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	<title>LE web magazine de Tanger - tanger-experience.com &#187; Tag Archive | LE web magazine de Tanger - tanger-experience.com</title>
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	<description>Tanger par l&#039;expérience... de sa rédaction et de ses contributeurs</description>
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		<title>Sol: Un poème amoureux qui se joue à Tanger&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Jul 2025 11:01:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Ecrivain]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Guiguet Bologne]]></category>
		<category><![CDATA[Sol]]></category>

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		<description><![CDATA[Philippe Guiguet Bologne sort son nouvel et 6e opus poétique de la série &#171;&#160;Les chants illicites&#160;&#187;, intitulé &#171;&#160;Sol&#160;&#187; chez l&#8217;éditeur Slaïki de Tanger. &#160; Sol, est un poème amoureux qui se joue à Tanger, entre d&#8217;infinies baignades dans l&#8217;Atlantique, une sourde lutte contre un démon dans la chambre rouge, et sur l&#8217;asphalte hivernal et pluvieux [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Philippe Guiguet Bologne sort son nouvel et 6e opus poétique de la série &laquo;&nbsp;Les chants illicites&nbsp;&raquo;, intitulé &laquo;&nbsp;Sol&nbsp;&raquo; chez l&rsquo;éditeur Slaïki de Tanger.</strong></p>
<figure id="attachment_27254" style="width: 750px;" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2025/07/achakkar-guiguet-bologne7541-750x3501.jpg"><img class="wp-image-27254 size-full" title="tanger-experience - le web magazine de Tanger - 6e opus poétique de Philippe Guiguet Bologne, Sol" src="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2025/07/achakkar-guiguet-bologne7541-750x3501.jpg" alt="tanger-experience - le web magazine de Tanger - 6e opus poétique de Philippe Guiguet Bologne, Sol" width="750" height="350" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Philippe Guiguet-Bologne</figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>Sol, est un poème amoureux qui se joue à Tanger, entre d&rsquo;infinies baignades dans l&rsquo;Atlantique, une sourde lutte contre un démon dans la chambre rouge, et sur l&rsquo;asphalte hivernal et pluvieux du boulevard des noctambules, complète les précédents poèmes et autant d&rsquo;expérimentations, Prémisses, Tâcles, Check-Point, Souffles et Erg&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p></blockquote>
<p><strong>Extrait de &laquo;&nbsp;Sol&nbsp;&raquo;&#8230;</strong></p>
<p><a href="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2025/07/Sol-couv-750-25.jpg"><img class=" wp-image-27246  alignleft" title="tanger-experience - le web magazine de Tanger - 6e opus poétique de Philippe Guiguet Bologne, Sol" src="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2025/07/Sol-couv-750-25.jpg" alt="tanger-experience - le web magazine de Tanger - 6e opus poétique de Philippe Guiguet Bologne, Sol" width="311" height="467" /></a>la ville dévide ses miroirs d’asphalte<br />
dans un chuintement de sol détrempé<br />
frissonne son rituel quotidien du paseo<br />
comme on froisse une robe de soie<br />
pour un baiser à l’ombre d’un recoin</p>
<p>je vagabonde dans les embruns<br />
au cœur flottant et noir de l’interzone<br />
par les ecchymoses de ton territoire</p>
<p>l’immeuble penche sur ces vieilles pentes<br />
où l’on s’émèche de mauvais vins andalous<br />
et de drogues coupées à la colle et au henné</p>
<p>les hommes ivres d’amour y hurlent la nuit<br />
supplient le ciel de combler tous ces vides<br />
dont ils implosent à chercher des femmes<br />
leurs odeurs grasses et leurs onctions amères<br />
la chaleur de leurs plis et les palpitations<br />
des cœurs remontés à fleur de tempes<br />
les muqueuses vultueuses de tant battre<br />
dans le désespoir vertigineux du plaisir</p>
<p>la mélancolie sous leurs rires frelatés</p>
<p>les hommes brament à la lune buveuse<br />
en appelant au ciel et à ses miracles<br />
pour apaiser leur vie de rien et de misère<br />
à manœuvrer des barques de pêches usées<br />
sur le noir des nuits de contrebande<br />
dans le vide lançant leurs filets qui désormais<br />
ne récoltent plus que des dépouilles de migrants</p>
<p><em><strong>Sol</strong></em><br />
Slaïki, Tanger, 2005<br />
56 pages, 4 Euros, 40 dh<br />
10&#215;15 cm</p>
<p><strong>On peut se procurer &laquo;&nbsp;Sol&nbsp;&raquo; en exclusivité à la Librairie les Insolites et à Gallery Kent à Tanger&#8230;</strong></p>
<p><em> Actualités de Philippe Guiguet Bologne:</em> <a href="http://www.philippe-guiguet-bologne.com" target="_blank">www.philippe-guiguet-bologne.com</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Philippe Guiguet-Bologne prend le grand large.</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Feb 2025 19:40:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecrivain]]></category>
		<category><![CDATA[Le grand large]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Guiguet Bologne]]></category>

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		<description><![CDATA[Philippe Guiguet Bologne nous livre son dernier opus, un récit intitulé &#171;&#160;Le grand large&#160;&#187;, qui questionne ce que sont l&#8217;oasis et son désert&#8230; Quand nous pensions trouver dans le désert une forme de sérénité, un détachement du monde matériel, quand nous croyions y déceler une liberté toute d’immatérialité, nous n’y avons levé que nos propres vides. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><strong>Philippe Guiguet Bologne nous livre son dernier opus, un récit intitulé &laquo;&nbsp;Le grand large&nbsp;&raquo;, qui questionne ce que sont l&rsquo;oasis et son désert&#8230;</strong></p></blockquote>
<p><a href="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2025/02/guiguet-Bologne-Le-grand-large-750.jpg"><img class="aligncenter wp-image-26392 size-full" title="tanger-experience - le web magazine de Tanger - Le grand large de Philippe Guiguet-Bologne" src="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2025/02/guiguet-Bologne-Le-grand-large-750.jpg" alt="tanger-experience - le web magazine de Tanger - Le grand large de Philippe Guiguet-Bologne" width="750" height="1194" /></a></p>
<p>Quand nous pensions trouver dans le désert une forme de sérénité, un détachement du monde matériel, quand nous croyions y déceler une liberté toute d’immatérialité, nous n’y avons levé que nos propres vides. Pour qui n’y est pas né et qui n’en vit pas, le désert est une réalité en creux où consigner nos seuls fantasmes, des plus élevés jusqu’aux plus éculés. Philippe Guiguet-Bologne a effectué quelques séjours à Tata, sur le seuil du Sahara, pour aller questionner ce que sont l’oasis et son désert. Il y a trouvé un petit paradis, un temps qui échappe encore à son époque, des hommes dont le sourire est tracé par la conscience d’être là, et toute une volière d’oiseaux. Il a aussi percé une vaste inquiétude, un sentiment de mort hantant les ruines d’un monde méprisé par la modernité et anéanti par une ère qui ne se repaît que d’instantanéité, quand le désert est nourri d’éternité et d’atemporalité. <i>Le grand large </i>est le récit de cette découverte, accompagnée par toutes les considérations sur ce que signifie faire humanité et sur quel sens peut avoir l’écriture face à tout cela.</p>
<p><em>Extrait : &laquo;&nbsp;La grâce de l’homme de Tata se traduit par un trait des plus touchants : ici, les hommes sont un sourire. Ils sourient pour rien et presque en permanence, au vent et au ciel, pour le plaisir de sourire pourrait-on croire. Comme s’ils tenaient à obliger le reste du monde à se plier à leur douceur. Ce sourire est bien plus profond qu’un simple signe de félicité passagère : ils le portent comme une étoile au fond du cœur, une petite lumière qui perdure à travers les générations et les aléas de la vie et qui luirait pour rappeler qu’ils viennent du paradis, qu’ils le savent et que l’oasis a été créée pour qu’en chaque seconde de leur existence ils s’en souviennent. Un sourire comme une mémoire antédiluvienne du séjour dans l’Éden. Les hommes, ici, arborent le sourire d’Adam, avant que Dieu ne lui ait dessillé les yeux et quand il ne connaissait encore du monde que sa beauté et son harmonie : le sourire d’un éblouissement originel et qui naît de la satisfaction, de la grâce et de la volupté que l’humanité n’aurait jamais dû perdre, puisqu’elle se dit l’œuvre consciente et créée à l’image de son Créateur.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Le grand large vient de paraître chez L&rsquo;Harmattan.</strong><br />
Il est possible de se le procurer chez votre libraire ou sur <a href="https://www.editions-harmattan.fr/catalogue/livre/le-grand-large-1/77967" target="_blank">https://www.editions-harmattan.fr/catalogue/livre/le-grand-large-1/77967</a>.</p>
<div>Au Maroc, il est possible de le trouver sur <a href="https://www.livremoi.ma/catalog/product/view/id/3059210/" target="_blank">https://www.livremoi.ma/catalog/product/view/id/3059210/</a> (<a href="http://livremoi.ma/" target="_blank">livremoi.ma</a>) et bientôt à la librairie Les Insolites et à Gallery Kent, à Tanger&#8230;</div>
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		<title>&#171;&#160;Écrits sur les cimaises&#160;&#187; de Philippe Guiguet Bologne.</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Apr 2024 09:55:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
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		<category><![CDATA[les insolites à Tanger]]></category>
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		<description><![CDATA[Écrits sur les cimaises est un recueil de textes de catalogues réalisés depuis 12 ans par Philippe Guiguet Bologne. Beaucoup de ces textes ont été produit pour Gallery Kent, mais aussi la galerie Shat, la Galerie Delacroix, Conil et la fondation Hassan II. &#171;&#160;On s&#8217;est rendus compte que ça montrait une démarche théorique cohérente et [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><span class="x4k7w5x x1h91t0o x1h9r5lt x1jfb8zj xv2umb2 x1beo9mf xaigb6o x12ejxvf x3igimt xarpa2k xedcshv x1lytzrv x1t2pt76 x7ja8zs x1qrby5j"><span class="x193iq5w xeuugli x13faqbe x1vvkbs xlh3980 xvmahel x1n0sxbx x1lliihq x1s928wv xhkezso x1gmr53x x1cpjm7i x1fgarty x1943h6x xudqn12 x3x7a5m x6prxxf xvq8zen xo1l8bm xzsf02u" dir="auto"><strong>Écrits sur les cimaises est un recueil de textes de catalogues réalisés depuis 12 ans par Philippe Guiguet Bologne. Beaucoup de ces textes ont été produit pour Gallery Kent, mais aussi la galerie Shat, la Galerie Delacroix, Conil et la fondation Hassan II. <em>&laquo;&nbsp;On s&rsquo;est rendus compte que ça montrait une démarche théorique cohérente et que ça pouvait être utile de les rassembler pour donner une vue d&rsquo;ensemble sur mon approche théorique de l&rsquo;art. Et ça donne aussi un certain portrait &#8211; partial et partiel, mais intéressant et parlant &#8211; de l&rsquo;art qui se fait dans cette décennie&nbsp;&raquo;</em>, déclare Philippe Guiguet-Bologne.</strong><br />
</span></span></p>
<p>&nbsp;</p></blockquote>
<p><a href="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2024/04/cimaise-guiguet-750.png"><img class="aligncenter wp-image-25171 size-full" title="tanger-experience - le web magazine de Tanger - Ecrits sur les cimaise de Philippe Guiguet Bologne" src="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2024/04/cimaise-guiguet-750.png" alt="tanger-experience - le web magazine de Tanger - Ecrits sur les cimaise de Philippe Guiguet Bologne" width="750" height="313" /></a></p>
<p><span class="x4k7w5x x1h91t0o x1h9r5lt x1jfb8zj xv2umb2 x1beo9mf xaigb6o x12ejxvf x3igimt xarpa2k xedcshv x1lytzrv x1t2pt76 x7ja8zs x1qrby5j"><span class="x193iq5w xeuugli x13faqbe x1vvkbs xlh3980 xvmahel x1n0sxbx x1lliihq x1s928wv xhkezso x1gmr53x x1cpjm7i x1fgarty x1943h6x xudqn12 x3x7a5m x6prxxf xvq8zen xo1l8bm xzsf02u" dir="auto">C&rsquo;est une initiative d&rsquo;Aziza Laraki, après la publication de la monographie consacrée à Ouazzani. Gallery Kent ouvre un rayon livres et envisage de publier quelques nouveaux livres, pour accompagner son travail avec les expositions&#8230;</span></span></p>
<div class="xdj266r x11i5rnm xat24cr x1mh8g0r x1vvkbs x126k92a">
<div dir="auto"><strong>Écrits sur les cimaises</strong> by Philippe Guiguet Bologne.</div>
<div dir="auto">Avant-propos by Mohamed Hmoudane.</div>
<div dir="auto">Édition SLAIKI AKHAWAYNE &amp; GALLERY KENT</div>
<div dir="auto">
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Quatrième de couverture</strong></p>
<p>Étudiant en théorie de l’art à Paris III et Paris I, où il fut doctorant, Philippe Guiguet Bologne réfléchit et écrit sur l’art contemporain au Maroc depuis maintenant trente-et-un an. Il vit depuis ce temps à Tanger, choix qui lui a permis de dresser le bilan des années fondatrices de l’art moderne, puis de rencontrer et de sympathiser avec des figures aussi fortes que Khalil El Ghrib, Mohamed Melehi, Mohamed Chebaa, Farid Belkahia ou Fouad Bellamine, tout en accompagnant l’émergence de la postmodernité marocaine et de se passionner pour l’art contemporain plus récent. Auteur de nombreux textes de catalogues et d’articles de presse, il fallut attendre cette dernière décade pour que la rencontre avec Aziza Laraki et Gallery Kent confère un tour plus systématique et approfondi à cette double passion de l’art et de l’écriture, ainsi qu’une réflexion plus pérenne, conduisant à la possibilité de constituer ce recueil. <em>Écrits sur les cimaises</em> n’est en rien une leçon sur l’histoire de l’art, moins encore un réquisitoire, mais plutôt le partage d’une expérience, celle de connaître depuis tant d’années et de l’intérieur l’art du Maroc. À l’heure où les jeunes diplômés des écoles des Beaux-Arts confèrent un ton plus mondialisé au panorama culturel chérifien, à l’heure où ouvrent de nombreux musées et que les galeries et les fondations commencent à proliférer, il n’était pas vain de se pencher sur ce nouveau monde avec une expérience et un regard de plus d’un quart de siècle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Extrait</strong></p>
<p>La modernité avait aussi ce projet, une utopie il va sans dire, de ne rien cacher tant de la structure de l’objet créé, quel qu’il soit, que du <em>process</em>, du procédé qui aura permis de l’imaginer et de le fabriquer : les fameuses <em>Acanthes</em> peintes par Henri Matisse dans le Parc Brooks de Tanger, comme toute la série des <em>Nymphéas</em> de Claude Monet inaugurent cette démarche dans l’art de la peinture. Abdelkrim Ouazzani aboutit le dispositif, le pousse dans ces retranchements et ses limites, et ne donne plus à voir que ce qui devrait demeurer invisible : la structure et le contour. À vouloir tout montrer, on parvient rapidement à ne plus révéler, manifester plutôt, que ce que l’on ne peut plus dire, puisque c’est ce qui reste quand <em>tout est vu,</em> comme on annonce que <em>tout est dit</em>. Ce qui demeure : la structure à fleur de la représentation, jusqu’à ce que la représentation ne soit plus que structure. Mais, plus important, bien plus remarquable et que l’on oublie ou que l’on occulte systématiquement : jusqu’à ce que la représentation ne soit aussi plus que l’espace entre les choses, l’air qui circule entre les éléments de la structure, la lumière qui traverse cela, et la relation entre le vide et le matériau qui le définit : une dimension qui finalement relève de l’indicible de la poésie et du sacré.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Où trouver le livre ?</strong></p>
<p><em>Écrits sur les cimaises </em>est disponible à Gallery Kent, les Insolites à Tanger et toutes les librairies au Maroc.</p>
</div>
</div>
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		<title>Ecoutez Saïd Messari, en podcast sur « Détroit ».</title>
		<link>https://www.tanger-experience.com/culture/ecoutez-said-messari-en-podcast-sur-detroit/</link>
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		<pubDate>Sat, 07 Jan 2023 17:26:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[détroit]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Guiguet Bologne]]></category>
		<category><![CDATA[Saïd Messari]]></category>

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		<description><![CDATA[DÉTROIT, les podcasts de Philippe Guiguet Bologne. Aujourd’hui il reçoit Saïd Messari, plasticien de Tétouan. Écoutez donc ! Saïd Messari est un plasticien de Tétouan. Il habite cependant à Madrid depuis les années 80, ville où il s’était rendu pour poursuivre ses études d’art à l’Université Complutense puis préparer les cours monographiques de troisième cycle [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>DÉTROIT, les podcasts de Philippe Guiguet Bologne. Aujourd’hui il reçoit Saïd Messari, plasticien de Tétouan.</strong></p>
<figure id="attachment_23322" style="width: 750px;" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2023/01/oeuvre-de-Said-Messari-750.jpg"><img class="wp-image-23322 size-full" title="tanger-experience - le web magazine de Tanger - Ecoutez le podcast de Said Messari sur Détroit" src="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2023/01/oeuvre-de-Said-Messari-750.jpg" alt="tanger-experience - le web magazine de Tanger - Ecoutez le podcast de Said Messari sur Détroit" width="750" height="422" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Gravure de Saïd Messari</figcaption></figure>
<blockquote><p><span class="x193iq5w xeuugli x13faqbe x1vvkbs xlh3980 xvmahel x1n0sxbx x1lliihq x1s928wv xhkezso x1gmr53x x1cpjm7i x1fgarty x1943h6x xudqn12 x3x7a5m x6prxxf xvq8zen xo1l8bm xzsf02u x1yc453h" dir="auto" style="color: #808080;"><strong>Écoutez donc ! Saïd Messari est un plasticien de Tétouan. Il habite cependant à Madrid depuis les années 80, ville où il s’était rendu pour poursuivre ses études d’art à l’Université Complutense puis préparer les cours monographiques de troisième cycle de doctorat à l’Université Autónoma, après avoir remporté son diplôme de l’École des Beaux-Arts de Tétouan.</strong> </span></p></blockquote>
<p><span class="x193iq5w xeuugli x13faqbe x1vvkbs xlh3980 xvmahel x1n0sxbx x1lliihq x1s928wv xhkezso x1gmr53x x1cpjm7i x1fgarty x1943h6x xudqn12 x3x7a5m x6prxxf xvq8zen xo1l8bm xzsf02u x1yc453h" dir="auto"><a href="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2023/01/said-messari-300.jpg"><img class=" wp-image-23317 size-full alignleft" title="tanger-experience - le web magazine de Tanger - Ecoutez le podcast de Said Messari sur Détroit" src="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2023/01/said-messari-300.jpg" alt="tanger-experience - le web magazine de Tanger - Ecoutez le podcast de Said Messari sur Détroit" width="300" height="193" /></a>S’il fut un créateur de fresques murales à l’heure de la movida et de la transition post-franquiste, sa formation lui permit de travailler pour Artdéco en tant qu’estampiste puis graveur, où il cultiva la rigueur et l’exigence que nécessitent les techniques de création sur papier. Artiste qui œuvre avec volontarisme sur les problématiques de son temps, de l’environnement à la mémoire 2.0, il a aussi profité de la création et du succès du Salon Stampa pour mieux faire connaître la singularité de son univers et l’universalité et la poésie du papier. Désormais, il ne travaille plus que sur ce support, d’une façon écologique, gravant des œuvres décadrées, des camées texturisés, des sculptures formées de livres découpés. Saïd Messari est un artiste tout en délicatesse, en finesse, en sensibilité : littéraire, papier oblige. Il a montré son travail à travers le monde, s’illustrant en 2000 avec Dépliant de Barcelone, Série paraboles 2001-2003 (2003), puis avec ses expositions Paraboles et Puzzles, Mémoire de papier, Métamorphoses du papier et, en 2020 et 2021, Fragilité du papier et Mémoire écrite. Saïd Messari fait preuve d’un militantisme pour le support papier comme il s’engage pour un monde plus acceptable et vivable. Il expose ses œuvres régulièrement à Tanger, à Gallery Kent, où il participe cette fin d’année à l’exposition collective Im’press, réalisée en bonne intelligence avec le salon Stampa madrilène.</span></p>
<h3>Pour écoutez Saïd Messari cliquez sur le lien ci-dessous.</h3>
<p><iframe style="border-radius: 12px;" src="https://open.spotify.com/embed/episode/5FeVJqHXkFlzH1YZptEU6F?utm_source=generator" width="100%" height="352" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Ecoutez Omar Mahfoudi, en podcast sur &#171;&#160;Détroit&#160;&#187;.</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Dec 2022 18:47:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[détroit]]></category>
		<category><![CDATA[Omar Mahfoudi]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Guiguet Bologne]]></category>

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		<description><![CDATA[DÉTROIT, les podcasts de Philippe Guiguet Bologne. Aujourd&#8217;hui il reçoit Omar Mahfoudi, plasticien, un enfant du pays et de la Kasbah de Tanger. Écoutez donc ! Quel talent ! À l’occasion d’un importante monographie consacrée à Omar Mahfoudi, publiée à Paris où il va avoir une exposition, ainsi qu’à Bruxelles, à la foire d’Art contemporain [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>DÉTROIT, les podcasts de Philippe Guiguet Bologne. Aujourd&rsquo;hui il reçoit Omar Mahfoudi, plasticien, un enfant du pays et de la Kasbah de Tanger.</strong></p>
<p><a href="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2022/12/Detroit-Omar-Mahfoudi.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-22996" src="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2022/12/Detroit-Omar-Mahfoudi.png" alt="tanger-experience - le web magazine de Tanger - Ecoutez le podcast de Omar Mahfoudi sur Détroit" width="750" height="198" /></a></p>
<blockquote><p><strong><span class="x193iq5w xeuugli x13faqbe x1vvkbs xlh3980 xvmahel x1n0sxbx x1lliihq x1s928wv xhkezso x1gmr53x x1cpjm7i x1fgarty x1943h6x xudqn12 x3x7a5m x6prxxf xvq8zen xo1l8bm xzsf02u x1yc453h" dir="auto">Écoutez donc ! Quel talent ! À l’occasion d’un importante monographie consacrée à Omar Mahfoudi, publiée à Paris où il va avoir une exposition, ainsi qu’à Bruxelles, à la foire d’Art contemporain de Cologne et à Casablanca, Détroit rencontre le peintre emblématique de la nouvelle vague tangéroise des années 2000, dont visiblement la reconnaissance est aujourd’hui internationale. Notre ami, né et qui a grandi dans le quartier entre Dar Baroud et Amrah, nous livre ici son actualité, ses sentiments sur l’évolution de sa peinture et sur celle de sa ville, ses considérations sur son art et sur notre avenir commun… </span></strong></p>
<p><strong><span class="x193iq5w xeuugli x13faqbe x1vvkbs xlh3980 xvmahel x1n0sxbx x1lliihq x1s928wv xhkezso x1gmr53x x1cpjm7i x1fgarty x1943h6x xudqn12 x3x7a5m x6prxxf xvq8zen xo1l8bm xzsf02u x1yc453h" dir="auto">Un entretien à bâton rompu avec un bel artiste, parfaitement tangérois !</span></strong></p>
<p>Omar Mahfoudi est le jeune peintre emblématique de la nouvelle vague tangéroise, celle émergée dans les années 2000 et dont les artistes gagnent aujourd’hui une réelle maturité. Né dans la médina de Tanger, Omar Mahfoudi est un héritier identitaire de son quartier : son œuvre parle de la lumière de Tanger dans l’Éden, des reflets sur la chaux qui rebondit dans le désert, des matins doux au-dessus de la baie et dans les jungles imaginaires, de la solitude des jeunes de Hafa dont le regard se perd dans le détroit et qui ne savent que rêver d’ailleurs. Tout jeune, il ouvre sa propre galerie à Oued Aherdane, avant de connaître une vraie reconnaissance en étant présenté par la Galerie Conil, la Fondation Montresso, l’AKAA, Abla Ababou, puis Gallery Kent, quand maintenant Afikaris défend son œuvre avec succès à Paris et à Londres, en France et en Europe ; Rodolphe Janssen expose le jeune tangérois à Art Cologne et la Galerie Loft le représente au Maroc. Les grandes toiles d’Omar Mahfoudi, de plus en plus évanescentes et délayées, expriment avec sensibilité une dématérialisation du monde et une prise de pouvoir de leur âme sur les choses : des mots que l’on dit usés, auxquels le peintre redonne une nouvelle vie et une nouvelle énergie, passant par des couleurs pop art aussi acides qu’elles tendent au délavé, un geste rapide et une épuration de la forme de plus en plus frontale. Omar Mahfoudi est le peintre de la présence, celui d’une mystique de l’esthétique, résolument inexplicable, que l’on tente de cerner dans cet entretien réalisé en septembre 2022, à l’occasion de la journée Être Ici, à Saba’s House dans la médina. Les vingt premières minutes de l’entretien ne sont pas de la meilleure qualité, où le moteur d’un réfrigérateur fringant vient parasiter notre propos… Mais comme nous continuons de défendre le fond avant la forme, et nous vous livrons malgré tout ce bel épisode.</p></blockquote>
<p><iframe style="border-radius: 12px" width="100%" height="152" title="Spotify Embed: Détroit 11 - Entretien avec Omar Mahfoudi, plasticien" frameborder="0" allowfullscreen allow="autoplay; clipboard-write; encrypted-media; fullscreen; picture-in-picture" loading="lazy" src="https://open.spotify.com/embed/episode/0ivhZHCwNfpsyCzpxHLsoz?utm_source=oembed"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Sortie de la troisième édition de Socco dans les librairies de Tanger.</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Jun 2019 12:08:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Guiguet Bologne]]></category>
		<category><![CDATA[Socco "e édition]]></category>
		<category><![CDATA[Tanger]]></category>

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		<description><![CDATA[Sortie de la troisième édition du livre &#171;&#160;Socco&#160;&#187; (Editions Slaïki 2019) de Philippe Guiguet Bologne dans les librairies tangéroises. Une édition très largement augmentée de 200 pages, avec des approches historiques de la peinture orientaliste à Tanger, du passage de Matisse et de celui de Delacroix, de la vie de Tapiro ou  celle de Fuentes, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sortie de la troisième édition du livre &laquo;&nbsp;Socco&nbsp;&raquo; (Editions Slaïki 2019) de Philippe Guiguet Bologne dans les librairies tangéroises.</strong></p>
<p><a href="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2019/06/guiguet-bologne-socco3.jpg"><img class="aligncenter wp-image-18553 size-full" src="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2019/06/guiguet-bologne-socco3.jpg" alt="guiguet-bologne-socco3" width="750" height="411" /></a></p>
<h4 class="text_exposed_root text_exposed"><span style="color: #808080;"><a href="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2019/06/Capture-d’écran-2019-06-14-à-14.31.27.png"><img class="alignleft size-medium wp-image-18550" src="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2019/06/Capture-d’écran-2019-06-14-à-14.31.27-197x300.png" alt="Capture d’écran 2019-06-14 à 14.31.27" width="197" height="300" /></a>Une édition très largement augmentée de 200 pages, avec des approches historiques de la peinture orientaliste à Tanger, du passage de Matisse et de celui de Delacroix, de la vie de Tapiro ou  celle de Fuentes, de la communauté juive de la ville ou de celle-ci sous un régime particulier pendant <span class="text_exposed_show">la seconde Guerre mondiale, etc&#8230; et beaucoup de nouveaux portraits, d&rsquo;Abdellah Guennoun à Abdelkader Chatt et Mohamed Drissi, en passant par Saïd Belcadi, Zoubeir Ben Bouchta, Laure Welfling ou Stuart Church, entre autres amis croisés et racontés&#8230; </span></span></h4>
<h4 class="text_exposed_root text_exposed"><span class="text_exposed_show" style="color: #808080;">Tangéroisement vôtre, comme le dit passionnément l&rsquo;ami Rachid Taferssiti&#8230;</span></h4>
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		<title>&#171;&#160;D&#8217;un grain de lumière&#160;&#187;, saisit subtilement l&#8217;âme de Tanger</title>
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		<pubDate>Sun, 13 May 2018 14:50:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecrivain]]></category>
		<category><![CDATA[Photo]]></category>
		<category><![CDATA[D'un grain de lumière]]></category>
		<category><![CDATA[Hicham Gardaf]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Guiguet Bologne]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;D&#8217;un grain de lumière&#160;&#187; est le nouvel ouvrage de Philippe Guiguet Bologne publié chez Slaïki cette année. Il fait l&#8217;éloge poétique des images du photographe tangérois Hicham Gardaf. D’un grain de lumière est une flânerie étonnée et émue, pleine de temps et d’attente, de torpeur et de vertiges, tressant et défaisant une géographie urbaine aussi [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>&laquo;&nbsp;D&rsquo;un grain de lumière&nbsp;&raquo; est le nouvel ouvrage de Philippe Guiguet Bologne publié chez Slaïki cette année. Il fait l&rsquo;éloge poétique des images du photographe tangérois Hicham Gardaf.</strong></p>
<p><a href="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2018/05/grain-de-lumiere-300.jpg"><img class="  wp-image-17142 alignleft" src="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2018/05/grain-de-lumiere-300.jpg" alt="D'un grain de lumière" width="310" height="450" /></a>D’un grain de lumière est une flânerie étonnée et émue, pleine de temps et d’attente, de torpeur et de vertiges, tressant et défaisant une géographie urbaine aussi bien qu’imaginaire, dans l’univers du jeune photographe de Tanger, qui a su si subtilement saisir l’âme de sa ville : Hicham Gardaf. Résolument eschérien dans la construction de ce poème, Philippe Guiguet Bologne, qui pourtant revendique s’être astreint à aller innocemment de tirage en tirage, juxtapose les différents plans qui constituent ce monde, mélangeant sans retenue aussi bien les sujets des images que les récits qu’elles suggèrent, une réflexion sur l’acte photographique comme une approche ontologique de l’image, une vision de la ville du détroit et celle du désordre des destinées humaines, les saisons et les lieux, les personnages et leurs fantômes. D’un grain de lumière serait tout ce qui restera de la collision d’un travail photographique et d’un arpentage poétique où, vraisemblablement, Tanger restera le motif central des pérégrinations de ces deux grands promeneurs.</p>
<p>Mais &laquo;&nbsp;D’un grain de lumière&nbsp;&raquo; n’est pas un livre de photographie, et moins encore un livre sur le photographe : il s’agit, avec étrangeté, d’un texte parallèle, né de la vision que Hicham Gardaf avait descellé et représenté de son Tanger, vécu aussi profondément que le permet une enfance, et de ce qu’il a voulu en partager avec son premier public. Écrit dès 2014 et durant trois années, à partir d’un corpus d’images qui constituait l’imaginaire « de jeunesse » du photographe, le poème évoque aussi, très probablement, un monde qui déjà n’est plus, ou du moins est voué à s’éteindre comme à s’effacer. &laquo;&nbsp;D’un grain de lumière&nbsp;&raquo; est donc une œuvre testamentaire bien avant d’être née. Crépusculaire, assurément, mais encore pleine de l’énergie candide et fragile des premiers pas dans l’art du jeune photographe.</p>
<p><strong><a href="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2018/05/Hicham-Gardaf.png"><img class="alignleft  wp-image-17144" src="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2018/05/Hicham-Gardaf.png" alt="Hicham Gardaf" width="84" height="121" /></a>Hicham Gardaf e</strong>st maintenant un photographe important et incontournable de la scène tangéroise, d’une exigence inégalée. Aujourd’hui, son œuvre raconte son univers et ses préoccupations différemment de la façon de ses débuts, la maturité l’amenant à utiliser un vocabulaire plus dans la ligne de ce que veulent son temps et les problématiques liées aux mondialisations.</p>
<p>Son exposition individuelle, récemment présentée à la Galerie Delacroix, La pelouse est mon dernier refuge, créée à l’occasion du 22ème Salon du livre et des arts de Tanger, en témoigne. Il expose encore, ces jours et jusqu’en août 2018, au Musée d’art africain Al Maaden de Marrakech et, dans la même ville, il est défendu et représenté depuis ses débuts par la Galerie 127. Hicham Gardaf vit aujourd’hui à Londres.</p>
<p><strong>Philippe Guiguet Bologne</strong> vit à Tanger. Il signe ici son douzième ouvrage.<a href="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2018/05/guiguet-Bologne.jpg"><img class="alignright wp-image-17150" src="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2018/05/guiguet-Bologne.jpg" alt="Philippe Guiguet Bologne" width="130" height="136" /></a><br />
Publié par les éditions des frères Slaïki, ainsi que par l’Al Manar d’Alain Gorius, Scribest et Frogeraie éditions, il poursuit son travail de décryptage des mouvements telluriques du détroit et de l’âme des hommes qui vivent sur cet entre-deux rivages du monde.</p>
<p><strong>Extrait</strong><br />
Brillance de verroterie des fleurs de salpêtre<br />
Par sombres bouquets miroitant dans le midi<br />
Bosquets de mousses bleues et frémissantes<br />
Dans un silence de ruines</p>
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<div class="x-text">
<p>La maison du Marshan prend le vent<br />
La brume du soir y dépose ses baisers de cristaux<br />
Au loin berce la mer<br />
Trouver du repos en ces murs de vieillesse<br />
Tachés des arabesques de lichens lunaires</p>
<p>Les étoffes anciennes trahissent des secrets<br />
Larges fleurs poussées dans le tissage d’une percale<br />
Un édredon souffle la vie qui s’y est assoupie<br />
Les longues siestes d’été et l’inquiétude des amours<br />
Plaisir du coton effleurant les nus de la nuit<br />
Peaux aux couleurs du soleil vainqueur<br />
Chaudes des sables embrassés<br />
Le temps s’écoule par les fenêtres large ouvertes</p>
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<div class="x-column x-sm x-1-1">
<div class="x-text">
<p><strong>Se procurer le livre</strong><br />
<em>D’un grain de lumière</em> est disponible à Tanger dans toutes les librairies et dans de nombreux points de vente (galeries, maisons d’hôtes, boutiques…)<br />
<em> Pour le reste du Maroc, la France et l’étranger, la Librairie les Insolites peut diffuser le livre en le commandant au 00212 (0) 5 39 37 13 67 et lesinsolites.tanger@gmail.com</em></p>
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<div class="x-column x-sm x-1-3">
<div class="x-text">
<p><em>D’un grain de lumière</em><strong> &#8211; </strong>Slaïki, Tanger, 2018 &#8211; 92 pages, 6 euros, 60 dirhams</p>
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		<title>&#171;&#160;Tacles&#160;&#187; et le poème jaillit comme une fleur de sang !</title>
		<link>https://www.tanger-experience.com/culture/ecrivain/tacles-et-le-poeme-jaillit-comme-une-fleur-de-sang/</link>
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		<pubDate>Tue, 12 Sep 2017 12:59:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecrivain]]></category>
		<category><![CDATA[Nicole de Pontcharra]]></category>
		<category><![CDATA[Omar Mahfoudi]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Guiguet Bologne]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Tacles]]></category>

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		<description><![CDATA[Tacles est un livre de poésie de Philippe Guiguet Bologne paru en 2016 aux éditions Slaiki de Tanger. C&#8217;est le deuxième texte de la série &#171;&#160;Haerem – poèmes quantiques&#160;&#187;. Tacles est un poème qui peut constituer la suite de Prémisses. La période est trouble et favorable à tous les glissements. Philippe Guiguet Bologne fait ainsi délibérément [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="x-text">
<p><strong>Tacles est un livre de poésie de Philippe Guiguet Bologne paru en 2016 aux éditions Slaiki de Tanger. C&rsquo;est le deuxième texte de la série &laquo;&nbsp;Haerem – poèmes quantiques&nbsp;&raquo;.<em class="size-medium wp-image-15675"><br />
</em></strong></p>
<blockquote>
<figure id="attachment_15675" style="width: 235px;" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2017/09/Tacles-guiguet-Bologne-Couverture.jpg"><img class=" wp-image-15675" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2017/09/Tacles-guiguet-Bologne-Couverture-200x300.jpg" alt="Tacles, nouveau livre de poésie de Philippe Guiguet Bologne" width="235" height="353" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Le dessin de couverture de &laquo;&nbsp;Tacles&nbsp;&raquo;, est de Omar Mahfoudi</figcaption></figure>
<p><em>Tacles</em> est un poème qui peut constituer la suite de <em>Prémisses</em>. La période est trouble et favorable à tous les glissements. Philippe Guiguet Bologne fait ainsi délibérément le choix d’entretenir une confusion venimeuse entre le rêve d’un être aimé dans l’ombre d’une chambre et qui bientôt sera abandonné par lâcheté et un dormeur du Val feddayin trouvant un repos éternel sur les collines striées de sa Galilée natale, entre le geste de sacrifice d’Abraham, celui des musulmans le jour de l’Aïd El Kebir et la douceur ensoleillée des femmes sur les terrasses de la vieille ville de Tanger, entre une course folle dans les rues sombres et humides de la médina et l’éclat du jour sur la pierre de Jérusalem, ce grès rosé avec lequel l’éventuel narrateur construit sa demeure. D’un monde l’autre, se tresse un drame… au lecteur d’en retrouver le fil qu’il voudra bien suivre.</p>
<p>« Le dormeur du Val, pour Philippe Guiguet Bologne, est un jeune homme palestinien roulé dans le sommeil de l’amour enfui/toujours là. Dans les bras de la mort qui le menace comme le couteau d’Abraham menaçait le cou de son fils. La guerre, dans ce beau poème, épuise les ressources de l’amour : Qu’est-ce que grandir en cette friche de chaos ? interroge le poète. » Nicole de Pontcharra, août 2017.</p></blockquote>
<p style="text-align: left;">TACLES / EL CORAZON MANDA <em>Par Nicole de Pontcharra</em></p>
<p>Le poète pourrait faire sienne la devise d’une vieille famille grenadine qui ornait la pierre de la porte d’entrée de leur demeure :</p>
<p>«  El corazon manda »</p>
<p>Il aime et le proclame tout au long de ce poème certes dédié à l’être élu qui l’habite, et au-delà du frère d’élection, à des lieux symboliques où il s’inscrit aux côtés des palestiniens. Ne dit-il pas « Le sang arabe qui coule sur les pavés de Jérusalem…</p>
<p>dans mes veines, le même… » .</p>
<p>Jour glorieux, jour funeste où le poème jaillit comme une fleur de sang, dans l’aube de l’Aïd el Kebir, au bout du labyrinthe de sa nuit d’errance dans sa ville, Tanger, dont il connait chaque ombre et chaque lumière, les terrasses et les rires des femmes.</p>
<p>Il aime, il se souvient de l’aimé abandonné, prostré dans leur chagrin commun. Les métaphores le hantent : tant de « dormeurs du Val » comme le sien. « Ton sommeil serti de la beauté du matin quand le soleil saisit l’endoiement du jour … »</p>
<p>La grande figure d’Abraham, levant son couteau au-dessus de l’enfant, son enfant, s’inscrit tout au long du poème, tandis que se répète le martèlement du mot sonore, Dam, Dam, Dam (le sang), comme annoncé par les tambours de la guerre.</p>
<p>Il a fui devant l’impossible amour. Il écrit « mon dormeur saigne de son âme arabe »</p>
<p>A Tanger, sa ville refuge, il revit la totalité de la passion, les douceurs des cœurs épris, le déchirement de la séparation. Il fait son « chemin de calvaire » où toutes les images se répètent en tragiques refrains, Dam, Dam, Dam, dans « …la diabolique poursuite à chasser de vieux fantômes… »</p>
<p>Il a fui, il a abandonné, il ne cesse dans sa tête d’aller et venir, « l’âme en larmes »</p>
<p>Dans ce beau poème, irrigué par la force d’un verbe raffiné, construit dans l’esprit de l’errance, entre espoir et désespoir, passé et présent, histoire éternelle et histoire contemporaine, le lecteur partage une transe émotionnelle, ses ondes violentes et douces, à l’image d’un ressac inépuisable où l’amour s’affirme jusqu’à la fin. El corazon manda !</p>
<p>… « Mon aimé, je t’appose un silence de mort</p>
<p>Mais dis-moi encore. »</p>
<p>A Puygiron le 6 septembre 2017</p>
<p><strong>Nicole de Pontcharra</strong></p>
<blockquote><p><em><strong>Se procurer </strong>&laquo;&nbsp;<strong>Tacles&nbsp;&raquo;</strong> , à Tanger dans les librairies les Insolites, des Colonnes, la Virgule et le Cercle des arts. Pour le reste du Maroc, la France et l’étranger, nous vous recommandons de le commander auprès de l’un de ces quatre points de vente.</em></p></blockquote>
<h2><span style="color: #808080;">A propos de Philippe Guiguet Bologne</span></h2>
<p>Philippe Guiguet Bologne se consacre entièrement à l’écriture et a publié, en poésie, <em>Détroit </em>(cipM, Marseille, 2014), <em>Stèles océanes</em> et <em>Je n’étais pas là (Cheminement I – Fragments et débris)</em> (Al Manar, Paris, 2015 et 2017), <em>Jerusalem Hotel</em> (Scribest, 2016) et aux éditions Slaïki à Tanger, <em>Prémisses </em>(2015), <em>Tacles </em>(2016), <em>Treize </em>(avec Ilias Selfati, 2016). Il a aussi écrit chez ce même éditeur deux récits-promenades sur Tanger, <em>Socco </em>(2014) et <em>Achakkar </em>(2016). <em>16</em>, une chronique photographique, a été publiée chez Frogeraie éditions en 2017.</p>
<figure id="attachment_15685" style="width: 750px;" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2017/09/philippe-guiguet-bologne-par-Genevieve-Gleize.jpg"><img class="wp-image-15685 size-full" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2017/09/philippe-guiguet-bologne-par-Genevieve-Gleize.jpg" alt="Philippe Guiguet Bologne par Genevieve Gleize" width="750" height="379" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Philippe Guiguet Bologne par Genevieve Gleize</figcaption></figure>
<p>Né en 1968 dans les Alpes françaises, il crée à Tanger, où il émigre en 1993 après un doctorat inachevé en Sciences de l’art à Paris I, la revue <em>D3</em> dont il est rédacteur en chef (1997-1999), la maison d’hôtes Dar Nour devenue une adresse de référence (1999-2011), dirige la librairie des Colonnes (1999-2001) et collabore régulièrement avec la presse marocaine et française.</p>
<p>Dans un autre registre, il a dirigé l’Institut français de Tripoli, en Libye, durant les années d’ouverture du pays (2001-2005), et il a dirigé le Centre culturel français de Ramallah après la seconde Intifada (2007-2011), saisissant l’occasion de créer de nombreux festivals (Jazz à Sabratha, Les nuits soufies, Les nuits de Ramadan, Les Journées de la Francophonie, Ciné-Chebab, Traveling, /S I N :/ video art and performance festival…) et des événements structurants comme Ramallah.doc (<em>pitching commission</em> pour le film documentaire en Palestine), un accord de coopération entre l’Ecole spéciale d’architecture de Paris et l’Université de Birzeit, la création d’une Direction nationale du patrimoine moderne pour la Libye…</p>
<p>Dans ses années d’étudiant, il a réalisé et animé une émission de critique cinématographique hebdomadaire sur Radio Pluriel (Lyon), à Paris il a été lecteur pour les Presses de la Cité, il a participé au séminaire de création contemporaine du Centre d’art Danae deux saisons successives. A Tanger, il rédige et publie le premier guide patrimonial et culturel de Tanger (<em>Un guide de Tanger et de sa région</em>, 1996), publie chez Artaud un carnet de voyage à Marrakech (<em>Vacances secrètes à Marrakech</em>, 1999) et rédige aux éditions Larousse une grande partie du volume sur le Maroc, dans la collection Passion d’ailleurs. Il écrit la première version du guide Karavel du Maroc. Il participe enfin à l’élaboration de projets cinématographiques ou à l’écriture de scénario de plusieurs films (<em>Loin</em> d’André Téchiné, <em>Tanger</em> de Jilali Ferhati, <em>Le café de la plage</em> de Benoit Graffin…).<br />
Il a été président des Instants Vidéo de Marseille (de 2011 à 2015) et co-administrateur de la compagnie de théâtre tangéroise « Spectacle pour tous » (Hamza Boulaïz) dans la même période.</p>
<p>Lectures publiques : <em>Détroit </em>au Salon international du livre de Tanger (Tanger, mai 2014, avec Danielle Mémoire et Caroline Sagot-Duvauroux), à la Librairie les Insolites (Tanger, juin 2014). <em>Je n’étais pas là – Cheminement I</em> à la journée du patrimoine « Etre ici » (Tanger, septembre 2014, avec Samira El Ayachi, Stéphanie Gaou, Abdelghani Fennane, Rachid Khelass et Abdelhadi Saïd). <em>Stèles océanes</em> à la Librairie des Colonnes par Anna-Gaëlle Rio et Franck Paglieri (mai 2015) et au Morocco Club par Delphine Mélèze, Stéphanie Gaou et Ilyass Bouchri (juin 2015), <em>Socco </em>lu par Philippe Lorin (décembre 2015 à la librairie les Insolites, Tanger). <em>Prémisses</em>, au cours du vernissage de l’exposition de Sonia Mezgara, et <em>Un grain de lumière</em> au Border Independant Art Factory de Tanger en mars 2016.</p>
</div>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 2318px; left: 20px;">trer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 124px; left: 237px;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 2254px; left: 20px;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 124px; left: 262px;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 124px; left: 60px;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>
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		<title>&#171;&#160;Je n&#8217;étais pas là&#160;&#187;. Lecture au salon du livre de Tanger.</title>
		<link>https://www.tanger-experience.com/culture/litterature-culture/je-netais-pas-la-lecture-au-palais-des-institutions-italiennes-de-tanger/</link>
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		<pubDate>Tue, 02 May 2017 22:01:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Edtions Al Manar]]></category>
		<category><![CDATA[Je n'étais pas là]]></category>
		<category><![CDATA[Mounat Charrat]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Guiguet Bologne]]></category>
		<category><![CDATA[Salondu livre de Tanger]]></category>

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		<description><![CDATA[Le samedi 6 mai, à 18h30, aura lieu la sortie du nouveau livre de Philippe Guiguet Bologne: &#171;&#160;Je n&#8217;étais pas là (Cheminement I &#8211; Fragments et débris)&#160;&#187;. Pendant le Salon international du livre de Tanger, au Palais des institutions italiennes. Delphine Mélèse fera une lecture d&#8217;un extrait de l&#8217;oeuvre et l&#8217;auteur Philippe Guiguet Bologne sera [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le samedi 6 mai, à 18h30, aura lieu la sortie du nouveau livre de Philippe Guiguet Bologne: &laquo;&nbsp;Je n&rsquo;étais pas là (Cheminement I &#8211; Fragments et débris)&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2017/05/pgb-fond-plage.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-15169" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2017/05/pgb-fond-plage.png" alt="pgb-fond plage" width="750" height="410" /></a></p>
<p>Pendant le Salon international du livre de Tanger, au Palais des institutions italiennes. Delphine Mélèse fera une lecture d&rsquo;un extrait de l&rsquo;oeuvre et l&rsquo;auteur Philippe Guiguet Bologne sera présent au salon pour une signature. En présence de Mounat Charrat qui a fait l&rsquo;accompagnement plastique du manuscrit et de l&rsquo;éditeur Alain Gorius.</p>
<p><strong>Résumé de l&rsquo;ouvrage</strong><br />
<a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2017/05/je-netaispaslapgb-couv.png"><img class="  wp-image-15159 alignleft" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2017/05/je-netaispaslapgb-couv.png" alt="je netaispaslapgb-couv" width="282" height="395" /></a>Carnet de notes ou carnet de voyage, journal ou journal de bord, recueil de poèmes et de débris, ce premier Cheminement – Fragments et débris de Philippe Guiguet Bologne, un Je n’étais pas là dont le titre s’explique au fil des pages, amène son lecteur à fréquenter avec passion, et parfois avec déraison, El la femme qui est toutes les femmes, Gibril l’ange des banlieues, Jawad le jeune homme qui se perd, Mikal l’ange-régent, un homme à la tête d’étoile de mer aussi tiraillé que ces cinq bras, un amant centaure, une licorne mélancolique, une baie de Tanger parcourue dans toutes ses courbes, les banlieues du Caire, d’Addis-Abeba et de Barcelone, des matelots tueurs et des cosmonautes rieurs, la crête des vagues et le miroitement de la mer, un artiste japonais érotomane, Jean Genet, Juanita la Maricona et bien d’autres personnages et lieux. Une folle et mutine aventure dans un musée imaginaire, entre l’Orsay des impressionnistes, le Louvres des Renaissants et un Madame Tussaud bien personnel, qui se lit comme un oratorio se chante, à voix et à clefs aussi multiples que variées.</p>
<p><strong>Comment se procurer le livre?</strong><br />
Je n’étais pas là (Cheminement I – Fragments et débris) est disponible dans les librairies tangéroises et dans toutes les librairies en France et dans les pays francophones où sont distribuées les publications des éditions Al Manar. Il est possible de commander le livre directement cher l’éditeur en cliquant sur ce lien&gt;<a href="https://www.editmanar.com/index.htm" target="_blank">https://www.editmanar.com/index.htm</a></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 236px; left: 20px;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 236px; left: 20px;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 100px; left: 20px;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 100px; left: 20px;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>
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		<title>Jerusalem Hotel, un formidable souffle de vie.</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Mar 2017 08:18:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecrivain]]></category>
		<category><![CDATA[Jerusalem]]></category>
		<category><![CDATA[Jerusalem Hotel]]></category>
		<category><![CDATA[librairie les insolites]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Guiguet Bologne]]></category>
		<category><![CDATA[Ramallah]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour moi Jerusalem Hotel est un formidable souffle de vie. J&#8217;ai acheté ce livre à Tanger dans une belle librairie engagée, les insolites, je l&#8217;ai commencé à Lyon et terminé à l&#8217;Hôtel Gloria de Jérusalem puis je l&#8217;ai offert à Huda Al-Himam, une palestinienne de culture qui travaille contre la guerre, lors de notre rencontre [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pour moi Jerusalem Hotel est un formidable souffle de vie. J&rsquo;ai acheté ce livre à Tanger dans une belle librairie engagée, les insolites, je l&rsquo;ai commencé à Lyon et terminé à l&rsquo;Hôtel Gloria de Jérusalem puis je l&rsquo;ai offert à Huda Al-Himam, une palestinienne de culture qui travaille contre la guerre, lors de notre rencontre dans le mythique American Colony Hotel&#8230; A mon retour de Jerusalem, j&rsquo;ai eu envie de m&rsquo;entretenir avec Philippe Guiguet Bologne sur cet ouvrage de révolte et de paix.</strong><em> Paul Brichet<br />
</em></p>
<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2017/03/achakkar-guiguet-bologne7541-750x350.jpg"><img class="aligncenter wp-image-14854 size-full" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2017/03/achakkar-guiguet-bologne7541-750x350.jpg" alt="achakkar-guiguet-bologne7541-750x350" width="750" height="350" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>En quoi consiste ce Jerusalem Hotel ?</strong></em></p>
<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2017/03/jerusalem-hotel-livre.jpg"><img class="alignleft  wp-image-14852" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2017/03/jerusalem-hotel-livre-214x300.jpg" alt="jerusalem-hotel-livre" width="233" height="327" /></a>J’ai vécu quatre ans à Ramallah. J’ai pu durant cette période parcourir toute la Palestine, du nord au sud et d’est en ouest, j’ai côtoyé intimement le peuple palestinien. J’ai vécu avec lui, au plus près. Pour mon travail d’alors, je devais régulièrement me rendre à Jérusalem, au moins une fois par semaine, beaucoup plus rarement dans la capitale israélienne ou à Haïfa, Nazareth. C’est donc un territoire que je connais, que j’aime et qui m’a profondément marqué. Après que j’aie écrit Détroit, ces poèmes de Jerusalem Hotel me sont venus seuls, d’eux mêmes. Le manuscrit s’appelait tout d’abord Mer Morte, l’un de mes lieux favoris de cette Terre aussi sainte que maudite. Le récit débutait sur les bords de cette flaque stérile et de poème en poème revenait à elle, après avoir effectué une boucle à travers toute la région. J’avais besoin de parler de ce que j’avais vécu, un besoin qui n’est pas encore tari d’ailleurs. Mais il s’agissait d’évoquer des impressions, des sentiments, le trouble comme l’émotion que j’ai ressentis tout aussi bien sur les bords du lac de Tibériade dans une tempête, que lorsque j’étais pris au piège dans un check-point sous les bombes sonores de Tsahal, ou dans une fête de fin de festival à Ramallah, où l’on est heureux et on célèbre le fait d’être là dans un véritable esprit de carpe diem. C’était aussi cela qu’il me fallait redonner, ce sentiment de construire chaque jour pour l’éternité comme si c’était le dernier jour, ce paradoxe vécu au quotidien, dans la beauté de caillasse d’un paysage de déserts et de garrigues et dans le regard intransigeant d’un peuple millénaire.</p>
<p>Dans Jerusalem Hotel, je n’ai pas voulu être frontalement militant ou dénonciateur : j’ai tenu à parler de cette vie normale que l’on peut mener dans un pays qui vit une situation totalement anormale et insupportable. La résistance de la vie, qui continue, étrangement, qui va son chemin au milieu des catastrophes, mais qui va… Les restaurants, le marché, le verre de cognac qui remet les idées en place, les cigarettes, les enfants qui jouent, les grands-mères qui surveillent, les hommes qui travaillent, les intellectuels qui militent, l’exigence de tous qui veulent vivre une vie de qualité, une vie d’hommes et de femmes normaux au milieu d’un chaos entretenu quotidiennement.</p>
<p>Habituellement, mon écriture dans la poésie est plus complexe, plus abstraite, plus polysémique, mais là j’ai tenu à garder une simplicité, une clarté, une facilité à en saisir le fond, par respect pour les hommes dont je parlais… Je n’ai pas voulu les aliéner, une fois de plus, mais à mes préoccupations esthétiques cette fois-ci !</p>
<p><em><strong>Pourquoi ce titre, &laquo;&nbsp;Jerusalem Hotel&nbsp;&raquo; ?</strong></em></p>
<p>Parce que le Jerusalem Hotel est un lieu important : on s’y donne rendez-vous, on s’y rencontre, on y parle et on y débat. Le café de l’hôtel est l’un des lieux les plus intellectuels et dynamiques de la Palestine. Des projets s’y créent et la vie y continue. J’aurais pu aussi intituler le recueil American Colony, cet hôtel où j’allais souvent déjeuner et dont j’aimais l’élégance et le côté ouaté des réunions diplomatiques, mais ce nom ne fonctionnait pas en titre, bien évidemment. Et les lieux de Ramallah que j’aimais n’avaient pas des noms aussi parlants ou aussi poétiques. Et puis ça sonne,  Jerusalem Hotel, c’est un nom aussi beau qu’évocateur !</p>
<figure id="attachment_14858" style="width: 750px;" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2017/03/Hotel-Jerusalem-Hotel.png"><img class="wp-image-14858 size-full" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2017/03/Hotel-Jerusalem-Hotel.png" alt="Hotel Jerusalem Hotel" width="750" height="478" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Entrée et réception du Jerusalem Hotel</figcaption></figure>
<p><em><strong>Pourquoi ne pas avoir parlé de vos rencontres israéliennes, de lieux plus directement israéliens… ?</strong></em></p>
<p>Tout d’abord parce que je n’ai vécu et travaillé qu’en Palestine, et donc je ne connais pas aussi bien Israël. Et puis ce n’était pas mon propos: je ne critique pas cette nation, elle n’existe pas dans mon recueil, je ne regarde que les bonheurs et les douleurs de ceux avec qui j’ai vécu, les paysages qui constituent leur quotidien, leur patrimoine, leur raison, et les ambiances dans lesquelles ils vivent…</p>
<p><em><strong>Quels sont vos sentiments sur la situation au Proche Orient ?</strong></em></p>
<p>Je ne suis ni politologue, ni devin. Mais je crois que si les choses continuent sur la voie prise actuellement, on ne peut être qu’extrêmement pessimistes. Il ne s’agit pas seulement de compter les adolescents palestiniens qui sont abattus ou emprisonnés sans raison et chaque jour, ou les maisons détruites, ou les terres volées, il faut voir qu’en laissant de tels crimes se perpétrer en toute connaissance de cause, on laisse une certaine vision de l’homme se développer, être entretenue et nourrie : et c’est ainsi qu’on en arrive à des Donald Trump à la tête du pays le plus puissant du monde et supposé endosser le rôle du gendarme de la planète, comme on en arrive à détruire la Terre par la pollution et l’usure immorale et souvent inutile qu’on en fait, comme on voit les richesses de plus en plus mal réparties et une misère injuste se développer, comme on voit le monde animal monstrueusement disparaître ou être maltraité&#8230; Toutes ces problématiques sont le résultat d’une même vision du monde, des mêmes choix, du même mouvement. Laisser mourir la Palestine, c’est accepter tout le reste. Et nous sommes, je crois, arrivés à un goulot d’étranglement où les choses anciennes ne passent plus, sont devenues tellement exacerbées et grossières qu’elles bloquent tout possible et toute évolution ; cela va entraîner de lourds changements : lesquels ? Je ne sais pas, j’espère seulement que cela fera le moins de mal possible et qu’on ira vers quelque chose de plus juste. Mais ce n’est pas gagné…</p>
<p><em><strong>Quel est votre plus beau souvenir de Palestine ?</strong></em></p>
<p>Chaque minute passée avec ce peuple fier et digne est un des plus beaux moments de ma vie. Mais  l’intelligence, la vivacité, l’imagination, le goût de la vie et de la fête, la pugnacité et la perspicacité sont autant de caractères de ce pays et de cette culture qui m’ont empli et me font vivre aujourd’hui encore.</p>
<p><em><strong>Quels sont vos projets ?</strong></em></p>
<p>J’ai écrit une série de textes, mélange de poésie et de prose, de notes et de critiques, de petites histoires et de poèmes, de citations et de chansons, mes cheminements intimes, à paraître chez l’ami Alain Gorius, les éditions Al Manar, où je dévoile non pas qui je suis, loin de là, mais un monde baroque et tragique, lumineux et sensuel, comique et mélancolique, que j’aime et qui est l’un des mes univers intérieurs que je partage rarement. Le premier Cheminement, Je n’étais pas là, fera l’objet d’un accompagnement plastique par l’amie Mounat Charrat. Puis je continue de parcourir Tanger, ma ville aimée, pour mieux la connaître et mieux partager cette connaissance et les sentiments que j’éprouve pour elle. Je continue donc de travailler avec mes chers Tarik et Karim Slaïki, qui me soutiennent tant, mes éditeurs tangérois, pour les récits et la poésie. J’ai quelques projets de livres encore qui seront des surprises pour ceux qui me suivent… Mais je ne fais pas des livres pour faire des livres: j’écris dans la logique que m’impose un texte ou un projet et arrivé au bout du texte, au point final qui vient souvent assez vite car je ne suis pas un coureur de fond, je passe à autre chose ; je suis un petit écrivaillon de petits livres, mais tout ça me tient debout et emplit ma vie, c’est le seul sens qui me reste, ma direction à suivre autant que mon horizon… et si cela donne un livre, tant mieux car ce sera partagé, sinon cela va dans des tiroirs en attendant des vents meilleurs.</p>
<h2>A propos de Jerusalem Hotel et de Philippe Guiguet Bologne &#8211; Note de l&rsquo;éditeur</h2>
<p>Durant son séjour en Palestine, Philippe Guiguet Bologne a sillonné «Une terre et autant de voies à parcourir et à reconnaître&#8230;» (p. 17), «Dans l’accablante canicule d’un été d’Orient» (p. 21). De ces flâneries multiples et inlassables, il nous ramène une série de poèmes qui sont une véritable invitation à l’évasion&#8230;, restituant l’atmosphère tendue de lieux dont il nous rappelle la situation actuelle lorsqu’il passe par Jérusalem-Est, les check-points ou Hébron : celle d’un pays meurtri et blessé par le fait d’une occupation impitoyable, se déclarant cependant «encore terrassé par tant de vaine beauté» (p.20) ou plus loin «C’est alors que me vint cette tristesse insondable&#8230;» (p. 83)<br />
Mais invariablement il revient à ce «formidable souffle de vie» (p. 14) dégagé par les femmes et les hommes de ce pays : [&#8230;] Au “Jerusalem Hotel” raisonne une clameur riante. Souffle heureux des poètes qui osent refus et insoumission&#8230; Les Joubran cisaillent à coups d’un luth vorace<br />
Une atmosphère pimentée de menthe pilée et de citron piquant.</p>
<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2017/03/Ph-Guiguet-Bologne.png"><img class="aligncenter wp-image-14859 size-full" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2017/03/Ph-Guiguet-Bologne.png" alt="Ph Guiguet-Bologne" width="750" height="373" /></a></p>
<p><strong>Philippe Guiguet Bologne</strong> est né en 1968 en France. Il vit à Tanger depuis 1993 où il a été journaliste, auteur du premier guide patrimonial et culturel de la ville. Il a dirigé pendant deux ans la Librairie des Colonnes, a fondé le magazine D3 et a créé la maison d’hôtes Dar Nour. Il a par ailleurs eu la direction des Centres culturels français de Tripoli en Libye et de Ramallah en Palestine. Il est l’auteur chez Slaïki de deux récits-promenades à Tanger, Socco (2015) et Achakkar (2016), de deux poèmes, Prémisses (2015) et treize (avec Ilias Selfati, 2016), mais aussi de Détroit (Centre international de poésie de Marseille, 2014) et de Stèles océanes (avec Khalil El Ghrib, Al Manar, 2015).<br />
Philippe Guiguet Bologne a dirigé l’Institut Français de Ramallah entre 2007 et 2011, période durant laquelle la coopération entre ce centre et les institutions culturelles palestiniennes a été particulièrement dense et dynamique. Avec l’aide de son équipe, il a notamment créé, à leur demande, des cours de langue française gratuits et pérennes pour les camps de réfugiés de la région et quelques villages isolés par les colonies israéliennes.<br />
Entre autres nombreuses activités culturelles qu’il a initiées et organisées, un café littéraire mené par Hala Kaileh a reçu la plupart des poètes, écrivains et intellectuels de Cisjordanie, ainsi que des personnalités comme Charles Enderlin, Simone Bitton, Alain Badiou, Amira Hass ou, à plusieurs reprises, le regretté Stéphane Hessel. Ce dernier lui confia un jour qu’à la suite de ses séjours en Cisjordanie et à Gaza, surtout, au cours des rencontres qu’il y avait faites, lui était venu le besoin impérieux d’écrire son Indignez-vous !</p>
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