;</figcaption></figure>
<p><em><span style="color: #800080;"><span style="color: #ff0000;">Reportage de <strong>Caroline Besse </strong>&#8211;</span> <span style="color: #333333;">Télérama.fr</span></span><br />
<strong>Au cinéma le Louxor à Paris, il sont venus nombreux, jeudi 11 juin, assister à la projection exceptionnelle du film de Nabil Ayouch, censuré au Maroc. La meilleure façon de déjouer la censure serait de projeter &laquo;&nbsp;Much Loved&nbsp;&raquo; à la Cinémathèque de Tanger&#8230; </strong></em></p>
<p><em>Aux abords du Louxor, cinéma du dixième arrondissement de Paris, il faisait très chaud, ce jeudi 11 juin. C&rsquo;était même caniculaire. On aurait pu être à Tanger ou Marrakech, où se déroule le film &laquo;&nbsp;Much Loved&nbsp;&raquo;, du réalisateur franco-marocain Nabil Ayouch. Le film était projeté hier soir dans la salle Youssef Chahine, comme dans six autres salles parisiennes et quatre cinémas en province, pour des avant-premières exceptionnelles. Des projections organisées en soutien au réalisateur, après l&rsquo;interdiction du film au Maroc.</em></p>
<p><em><span style="color: #ff0000;"><em>Entretien </em></span><br />
<strong>Nabil Ayouch : “Ils ont censuré mon film avant de le voir”</strong></em></p>
<p><em><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2015/06/Nabil-Ayouch.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-11081" title="Nabil-Ayouch" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2015/06/Nabil-Ayouch.jpg" alt="" width="160" height="240" /></a>Selon le gouvernement en effet, Much Loved « comporte un outrage grave aux valeurs morales et à la femme marocaine, et une atteinte flagrante à l’image du royaume ». Une décision basée sur de simples extraits diffusés par la Quinzaine des réalisateurs où le film était sélectionné, alimentée aussi par des rushes qui n&rsquo;apparaissent pas au montage final, mais qui auraient circulé sur Internet. Le film aborde frontalement la prostitution dans le pays, via le prisme de trois (puis quatre) jeunes femmes solidaires pour affronter les nuits glauques avec des clients, principalement saoudiens.</em></p>
<p>Ce soir-là au Louxor, la salle est quasiment pleine. Ahmed, 55 ans, et Rachida, 44 ans, nés au Maroc, habitent en France depuis plusieurs années. Ils sont venus apporter leur « soutien » et leur « solidarité » à Nabil Ayouch. « C&rsquo;est l&rsquo;esprit du 11 janvier qui nous anime, explique Ahmed. Celui de la liberté d&rsquo;expression et de la tolérance. Le travail de Nabil est très important pour le Maroc. » Il cite Ali Zaoua, Prince de la rue, sur les enfants errants, ou Les Chevaux de dieu, qui traite de jeunes gens en partance pour le jihad&#8230; « Je suis content qu&rsquo;il y ait autant de monde ce soir, je n&rsquo;ai jamais vu le cinéma aussi plein ! » s&rsquo;exclame-t-il.</p>
<p><strong>“Ce que montre ce film, c&rsquo;est simplement la face cachée du Maroc !”</strong></p>
<p>Quelques minutes avant le début de la séance, Emmanuel Papillon, le directeur du cinéma, apparaît sur la scène pour exprimer son soutien au réalisateur : « Cette projection était évidente compte tenu des problèmes que Nabil Ayouch a rencontrés et au regard de son œuvre. » ll présente Eric Lagesse, de Pyramide, le distributeur du film, avant que celui-ci ne prenne la parole à son tour : « C&rsquo;est un grand film qui rend hommage à ces femmes », explique-t-il. « Beaucoup de jeunes sont venus voir le film lors de la reprise au Forum des images, après le Festival de Cannes. J&rsquo;espère qu&rsquo;ils porteront la bonne parole à leurs amis au Maroc ! »&#8230; « Ou la mauvaise ! » l&rsquo;interrompt agressivement une jeune femme dans l&rsquo;assistance. « Là-bas, il n&rsquo;y a pas la même culture ! » La salle rouspète, puis applaudit Eric Lagesse qui rétorque qu&rsquo;on ne peut juger un film sur de seuls extraits.</p>
<figure id="attachment_11065" style="width: 750px;" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2015/06/much-loved-articleimg.png"><img class="size-full wp-image-11065" title="much-loved-articleimg" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2015/06/much-loved-articleimg.png" alt="" width="750" height="410" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Much Loved de Nabil Ayouch</figcaption></figure>
<p>La projection est ponctuée de silences pesants ou d&rsquo;écats de rires, de soupirs et de chuchotements&#8230; A la fin du film, plusieurs personnes se mettent à fredonner avec émotion la célèbre chanson marocaine Ya bent bladi, au générique. « Oh fille de mon pays, tes yeux m&rsquo;ont ravi ! À la vue de ta beauté, mon cœur s&rsquo;est attaché. »</p>
<p>Rachida et Ahmed le concèdent : <em>« Le langage cru et certains gros plans peuvent heurter. Mais ce que montre ce film, c&rsquo;est simplement la face cachée du Maroc ! La prostitution, la police corrompue&#8230; Tout cela existe, rien n&rsquo;est inventé. Si des filles font ce métier, c&rsquo;est par nécessité&#8230; »</em></p>
<p>Avant de prendre le métro pour rentrer chez elle, Kenza, 20 ans, née à Casablanca et étudiante à Paris, nous confie son enthousiasme. <em>« </em>Much Loved<em> représente très bien le Maroc et ses paradoxes, sans misérabilisme. C&rsquo;est drôle et poignant&#8230; Connaissant les politiques de mon pays, ça ne m&rsquo;étonne pas qu&rsquo;ils aient voulu l&rsquo;interdire. Ce qui me révolte surtout, c&rsquo;est que cette censure est totalement illégale. Aucune loi n&rsquo;a été respectée pour prendre cette décision, puisque le gouvernement n&rsquo;a pas vu le film ! Ce genre de polémiques, comme, plus récemment, celle avec Jennifer Lopez</em> [la chanteuse a été acccusée d&rsquo;outrage à la pudeur après un concert dans un festival marocain, ndlr] <em>c</em><em>ache des problèmes de fond plus graves. Au final, le gouvernement profite de cette polémique. Et pendant ce temps, on ne parle pas du reste&#8230; »</em></p>
<p><span style="color: #800080;"><em><span style="color: #000000;"><span style="color: #f9051e;">Synopsis:</span> </span><span style="color: #333333;">Marrakech aujourd&rsquo;hui. Noha, Randa, Soukaina, Hlima et les autres vivent d’amours tarifés. Ce sont des putes, des objets de désir. Les chairs se montrent, les corps s’exhibent et s’excitent, l’argent circule aux rythmes des plaisirs et des humiliations subies. Mais joyeuses et complices, dignes et émancipées dans leur royaume de femmes, elles surmontent la violence d’une société marocaine qui les utilise tout en les condamnant.</span></em></span></p>
<div id="blogvision"><iframe style="width: 640px; height: 360px;" src="http://www.allocine.fr/_video/iblogvision.aspx?cmedia=19555411" width="300" height="150" frameborder="0"></iframe><br />
<a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=237312.html" target="_blank">Much Loved</a><br />
<a href="http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19555411&amp;cfilm=237312.html">Much Loved Bande-annonce VO</a></div>
<p>Kenza n&rsquo;est pas la seule à être ulcérée par l&rsquo;absurdité et la violence d&rsquo;une telle censure. Sur la terrasse du Louxor, Najib, Kader et Samiha se sont assis pour boire une bière et grignoter. Ils ont essayé de voir le film aux Halles, mais la séance était complète. Najib, 61 ans, a quitté le Maroc à cause de son homosexualité, impossible à vivre dans son pays. <em>« Ce film, c&rsquo;est un documentaire !</em> s&rsquo;exclame-t-il. <em>Tout ce qu&rsquo;on voit, les Marocains le savent&#8230; » « Le Maroc est en pleine régression »</em>, se désole quant à lui Kader, 54 ans. <em>Les réactions sur Facebook après la diffusion des extraits ont été ahurissantes de violence. Pourtant, ce film reflète la réalité. »</em></p>
<p><em>« Il faut arrêter de vivre dans le déni, </em>renchérit Samiha, qui avait au Maroc une amie prostituée.<em> Ce film est très important car il traite de nombreux thèmes qui asphyxient le pays : la police et la justice corrompues, les hôpitaux bondés, la pédophilie&#8230; Tout ça existe ! » « Mais personne au Maroc ne veut voir cette réalité, la misère, les problèmes économiques&#8230;Ce n&rsquo;est pas un film qui va foutre en l&rsquo;air le pays ! Mais personne ne veut regarder la misère en face », </em>ajoute Kader.</p>
<p>Pour Samiha, le Maroc est un pays <em>« schizophrène, bourré de contradiction »</em>. Et cette polémique l&rsquo;a définitivement écœurée. Elle ne compte pas retourner au Maroc avant un moment, alors qu&rsquo;y vivent toujours ses parents et ses quatre sœurs. <em>« Je ne veux pas y emmener ma fille&#8230; »</em> Mais dès que le DVD de <em>Much Loved</em> sortira, elle l&rsquo;enverra à sa famille.</p>
<p><em>Reportage de <strong>Caroline Besse</strong> &#8211; Télérama.fr</em></p>
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		<title>“Much Loved” : “Ce film, c&#039;est un documentaire !”</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Jun 2015 12:19:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Economie]]></category>
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		<description><![CDATA[Voici un intéressant article de Télérama au sujet de &#171;&#160;Much Loved&#160;&#187; le film de Nabil Ayouch qui a été censuré au Maroc. Pourtant la réalité n&#8217;est vraiment pas loin. Sans faire une enquête de police, il suffit d&#8217;aller prendre un verre dans quelques établissements de nuit de Tanger pour vite arriver à la même conclusion [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>Voici un intéressant article de Télérama au sujet de &laquo;&nbsp;Much Loved&nbsp;&raquo; le film de Nabil Ayouch qui a  été censuré au Maroc. Pourtant la réalité n&rsquo;est vraiment pas loin. Sans  faire une enquête de police,  il suffit d&rsquo;aller prendre un verre dans quelques établissements de nuit de Tanger pour vite arriver à la même conclusion que Ayouch. Le  problème n&rsquo;est pas de juger mais de mettre en évidence ce véritable fléau. La prostitution existe malheureusement partout, même au Maroc! La meilleure façon de lutter contre cette dérive est d&rsquo;affronter et de ne pas se voiler la face&#8230;</em></p>
<p><em><span style="color: #800080;"><span style="color: #ff0000;">Reportage de <strong>Caroline Besse </strong>&#8211;</span> <span style="color: #333333;">Télérama.fr</span></span><br />
<strong>Au cinéma le Louxor à Paris, il sont venus nombreux, jeudi 11 juin, assister à la projection exceptionnelle du film de Nabil Ayouch, censuré au Maroc. La meilleure façon de déjouer la censure serait de projeter &laquo;&nbsp;Much Loved&nbsp;&raquo; à la Cinémathèque de Tanger&#8230; <strong> </strong></strong></em></p>
<p><em>Aux abords du Louxor, cinéma du dixième arrondissement de Paris, il faisait très chaud, ce jeudi 11 juin. C&rsquo;était même caniculaire. On aurait pu être à Tanger ou Marrakech, où se déroule le film &laquo;&nbsp;Much Loved&nbsp;&raquo;, du réalisateur franco-marocain Nabil Ayouch. Le film était projeté hier soir dans la salle Youssef Chahine, comme dans six autres salles parisiennes et quatre cinémas en province, pour des avant-premières exceptionnelles. Des projections organisées en soutien au réalisateur, après l&rsquo;interdiction du film au Maroc.</em></p>
<p><em><span style="color: #ff0000;"><em>Entretien </em></span><br />
<strong>Nabil Ayouch : “Ils ont censuré mon film avant de le voir”</strong></em></p>
<p><em><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2015/06/Nabil-Ayouch.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-11081" title="Nabil-Ayouch" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2015/06/Nabil-Ayouch.jpg" alt="" width="160" height="240" /></a>Selon le gouvernement en effet, Much Loved « comporte un outrage grave aux valeurs morales et à la femme marocaine, et une atteinte flagrante à l’image du royaume ». Une décision basée sur de simples extraits diffusés par la Quinzaine des réalisateurs où le film était sélectionné, alimentée aussi par des rushes qui n&rsquo;apparaissent pas au montage final, mais qui auraient circulé sur Internet. Le film aborde frontalement la prostitution dans le pays, via le prisme de trois (puis quatre) jeunes femmes solidaires pour affronter les nuits glauques avec des clients, principalement saoudiens.</p>
<p>Ce soir-là au Louxor, la salle est quasiment pleine. Ahmed, 55 ans, et Rachida, 44 ans, nés au Maroc, habitent en France depuis plusieurs années. Ils sont venus apporter leur « soutien » et leur « solidarité » à Nabil Ayouch. « C&rsquo;est l&rsquo;esprit du 11 janvier qui nous anime, explique Ahmed. Celui de la liberté d&rsquo;expression et de la tolérance. Le travail de Nabil est très important pour le Maroc. » Il cite Ali Zaoua, Prince de la rue, sur les enfants errants, ou Les Chevaux de dieu, qui traite de jeunes gens en partance pour le jihad&#8230; « Je suis content qu&rsquo;il y ait autant de monde ce soir, je n&rsquo;ai jamais vu le cinéma aussi plein ! » s&rsquo;exclame-t-il.</p>
<p><strong>“Ce que montre ce film, c&rsquo;est simplement la face cachée du Maroc !”</strong></p>
<p>Quelques minutes avant le début de la séance, Emmanuel Papillon, le directeur du cinéma, apparaît sur la scène pour exprimer son soutien au réalisateur  : « Cette projection était évidente compte tenu des problèmes que Nabil Ayouch a rencontrés et au regard de son œuvre. » ll présente Eric Lagesse, de Pyramide, le distributeur du film, avant que celui-ci ne prenne la parole à son tour : « C&rsquo;est un grand film qui rend hommage à ces femmes », explique-t-il. « Beaucoup de jeunes sont venus voir le film lors de la reprise au Forum des images, après le Festival de Cannes. J&rsquo;espère qu&rsquo;ils porteront la bonne parole à leurs amis au Maroc ! »&#8230; « Ou la mauvaise ! » l&rsquo;interrompt agressivement une jeune femme dans l&rsquo;assistance. « Là-bas, il n&rsquo;y a pas la même culture ! » La salle rouspète, puis applaudit Eric Lagesse qui rétorque qu&rsquo;on ne peut juger un film sur de seuls extraits.</p>
<figure id="attachment_11065" style="width: 600px;" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2015/06/much-loved-articleimg.png"><img class="size-full wp-image-11065" title="much-loved-articleimg" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2015/06/much-loved-articleimg.png" alt="" width="600" height="300" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Much Loved de Nabil Ayouch</figcaption></figure>
<p style="text-align: center;">
<p>La projection est ponctuée de silences pesants ou d&rsquo;écats de rires, de soupirs et de chuchotements&#8230; A la fin du film, plusieurs personnes se mettent à fredonner avec émotion la célèbre chanson marocaine Ya bent bladi, au générique. « Oh fille de mon pays, tes yeux m&rsquo;ont ravi ! À la vue de ta beauté, mon cœur s&rsquo;est attaché. »</p>
<p>Rachida et Ahmed le concèdent : <em>« Le langage cru et certains gros  plans peuvent heurter. Mais ce que montre ce film, c&rsquo;est simplement la  face cachée du Maroc ! La prostitution, la police corrompue&#8230; Tout cela  existe, rien n&rsquo;est inventé. Si des filles font ce métier, c&rsquo;est par  nécessité&#8230; »</em></p>
<p>Avant de prendre le métro pour rentrer chez elle, Kenza, 20 ans, née à  Casablanca et étudiante à Paris, nous confie son enthousiasme. <em>« </em>Much Loved<em> représente très bien le Maroc et ses paradoxes, sans misérabilisme.  C&rsquo;est drôle et poignant&#8230; Connaissant les politiques de mon pays, ça ne  m&rsquo;étonne pas qu&rsquo;ils aient voulu l&rsquo;interdire. Ce qui me révolte surtout,  c&rsquo;est que cette censure est totalement illégale. Aucune loi n&rsquo;a été  respectée pour prendre cette décision, puisque le gouvernement n&rsquo;a pas  vu le film ! Ce genre de polémiques, comme, plus récemment, celle avec  Jennifer Lopez</em> [la chanteuse a été acccusée d&rsquo;outrage à la pudeur après un concert dans un festival marocain, ndlr] <em>c</em><em>ache  des problèmes de fond plus graves. Au final, le gouvernement profite de  cette polémique. Et pendant ce temps, on ne parle pas du reste&#8230; »</em></p>
<p><span style="color: #800080;"><em><span style="color: #000000;"><span style="color: #f9051e;">Synopsis:</span> </span><span style="color: #333333;">Marrakech aujourd&rsquo;hui. Noha, Randa, Soukaina, Hlima et les autres vivent d’amours tarifés. Ce sont des putes, des objets de désir. Les chairs se montrent, les corps s’exhibent et s’excitent, l’argent circule aux rythmes des plaisirs et des humiliations subies. Mais joyeuses et complices, dignes et émancipées dans leur royaume de femmes, elles surmontent la violence d’une société marocaine qui les utilise tout en les condamnant.</span></em></span></p>
<p><iframe frameborder="0" width="480" height="270" src="//www.dailymotion.com/embed/video/x2sek2q" allowfullscreen></iframe><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/x2sek2q_much-loved-de-nabil-ayouch-extrait_shortfilms" target="_blank">Much Loved, de  Nabil Ayouch (extrait)</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/Telerama_BA" target="_blank">Telerama_BA</a></i></p>
<p>Kenza n&rsquo;est pas la seule à être ulcérée par l&rsquo;absurdité et la  violence d&rsquo;une telle censure. Sur la terrasse du Louxor, Najib, Kader et  Samiha se sont assis pour boire une bière et grignoter. Ils ont essayé  de voir le film aux Halles, mais la séance était complète. Najib, 61  ans, a quitté le Maroc à cause de son homosexualité, impossible à vivre  dans son pays. <em>« Ce film, c&rsquo;est un documentaire !</em> s&rsquo;exclame-t-il. <em>Tout ce qu&rsquo;on voit, les Marocains le savent&#8230; » « Le Maroc est en pleine régression »</em>, se désole quant à lui Kader, 54 ans. <em>Les  réactions sur Facebook après la diffusion des extraits ont été  ahurissantes de violence. Pourtant, ce film reflète la réalité. »</em></p>
<p><em>« Il faut arrêter de vivre dans le déni, </em>renchérit Samiha, qui avait au Maroc une amie prostituée.<em> Ce film est très important car il traite de nombreux thèmes qui  asphyxient le pays : la police et la justice corrompues, les hôpitaux  bondés, la pédophilie&#8230; Tout ça existe ! » « Mais personne au Maroc ne  veut voir cette réalité, la misère, les problèmes économiques&#8230;Ce n&rsquo;est  pas un film qui va foutre en l&rsquo;air le pays ! Mais personne ne veut  regarder la misère en face », </em>ajoute Kader.</p>
<p>Pour Samiha, le Maroc est un pays <em>« schizophrène, bourré de contradiction »</em>.  Et cette polémique l&rsquo;a définitivement écœurée. Elle ne compte pas  retourner au Maroc avant un moment, alors qu&rsquo;y vivent toujours ses  parents et ses quatre sœurs. <em>« Je ne veux pas y emmener ma fille&#8230; »</em> Mais dès que le DVD de <em>Much Loved</em> sortira, elle l&rsquo;enverra à sa famille.</p>
<p><em>Reportage de <strong>Caroline Besse</strong> &#8211; Télérama.fr</em></p>
<p></em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
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		<title>Les chevaux de Dieu, un nouveau regard sur le terrorisme</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Feb 2013 23:24:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Nabil Ayouch]]></category>

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		<description><![CDATA[Le film à succès &#171;&#160;Les Chevaux de dieu&#160;&#187; du réalisateur marocain Nabil Ayouch sera à l&#8217;affiche dans les salles obscures françaises, à partir du 20 février, selon le programme des sorties cinéma dans l&#8217;Hexagone. La sortie française de cette adaptation au grand écran du roman de l&#8217;écrivain Mahi Binebine &#171;&#160;Les Etoiles de Sidi Moumen&#160;&#187;, inspirée [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le film à succès &laquo;&nbsp;Les Chevaux de dieu&nbsp;&raquo; du  réalisateur marocain Nabil Ayouch sera à l&rsquo;affiche dans les salles  obscures françaises, à partir du 20 février, selon le programme des  sorties cinéma dans l&rsquo;Hexagone.</strong></p>
<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/affiche-les-chevaux-de-dieu.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5059" title="affiche-les-chevaux-de-dieu" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/affiche-les-chevaux-de-dieu.jpg" alt="" width="300" height="400" /></a>La sortie française de cette adaptation au grand  écran du roman de l&rsquo;écrivain Mahi Binebine &laquo;&nbsp;Les Etoiles de Sidi Moumen&nbsp;&raquo;,  inspirée des attentats terroristes de Casablanca en mai 2003, vient  couronner la success strory que connaît le film, révélé l&rsquo;année dernière  à l&rsquo;occasion du 65 ème festival de Cannes.</p>
<p>Depuis sa projection en mai dernier à  Cannes, en compétition officielle de la section &laquo;&nbsp;Un Certain Regard&nbsp;&raquo;,  l&rsquo;oeuvre de Nabil Ayouch ne cesse d&rsquo;accumuler les succès, recevant pas  moins d&rsquo;une dizaine de distinctions à travers le monde, dont les  dernières en date les <strong>prix de la meilleure musique et de la meilleure  image du 14è Festival national du film (FNF), tenu la semaine dernière à  Tanger.</strong></p>
<p>Même si son film n&rsquo;a pas eu le prix d&rsquo;Un Certain Regard,  le talent du cinéaste avait forcé l&rsquo;admiration du jury du Prix François  Chalais (du nom du grand reporter et critique de cinéma français) qui  lui a été remis en marge de la compétition cannoise.</p>
<p>Ses membres  saluaient déjà le travail du réalisateur marocain qui, avec ce film  &laquo;&nbsp;courageux&nbsp;&raquo;, a su démonter, &laquo;&nbsp;avec un art subtil de la peinture sociale,  les méthodes d&rsquo;endoctrinement de certaines cellules islamistes qui  prônent le djihad par le terrorisme: une des grandes menaces planétaire  de ce 21e siècle&nbsp;&raquo;, tout en inscrivant cette oeuvre &laquo;&nbsp;dans ce printemps arabe qui a  permis d&rsquo;élargir le champ de la liberté, dont Ayouch a su repousser les  lignes&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Outre le Prix François Chalais, l&rsquo;oeuvre a été primée  dans différents festivals internationaux, raflant notamment le Grand  Prix du Festival de Bastia, le Prix spécial du jury et le prix du jury  junior au Festival de Namur, le Grand prix du Festival de Valladolid, le  prix jeune public (Cinémed), le Prix du public du Festival Lumières  d&rsquo;Afrique, le Grand prix et prix Cineuropa du Festival du cinéma  méditerranéen de Bruxelles et le prix du meilleur réalisateur au  Festival de Doha.</p>
<p>Né à Paris en 1969, Nabil Ayouch compte à son  actif plusieurs oeuvres cinématographiques au rayonnement international  reconnu, dont &laquo;&nbsp;My Land&nbsp;&raquo;, un film documentaire sur le conflit  israélo-palestinien très salué par les critiques, déjà sorti en France  l&rsquo;année dernière.</p>
<p>Cette oeuvre a également eu un parcours  remarqué, projetée dans plusieurs festivals internationaux, et primée  notamment au Festival national de Tanger 2011 du prix du montage et du  prix de la meilleure musique.</p>
<p>Nabil Ayouch compte aussi d&rsquo;autres  films largement primés à travers le monde dans divers festivals et  vendus dans de nombreux pays. &laquo;&nbsp;Mektoub&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Ali Zaoua&nbsp;&raquo; avaient  représenté le Maroc aux Oscars en 1998 et 2001.</p>
<p><em>MAP</em></p>
<h3><strong>Synopsis Les chevaux de Dieu</strong></h3>
<p>En 2003 à Casablanca,  plusieurs attentats kamikazes dans le  centre-ville firent 41 morts et de nombreux blessés. A la stupéfaction  de l’opinion publique, l’enquête révéla que les auteurs étaient des  jeunes issus des bidonvilles… Le réalisateur Nabil Ayouch a voulu  s’inspirer librement de cet évènement tragique pour se poser une  question cruciale : comment devient-on terroriste religieux, &laquo;&nbsp;cheval de  Dieu&nbsp;&raquo; ?</p>
<p>Yachine,  10 ans, vit avec sa famille dans le bidonville de Sidi Moumen à  Casablanca. Sa mère, Yemma, dirige comme elle peut toute la famille. Un  père dépressif, un frère à l&rsquo;armée, un autre presque autiste et un  troisième, Hamid, 13 ans, petit caïd du quartier et protecteur de  Yachine.</p>
<p>Puis Hamid se retrouve en prison, Yachine enchaîne alors  les petits boulots pour sortir de ce marasme où règnent violence, misère  et drogue. A sa sortie de prison, Hamid a changé. Devenu islamiste  radical pendant son incarcération il persuade Yachine et ses amis de  rejoindre leurs &laquo;&nbsp;frères&nbsp;&raquo;. L&rsquo;Imam Abou Zoubeir, chef spirituel, entame  alors avec eux une longue préparation physique et mentale. Un jour, il  leur annonce qu&rsquo;ils ont été choisis pour devenir des martyrs.<br />
Ce film est librement inspiré des attentats terroristes du 16 mai 2003 à Casablanca.</p>
<h3>Bio Nabil Ayouch</h3>
<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Nabil-Ayouch1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5071" title="Nabil-Ayouch" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Nabil-Ayouch1.jpg" alt="" width="590" height="315" /></a></p>
<p>Après avoir suivi des cours de théâtre pendant trois ans,  Nabil Ayouch se tourne vers la réalisation. Sa carrière commence par la  réalisation de spots publicitaires et, en 1992, il signe son premier  court métrage : <em>Les Pierres bleues du désert</em>, avec Jamel  Debbouze. Il réalise ensuite deux autres courts métrages, en 1994 et  1996, qui sont tous deux primés dans plusieurs festivals. L’année  suivante, il se lance et réalise son premier long : <em>Mektoub</em>, qui remporte un énorme succès au Maroc. Il signe ensuite <em>Ali Zaoua</em>, suivi de <em>Whatever Lola Wants</em>, une comédie. Son film <em>Les chevaux de Dieu</em> est sélectionné dans la catégorie Un certain regard à Cannes en 2012.</p>
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