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	<title>LE web magazine de Tanger - tanger-experience.com &#187; Tag Archive | LE web magazine de Tanger - tanger-experience.com</title>
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	<description>Tanger par l&#039;expérience... de sa rédaction et de ses contributeurs</description>
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		<title>Jasper Conran, propriétaire de la maison d&#8217;Yves Saint Laurent à Tanger</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Mar 2019 00:36:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Evènements]]></category>
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		<description><![CDATA[Jasper Conran est le nouveau propriétaire de la villa marocaine du grand couturier français, décédé en 2008. La Fondation Majorelle a donné son accord pour la vente de la demeure. Le produit de la vente servira à financer des initiatives au Maroc. Acquise dans les années 1990 par le duo phare de la mode parisienne [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="fig-main-title"><strong>Jasper Conran est le nouveau propriétaire de la villa marocaine du grand couturier français, décédé en 2008. La Fondation Majorelle a donné son accord pour la vente de la demeure. Le produit de la vente servira à financer des initiatives au Maroc.</strong></p>
<figure id="attachment_18346" style="width: 750px;" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2019/03/mabrouka-rio-tanger.jpg"><img class="size-full wp-image-18346" src="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2019/03/mabrouka-rio-tanger.jpg" alt="Villa Mabrouka à Tanger photo Anna Gaël Rio" width="750" height="481" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Villa Mabrouka à Tanger (photo Anna Gaël Rio)</figcaption></figure>
<p class="fig-main-title">Acquise dans les années 1990 par le duo phare de la mode parisienne Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, <strong>la villa Mabrouka</strong>, «maison de la chance» située à Tanger, vient de trouver preneur en la personne du styliste Jasper Conran, l&rsquo;un des fils de Terence Conran. Le nouveau propriétaire «poursuivra sans aucun doute le riche patrimoine du bien et contribuera à la renaissance vibrante et cosmopolite de Tanger», annonce la fondation Jardin Majorelle, dirigée par Madison Cox, dans un communiqué. Créateur de collections de prêt-à-porter féminin mais aussi de costumes de scènes, Jasper Conran, lui aussi amoureux du Maroc, a ouvert un hôtel à Marrakech, en 2016, au cœur de la médina.</p>
<p class="fig-main-title">La fondation Majorelle précise que le produit de la vente bénéficiera à la fondation marocaine Jardin Majorelle, à but non lucratif, conformément aux instructions de Pierre Bergé, cofondateur de la maison Yves Saint Laurent. Les revenus serviront à financer des initiatives culturelles, éducatives ou caritatives au Maroc.</p>
<p><strong>Amoureux du Maroc</strong></p>
<p>La villa Mabrouka était celle choisie par Yves Saint Laurent pour ses dernières années. Il avait confié à Jacques Grange la rénovation et la décoration de cette superbe maison. Le couturier et Pierre Bergé entretenaient, tous deux, des liens de longue date avec le royaume chérifien. En 1966, le duo s&rsquo;était rendu pour la première fois au Maroc. À Marrakech, ils ont passé des jours heureux et prennent l&rsquo;habitude de s&rsquo;y rendre plusieurs fois par an. Yves Saint Laurent puise sur place l&rsquo;inspiration pour quelques-unes de ses collections. Avec Pierre Bergé, ils ne cesseront de s&rsquo;investir activement en faveur du Maroc. Le Jardin Majorelle et le musée Yves Saint Laurent de Marrakech en sont les deux témoins de leur passion marocaine.</p>
<figure id="attachment_18351" style="width: 499px;" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2019/03/mabrouka-tanger.png"><img class="size-full wp-image-18351" src="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2019/03/mabrouka-tanger.png" alt="Villa Mabrouka à Tanger" width="499" height="333" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Villa Mabrouka à Tanger</figcaption></figure>
<p>Depuis la mort de Bergé à l&rsquo;âge de 86 ans, plusieurs biens du couturier sont passés sous le marteau. L&rsquo;année dernière, 800 objets d&rsquo;art ayant appartenu à l&rsquo;homme d&rsquo;affaires et esthète et provenant de ses quatre résidences ont permis de recueillir 27,5 millions d&rsquo;euros, établissant un record chez Sotheby&rsquo;s à Paris.</p>
<h3>A propos de Jasper Conran</h3>
<h2 class="fig-main-title"><span style="color: #808080;">Jasper Conran, le designer qui réinvente le lifestyle</span></h2>
<p class="fig-content__chapo" data-fgtcs-crosslinks="Contextuel" data-fgtcs-articlelength=""><strong>PORTRAIT &#8211; Le nouveau patron des magasins The Conran Shop redéfinit l&rsquo;art de vivre britannique.</strong></p>
<div class="fig-content__body" data-component="fig-content-body" data-fgtcs-crosslinks="Contextuel" data-fgtcs-articlelength="">
<p>Il arrive qu&rsquo;une scène de cinéma se rejoue devant vos yeux. Prenez le film <i>Blow Up </i>de Michelangelo Antonioni ; l&rsquo;action se déroule à Londres au milieu des années 1960. Dans une des premières séquences, le héros, un photographe de mode joué par l&rsquo;élégant David Hemmings, roule au volant d&rsquo;une Rolls Royce décapotable avec intérieur en cuir crème. Il s&rsquo;arrête dans une rue calme, descend prestement de son véhicule et pousse la porte d&rsquo;un magasin d&rsquo;antiquités. Presque cinquante ans plus tard, à Fulham Road, dans le quartier de Chelsea, à Londres toujours: Jasper Conran coupe le contact de sa Bentley décapotable, de couleur bleu marine avec sellerie crème, traverse la rue pour se rendre à son shop: The Conran Shop, justement. Même blondeur de cheveux que l&rsquo;acteur, les yeux bleus aussi clairs, il porte peu ou prou la même veste de blazer sur une chemise rouge à carreaux vichy &#8211; celle de Hemmings était bleue.</p>
<figure id="attachment_18349" style="width: 750px;" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2019/03/jasper-conran-figaro.fr_.jpg"><img class="size-full wp-image-18349" src="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2019/03/jasper-conran-figaro.fr_.jpg" alt="Jasper Conran" width="750" height="421" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Jasper Conran</figcaption></figure>
<p>L&rsquo;acteur incarnait une forme d&rsquo;équanimité désinvolte, la décontraction britannique chic. Changement d&rsquo;époque, Jasper Conran, digne héritier de ce Swinging London, doit réinventer ce style anglais et dépasser l&rsquo;omniprésente figure de son père, sir Terence Conran, le gourou du beau, l&rsquo;homme dont on dit qu&rsquo;il a inventé le lifestyle, rien de moins. «C&rsquo;est sans doute vrai, reconnaît Jasper Conran de sa voix douce, même si d&rsquo;autres, architectes, designers, y ont également contribué.» Une paternité pesante. Terence Conran ouvre le premier Habitat à Londres en 1964 et son Conran Shop en 1984, signe toute une série d&rsquo;hôtels, résidences, terminaux d&rsquo;aéroports au Royaume-Uni, au Japon, en Inde, dessine des meubles, publie des livres qui restent des références, ouvre une demi-douzaine de restaurants…</p>
<p>Mais depuis deux ans, c&rsquo;est Jasper le grand patron de The Conran Shop, qui compte deux magasins à Londres, un à Paris et sept au Japon. Qu&rsquo;est-ce qui peut pousser un homme de 54 ans, déjà riche, reconnu pour son talent, designer installé, professeur à l&rsquo;université d&rsquo;arts de Londres, à se lancer dans une telle affaire, à reprendre l&rsquo;entreprise familiale et des adresses en perte de vitesse, tout en risquant de se cogner à la figure paternelle?</p>
<p><strong>Allures de bazar ultrachic</strong></p>
<p>D&rsquo;autant que chez les Conran, les relations n&rsquo;ont pas toujours été simples. Ses parents divorcent quand il a 2 ans, une expérience traumatisante. Sa mère Shirley est l&rsquo;auteur énervée de Superwoman, considéré comme un des premiers livres féministes, plutôt un guide dans lequel elle explique que la vie est trop courte pour perdre son temps en tâches ménagères. Entre elle et son fils, encore aujourd&rsquo;hui, tout n&rsquo;est pas si simple. La scolarité du jeune Jasper est problématique, mais il dessine merveilleusement bien. À 15 ans, il part à New York étudier la mode à la Parson&rsquo;s School of Design. Quatre ans plus tard, il vend ses premières pièces dans les magasins Henri Bendel, puis revient à Londres, où il se retrouve vite sous les feux des projecteurs. Il reconnaît que s&rsquo;appeler Conran n&rsquo;a pas nui à ce succès. Avec quelques autres, il lance la London Designer Collection qui deviendra la London Fashion Week. «En tant que designer de mode, il a connu son heure de gloire dans les années 1980. Pendant quatre ou cinq saisons, il a beaucoup été question de lui. Toutefois, il n&rsquo;a jamais réellement atteint les sommets», remarque un journaliste britannique.</p>
<p>En effet, les années passent, son étoile décline un peu et il change de registre, préférant concevoir une mode plus discrète. Sa dernière collection féminine mettait en avant des vêtements simples, sport, réalisés dans des matières nobles. Au fil des années, il se rapproche de son père aussi. Sans doute ses goûts, son expérience professionnelle, sa réussite ont-ils fait de lui l&rsquo;héritier naturel.</p>
<p>Il n&rsquo;aime pas le luxe dans sa version clinquante. Sa réinvention du lifestyle se fait sans dépenses somptuaires: «Un architecte d&rsquo;intérieur de renom est venu me voir à Fulham Road. Il a fait un tour rapide du magasin et m&rsquo;a dit, sans plus de détails: “Il va falloir cinq millions de livres sterling pour refaire la décoration.” Je l&rsquo;ai remercié pour sa contribution. Finalement, tout cela ne m&rsquo;a rien coûté. Il s&rsquo;est juste agi d&rsquo;épurer, d&rsquo;éliminer, de faire de nouveaux choix.»</p>
<p><b>Bazar ultrachic</b></p>
<p>À côté d&rsquo;enseignes françaises très haut de gamme, The Conran Shop parisien, rue du Bac, a des allures de bazar ultrachic, où de sublimes pièces de designers &#8211; dont, cet automne, une collection exclusive de mobilier issue d&rsquo;une collaboration avec l&rsquo;Anglais Magnus Long &#8211; côtoient de délicieuses babioles bon marché et autres objets improbables comme ces sets de badminton un peu désuets. À l&rsquo;adresse londonienne de Fulham Road, le rayon des jouets est craquant. Au centre du magasin, une grande table, «le centre de tout. C&rsquo;est celle où je pourrais me retrouver avec mes frères et sœurs, et leurs quatorze enfants.» Quand certains semblent vouloir muséifier le design, Jasper Conran lui donne de la bonne humeur, de la chaleur, le rend sympathique. Dans le nouveau shop de Marylebone High Street, toute une sélection de mobilier d&rsquo;extérieur et de cache-pots semble vouloir répondre à ce désir de verdure des urbains. Rien d&rsquo;étonnant de la part de Jasper Conran, pour qui le luxe peut se résumer à la sensualité du «parfum d&rsquo;une tulipe perroquet au printemps».</p>
<p>Il y a quatre ans, il publiait un livre sobrement intitulé <i>Country</i>, où ses réflexions sur le rapport de l&rsquo;homme moderne à la nature, ses rêveries, accompagnaient des photos de sous-bois, de natures mortes et de scènes de vie des gens de la campagne d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Un ouvrage captivant et inspirant, éloge d&rsquo;un quotidien serein, qui en dit long sur son auteur, l&rsquo;officier de l&rsquo;Ordre de l&rsquo;Empire britannique qui passe ses week-ends à entretenir le potager bio de son cottage de Sherborne, dans le Dorset, avec son chien Franck, multiplie les escapades à Ven House, son manoir du XVIIIe siècle en brique rouge, à Milborne Port, dans le Somerset, ou au Wardour Castle de Tilsbury, dans le Wiltshire &#8211; où fut tourné le film <i>Billy Elliot</i>. Il dispose aussi d&rsquo;une maison dans le quartier de Bayswater, à Londres, d&rsquo;une autre en Grèce, qu&rsquo;il qualifie humblement de «camping avec des murs»… Ajoutez à cela le poulet rôti sauce estragon et quelques verres de château Lynch-Bages, ses gourmandises. Voilà les bases du lifestyle «conranien», version Jasper. Un idéal classique teinté de nomadisme mondain, dans la plus belle tradition britannique. Une coolitude bourgeoise pour un homme apaisé.</p>
<p><em>Stéphane Reynaud</em> &#8211; Le Figaro.fr</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
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		<title>Rachel Muyal, la belle mémoire des &quot;Colonnes&quot;</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Dec 2010 19:16:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
		<category><![CDATA[librairie des Colonnes]]></category>
		<category><![CDATA[litterature]]></category>
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		<description><![CDATA[Célébrité à Tanger, ville qu&#8217;elle aime de tout son coeur, Rachel Muyal se réjouit de la réouverture de la librairie Les Colonnes dans laquelle elle a oeuvré pendant 25 ans, jusqu&#8217;en 1999 plus exactement&#8230;. Tanger ne serait pas Tanger sans &#171;&#160;Les Colonnes &#160;&#187; dit elle &#8230; cette librairie devenue mythique  doit exister et continuer à [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Célébrité à Tanger, ville qu&rsquo;elle aime de tout son coeur, Rachel Muyal se réjouit de la réouverture de la librairie Les Colonnes<br />
dans laquelle elle a oeuvré pendant 25 ans, jusqu&rsquo;en 1999 plus exactement&#8230;.</p>
<p>Tanger ne serait pas Tanger sans &laquo;&nbsp;Les Colonnes &nbsp;&raquo; dit elle &#8230; cette librairie devenue mythique  doit exister et continuer à être pour les Tangérois un phare culturel&#8230;</p>
<figure id="attachment_1239" style="width: 598px;" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2010/12/rachel-muyal2.jpg"><img class="size-full wp-image-1239" title="rachel-muyal2" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2010/12/rachel-muyal2.jpg" alt="" width="598" height="746" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Rachel Muyal, muse des Colonnes pendant 25 ans</figcaption></figure>
<p>Prenant en 1973 la suite des soeurs Gerofi qui avaient donné à ce lieu son esprit et sa renommée, elle a &laquo;&nbsp;habité&nbsp;&raquo; cette institution, avec une passion et un enthousiasme qui n&rsquo;ont jamais décliné&#8230; Favoriser les rencontres et encourager toutes formes d&rsquo;expressions pour la liberté furent son cheval de bataille.</p>
<p>Rachel a innové les &laquo;&nbsp;signatures d&rsquo;auteurs &nbsp;&raquo; et perpétué le rayonnement et l&rsquo;image de la librairie avec une énergie à toute épreuve et une volonté de  gestion saine et cohérente. Elle peut ainsi se féliciter d&rsquo;avoir laissé, par exemple, le meilleur souvenir à tous les éditeurs sollicités&#8230; En 1995, la Librairie des Colonnes a été élue par Edicom premier prix international du meilleur  service  et qualité..<br />
Et elle est fière d&rsquo;avoir été faite Chevalier des Arts et des Lettres en France le 15 Février 1996.<br />
A présent,l&rsquo;histoire des Colonnes va se ranimer et suivre son cours dans le respect du mythe mais avec aussi les méthodes différentes d&rsquo;une nouvelle équipe avec Simon-Pierre Hamelin aux commandes.</p>
<p>Mais, Rachel Muyal  est une partie de sa mémoire &#8230;</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, elle mise  à fond sur le renaissance de l&rsquo;établissement (fort bien rénové ajoute t-elle sans trahir le charme d&rsquo;antan) et, forte de son expérience, donne volontiers un  conseil, si on le lui demande &#8230;</p>
<figure id="attachment_1240" style="width: 150px;" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2010/12/tanger-auxcolonnes2.png"><img class="size-full wp-image-1240" title="tanger-auxcolonnes2" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2010/12/tanger-auxcolonnes2.png" alt="" width="150" height="325" /></a><figcaption class="wp-caption-text">A la Librairie des Colonnes de Tanger</figcaption></figure>
<p>L&rsquo;époque n&rsquo;est certes plus la même avec  l&rsquo;informatique et la puissance d&nbsp;&raquo;internet&#8230; &laquo;&nbsp;Quand j&rsquo;ai quitté la librairie, le premier logiciel y arrivait&#8230;&nbsp;&raquo;  dit-elle amusée &#8230;</p>
<p>Autre temps, autres moeurs &#8230; pas de querelles d&rsquo;Anciens et de Modernes  !!!</p>
<p>Elle  espère que la Librairie Les Colonnes retrouvera dés à présent tout son retentissement culturel après les quelques dernières années sombres d&rsquo;un lent engourdissement qui ont suivi son départ à la retraite&#8230;</p>
<p>Aujourd’hui généraliste, la Librairie des Colonnes veut reprendre, sous l’impulsion de Pierre Bergé, sa vocation méditerranéenne. La part belle sera ainsi faite aux lettres maghrébines. Mais la littérature espagnole, italienne, turque, voire américaine, ne seront pas en reste. Des œuvres jusque-là bannies “pour des considérations politiques ou économiques” devraient également refaire surface. Le fonds sera quadruplé, passant de 2 000 à 8 000 titres. Pierre Bergé parviendra-t-il à redonner à l’endroit ses lettres de noblesse ?<br />
Rachel Muyal y croit : “Cet homme a la baraka : tous ses projets se sont transformés en succès”, estime-t-elle.</p>
<p>Et, si elle a réalisé un charmant petit livre qui retrace son aventure d&rsquo;un quart de siècle aux Colonnes, ce n&rsquo;est certes pas pour donner des leçons mais pour exprimer le bonheur qui l&rsquo;a entrainée dans cette aventure et ne l&rsquo;a jamais quittée&#8230;</p>
<p>Son carnet d&rsquo;adresse en ferait rêver beaucoup&#8230; Mais il est toujours en service !!!  Très active et présente sur la scène Tangéroise, elle rayonne  dans de nombreux cercles,  ne cessant d&rsquo;encourager toute initiative culturelle intéressante et d&rsquo;actions bienfaitrices dans de nombreuses associations&#8230;</p>
<p>Nostalgie parfois ? Oui peut-être : Rachel est aussi une mémoire de la communauté juive de cette ville qui ne compte</p>
<p>plus que 75 membres à peu près. Mémoire précieuse qui ne doit pas avoir de fin.</p>
<p>Je ne résiste pas à conter une anecdote de notre conversation. Je parlais d&rsquo;un livre que j&rsquo;aime beaucoup et que je relis  à Tanger depuis que j&rsquo;y suis installée &laquo;&nbsp;Le Quatuor d&rsquo;Alexandrie &laquo;&nbsp;de Durrel. Rachel me confie soudain qu&rsquo;elle a rencontré ici un des personnages de ce roman, Cléa, et elle ajoute &laquo;&nbsp;vous savez pourquoi Tanger est une ville fantastique ? c&rsquo;est parce qu&rsquo;il y a beaucoup de croisements &#8230;&nbsp;&raquo;<br />
C&rsquo;est tout à fait vrai !!!</p>
<p>Merci de vous avoir croisée, Madame !</p>
<p><em>Aïch Bengio</em></p>
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		<title>Nouvelle Librairie des Colonnes. Inauguration le 16 décembre</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Dec 2010 22:10:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Evènements]]></category>
		<category><![CDATA[librairie des Colonnes]]></category>
		<category><![CDATA[Nejma]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Bergé]]></category>
		<category><![CDATA[Simon Pierre Hamelin]]></category>

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		<description><![CDATA[La Librairie des Colonnes est née un jour d’été 1949, sur le Boulevard, au temps où le monde entier se donnait rendez-vous à Tanger. C’est la famille Gerofi, qui veille aux débuts éclairés de la librairie. Robert, l’aîné est professeur au Lycée Regnault, archéologue, conservateur. Il entretient une correspondance avec Gide, traverse l’Atlantique pour offrir [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<figure id="attachment_1223" style="width: 600px;" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2010/12/librairie-colonnes.png"><img class="size-full wp-image-1223" title="librairie-colonnes" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2010/12/librairie-colonnes.png" alt="" width="600" height="308" /></a><figcaption class="wp-caption-text">La Librairie des Colonnes avant rénovation</figcaption></figure>
<p>La Librairie des Colonnes est née un jour d’été 1949, sur le Boulevard, au temps où le monde<br />
entier se donnait rendez-vous à Tanger. C’est la famille Gerofi, qui veille aux débuts éclairés de<br />
la librairie. Robert, l’aîné est professeur au Lycée Regnault, archéologue, conservateur. Il entretient<br />
une correspondance avec Gide, traverse l’Atlantique pour offrir une bague à l’effigie de l’empereur<br />
Hadrien à Marguerite Yourcenar, encourage la littérature et les arts dans la cité du Détroit. Son<br />
épouse et sa soeur, les Dames Gerofi, vont gérer la librairie en proposant un fonds en plusieurs<br />
langues, un lieu de rencontre et de savoir, fréquenté par de grands noms de la littérature, Samuel<br />
Beckett, Jean Genet, Juan Goytisolo, Marguerite Yourcenar, Tennessee Williams, Truman Capote,<br />
Paul Morand… Gallimard s’en servira de comptoir, les Bowles de boîte aux lettres, Mohamed<br />
Choukri de salle de lecture, Tahar Ben Jelloun de bibliothèque, les Tangérois et visiteurs de passage<br />
comme d’un refuge de l’esprit.<br />
En 1973, Rachel Muyal, rare illustration d’une cité cosmopolite et ouverte sur le monde, reprend<br />
la gérance de la librairie, en continuant dans ce temple des lettres à faire vivre la littérature, à<br />
proposer des publications anti-franquistes à quelques kilomètres de l’Espagne, des ouvrages dans<br />
toutes les langues connues et de toute obédience. Elle y invitera entre autres Amin Maalouf,<br />
Paul Bowles, Driss Chraïbi, John Hopkins… organisera expositions et signatures. Quelque fut<br />
l’actualité du monde, la Librairie des Colonnes a toujours su maintenir un espace d’expression, de liberté, par la consultation du savoir et sa diffusion.</p>
<figure id="attachment_1225" style="width: 120px;" class="wp-caption alignright"><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2010/12/pierre-berger.png"><img class="size-full wp-image-1225 " title="pierre-berge" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2010/12/pierre-berger.png" alt="" width="120" height="166" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Pierre Bergé (photo de Bruce Weber)</figcaption></figure>
<p>Pourtant, à l’aube de ce siècle, les Colonnes semblaient devoir subir le sort de nombreuses autres<br />
librairies mythiques. Mais c’était sans compter l’intervention de Pierre Bergé, homme de lettres<br />
et tangérois de coeur, qui choisit d’investir et de parier sur ce projet humaniste afin de redonner<br />
ses lettres de noblesse à la librairie.</p>
<figure id="attachment_1224" style="width: 134px;" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2010/12/Revue-Nejma.png"><img class="size-full wp-image-1224 " title="Revue Nejma" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2010/12/Revue-Nejma.png" alt="" width="134" height="187" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Revue Nejma</figcaption></figure>
<p>Aujourd’hui, la Librairie des Colonnes de type généraliste se veut à vocation méditerranéenne, par la nature de son fonds, mais aussi dans le désir de pouvoir tisser des liens littéraires, culturels<br />
entre toutes les rives. Tanger, point de rencontre des civilisations, se devait de retrouver cette porte ouverte sur les lettres et le monde.<br />
La Librairie des Colonnes, désormais dirigée par Simon-Pierre Hamelin, fondateur de la revue Nejma et animée par une nouvelle équipe, sera inaugurée le 16 décembre à partir de 17h00.</p>
<p><em><strong>Téléphone : +212 (0)5.39.93.69.55         email : info@librairie-des-colonnes.com</strong></em></p>
<p><strong>PROGRAMME D&rsquo;INAUGURATION</strong></p>
<p><span style="color: #ff0000;">Jeudi 16 décembre 2010 17h :</span></p>
<p>INAUGURATION DE LA LIBRAIRIE</p>
<p>en présence de Tahar ben Jelloun, Juan Goytisolo, John Hopkins, Abdellah Taïa et de Pierre Bergé<br />
20h : Projection du film Yves Saint Laurent &#8211; Pierre Bergé : L’amour fou de Pierre Thoretton à la Cinémathèque de Tanger, Grand Socco<br />
22h : Cocktail à la Cinémathèque de Tanger, Grand Socco<br />
<span style="color: #ff0000;"> </span></p>
<p><span style="color: #ff0000;">Vendredi 17 décembre 2010</span><br />
16h : Lancement du nouveau numéro de la revue Nejma dédié à Jean Genet, publié sous la direction d’Abdellah Taïa.<br />
Hommage à Jean Genet en présence de Abdellah Taïa, Tahar ben Jelloun, John Hopkins et Juan Goytisolo<br />
<span style="color: #ff0000;"> </span></p>
<p><span style="color: #ff0000;">Samedi 18 décembre 2010</span><br />
16h : Lecture en arabe et français de textes de Mohamed Choukri<br />
17h : Evocation de la librairie et souvenirs de Tanger par Pierre bergé, Juan Goytisolo, Abdellah Taïa et signatures<br />
<strong> </strong></p>
<p><strong>Programmation de décembre</strong><br />
<span style="color: #ff0000;"> </span></p>
<p><span style="color: #ff0000;">Dimanche 19 décembre 2010 à 18h :</span><br />
Projection du film Le vieil enfant de Philippe Dodet et Jean-Pierre Renault et visioconférence Paris-Tanger pour le centenaire de la naissance de Jean Genet<br />
<span style="color: #ff0000;"> </span></p>
<p><span style="color: #ff0000;">Mardi 28 décembre 2010 à 18h :</span><br />
Rencontre avec Claro pour CosmoZ, Actes Sud et Mathias enard pour Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants,<br />
Prix Goncourt des Lycéens 2010, Actes Sud</p>
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