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	<title>LE web magazine de Tanger - tanger-experience.com &#187; Tag Archive | LE web magazine de Tanger - tanger-experience.com</title>
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	<description>Tanger par l&#039;expérience... de sa rédaction et de ses contributeurs</description>
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		<title>&#171;&#160;Éclats de lumière&#160;&#187; à Tanger.</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Jul 2023 06:40:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Eclats de lumière]]></category>
		<category><![CDATA[Galerie Delacroix]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Ben Jelloun]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;Institut Français de Tanger propose une exposition à la Galerie Delacroix qui nous offre une immersion dans l&#8217;univers artistique de Tahar Ben Jelloun intitulée &#171;&#160;Éclats de lumière&#160;&#187; du 15 juillet au 15 septembre 2023. L’artiste sera présent lors du vernissage le samedi 15 juillet à 19h30. L&#8217;Institut français du Maroc, site de Tanger, présente du [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&rsquo;Institut Français de Tanger propose une exposition à la Galerie Delacroix qui nous offre une immersion dans l&rsquo;univers artistique de Tahar Ben Jelloun intitulée &laquo;&nbsp;Éclats de lumière&nbsp;&raquo; du 15 juillet au 15 septembre 2023. L’artiste sera présent lors du vernissage le samedi 15 juillet à 19h30.</strong></p>
<p><a href="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2023/07/tahar-Ben-Jelloun-7541-23.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-24419" src="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2023/07/tahar-Ben-Jelloun-7541-23.jpg" alt="tanger-experience - le web magazine de Tanger - Eclats de lumière de Tahar Ben Jelloun" width="750" height="410" /></a></p>
<p>L&rsquo;Institut français du Maroc, site de Tanger, présente du 15 juillet au 15 septembre 2023 l&rsquo;exposition «Éclats de lumière» de l&rsquo;artiste Tahar Ben Jelloun. Cette exposition est organisée en partenariat avec la Galerie Tindouf.</p>
<p>«Éclats de lumière» offre aux visiteurs une immersion dans l&rsquo;univers artistique singulier de Tahar Ben Jelloun.</p>
<p>À travers ses peintures et ses écrits, l&rsquo;artiste explore la nécessité de la peinture en tant qu&rsquo;expression de sa vision poétique et émotionnelle. Ses œuvres captivent par la richesse des couleurs et l&rsquo;évocation de la joie souvent oubliée dans les mots qui expriment la douleur.</p>
<p><a href="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2023/07/eclat-lumiere-2-750.jpg"><img class="aligncenter wp-image-24418 size-full" title="tanger-experience - le web magazine de Tanger - Eclats de lumière de Tahar Ben Jelloun" src="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2023/07/eclat-lumiere-2-750.jpg" alt="tanger-experience - le web magazine de Tanger - Eclats de lumière de Tahar Ben Jelloun" width="750" height="450" /></a></p>
<p>Pour cette exposition, Tahar Ben Jelloun présentera une sélection de ses œuvres les plus récentes, notamment des peintures et des dessins. Ses créations artistiques sont inspirées par ses souvenirs d&rsquo;enfance, les tapis traditionnels, les vitraux et l&rsquo;expression de l&rsquo;artisanat marocain. Tahar Ben Jelloun, écrivain célèbre et lauréat du Prix Goncourt en 1987 pour son roman «L&rsquo;Enfant de sable» suivi de «La Nuit sacrée», a toujours entretenu une passion pour la peinture et le dessin depuis son enfance.</p>
<p><a href="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2023/07/eclats-lumiere-1-750.jpg"><img class="aligncenter wp-image-24420 size-full" title="tanger-experience - le web magazine de Tanger - Eclats de lumière de Tahar Ben Jelloun" src="https://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2023/07/eclats-lumiere-1-750.jpg" alt="eclats lumiere-1-75tanger-experience - le web magazine de Tanger - Eclats de lumière de Tahar Ben Jelloun" width="750" height="450" /></a></p>
<p>Ses travaux ont été exposés dans de nombreuses galeries prestigieuses à travers le monde, notamment au Musée San Salvatore In Lauro à Rome, à la Galerie Tindouf à Tanger et Marrakech, à la Galerie Le Grand Passage à Paris, au Musée national de Nancy, au Musée Fesch d&rsquo;Ajaccio, à l&rsquo;Institut du monde arabe, à la Galerie nationale de Dubaï et à la Galerie Patrice Trigano. Enfin, en 2022, les Éditions Iconoclastes ont publié son autobiographie intitulée «La couleur des mots», explorant le lien entre la littérature et la peinture.</p>
<p><strong>GALERIE DELACROIX</strong> DE L’INSTITUT FRANÇAIS<br />
<strong>Rue de la liberté</strong><br />
<strong> Tanger</strong></p>
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		<title>Mireille Darc, l&#8217;amitié solaire par Tahar Ben Jelloun</title>
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		<pubDate>Thu, 31 Aug 2017 15:06:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Evènements]]></category>
		<category><![CDATA[Mireille Darc]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Ben Jelloun]]></category>
		<category><![CDATA[Tanger]]></category>

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		<description><![CDATA[L'écrivain nous parle de son amitié avec "la grande sauterelle", décédée lundi à l'âge de 79 ans. Une longue histoire qui s'est forgée au Maroc, à Tanger en particulier et aussi à Marrakech. ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&rsquo;écrivain nous parle de son amitié avec &laquo;&nbsp;la grande sauterelle&nbsp;&raquo;, décédée lundi à l&rsquo;âge de 79 ans. Une longue histoire qui s&rsquo;est forgée au Maroc, à Tanger en particulier et aussi à Marrakech. Bien que marquée par de nombreux accidents de santé, elle nous laisse une belle leçon de vie.</strong></p>
<figure id="attachment_15562" style="width: 750px;" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2017/08/tahar-ben-jelloun-mireille-darc.jpg"><img class="size-full wp-image-15562" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2017/08/tahar-ben-jelloun-mireille-darc.jpg" alt="Mireille Dar et Tahar Ben Jelloun, une belle amitié" width="750" height="410" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Mireille Dar et Tahar Ben Jelloun, une belle amitié</figcaption></figure>
<p>Rares sont les stars qui vous donnent leur amitié. Je n&rsquo;ai jamais attendu d&rsquo;un comédien ou d&rsquo;une grande actrice qu&rsquo;il m&rsquo;est arrivé de rencontrer de cultiver avec eux une relation d&rsquo;amitié vraie, sincère.</p>
<p>Mireille était à part. Quand nous nous sommes connus à Tanger au début des années 2000, dans la maison d&rsquo;un autre grand ami, Jean-Louis Scherrer, je savais que c&rsquo;était une personne de qualité. Les nombreux films populaires et merveilleux qu&rsquo;elle avait tournés ne la classaient pas dans la catégorie de stars avec des caprices, manies, superficialité. Elle était Mireille, douce et curieuse de tout, heureuse et ouverte sur le monde et les autres.<br />
Je lui avais servi de guide pour lui présenter ma ville, Tanger, sa médina, ses marchés, ses mythes et ses charmes étranges. Ensuite, Bernard Montiel m&rsquo;a demandé d&rsquo;accompagner Mireille à Marrakech. Une équipe nous filmait découvrant cette ville. Il fallait la lui présenter, non en guide touristique, mais en ami qui veut lui montrer son pays, sa culture traditionnelle, sa cuisine classique et moderne. Ce fut une belle expérience et un film sympathique, mais le plus important est que notre lien s&rsquo;était renforcé, devenu amical, vraiment, fraternel. Nous nous échangions nos lectures, nos découvertes.</p>
<p>Son amour pour le Maroc était sincère et profond. C&rsquo;était une dame qui cultivait la qualité d&rsquo;être au présent, la simplicité sans ignorer la complexité des relations humaines.</p>
<p>Avec le temps est arrivé le moment des confidences, le temps de relater quelques blessures, sans appuyer sur les traces, sans insister sur la banalité du temps qui passe et nous oublie dans un champ planté de miroirs qui nous renvoient notre image sans fard, sans précaution.</p>
<p>Elle essayait de m&rsquo;initier à une hygiène de vie dont elle faisait sa loi, m&rsquo;expliquait ce qu&rsquo;il fallait éviter aussi bien dans la cuisine marocaine que française.</p>
<p>Puis elle partageait sa passion de la photographie et du documentaire. Elle enquêtait sur l&rsquo;humain blessé ou frappé d&rsquo;injustice. Nous cherchions ensemble le titre d&rsquo;un film ou d&rsquo;une pièce.</p>
<p>Ce fut toujours avec élégance et discrétion qu&rsquo;elle évoquait sa vie avec Alain Delon. Elle en parlait avec tendresse, avec amour, parfois avec quelque indulgence.</p>
<p>Depuis quelques années, son mari Pascal, grand architecte, était en train de lui construire une superbe maison dans la casbah de Tanger, face à la mer. Elle rêvait de cette maison située dans un quartier populaire, à une centaine de mètres de la grande maison d&rsquo;Yves Saint Laurent et aussi de ma petite maison d&rsquo;enfance à côté de l&rsquo;hôpital Al Kortobi. Je lui racontais mon adolescence dans cette maison qui ressemblait à une barque qui penchait de plus en plus vers la mer. Je lui disais ma passion du cinéma, notamment du cinéma populaire et sans prétention où elle évoluait. Elle prenait les choses avec légèreté, avec le sourire, car elle n&rsquo;avait pas beaucoup d&rsquo;illusions sur l&rsquo;humanité en général.</p>
<p>Puis, quand elle était de très bonne humeur, je lui demandais de me raconter les tournages avec Lino Ventura, Francis Blanche, Bernard Blier, Louis de Funès, etc. Elle me disait toujours qu&rsquo;elle se sentait comme une petite fille perdue dans un clan de mecs qui cherchaient à la protéger.Aujourd&rsquo;hui que son courage a été vaincu, elle m&rsquo;apparaît belle et souriante, vive et discrète, modeste et généreuse, une amitié pleine et forte avec, en plus, une lumière émanant de sa présence et qu&rsquo;elle déposait autour d&rsquo;elle partout où elle allait.</p>
<p><em>Tahar Ben Jelloun &#8211; Le Point</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 148px; left: 20px;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 148px; left: 20px;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>
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		<title>Slimani-Ben Jelloun, la rencontre de deux prix Goncourt marocains.</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Jul 2017 23:05:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Hotel Minzah]]></category>
		<category><![CDATA[Leila Slimani]]></category>
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		<description><![CDATA[Sommet des prix Goncourt à Tanger avec Tahar Ben Jelloun (1987) et Leila Slimani (2016) à l&#8217;hôtel El Minzah le 8 juillet à 19h, sous l&#8217;égide de l&#8217;Institut Français et de la librairie des Colonnes. Rencontre animée par Simon Pierre Hamelin. Leila Slimani fait l’honneur de choisir l’Institut français du Maroc pour partager avec le [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sommet des prix Goncourt à Tanger avec Tahar Ben Jelloun (1987) et Leila Slimani (2016) à l&rsquo;hôtel El Minzah le 8 juillet à 19h, sous l&rsquo;égide de l&rsquo;Institut Français et de la librairie des Colonnes. Rencontre animée par Simon Pierre Hamelin.</strong></p>
<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2017/07/ben-jelloun-slimani.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-15383" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2017/07/ben-jelloun-slimani.jpg" alt="ben jelloun-slimani" width="750" height="279" /></a></p>
<p>Leila Slimani fait l’honneur de choisir l’Institut français du Maroc pour partager avec le public marocain son prix Goncourt. Pour sa rencontre tangéroise, elle sera en dialogue avec Tahar Benjelloun autour de leurs oeuvres et leurs écritures.</p>
<p><strong>Leila Slimani</strong>, journaliste et écrivain franco-marocaine, elle publie, en 2014, son premier roman chez Gallimard, Dans le jardin de l’ogre. Le sujet (l’addiction sexuelle féminine) et l’écriture sont remarqués par la critique. Chanson douce est son deuxième roman, lauréat en 2016 du plus prestigieux prix littéraire français. Paru aux éditions Gallimard, Chanson Douce est tiré d’un fait divers, un double infanticide dans les beaux quartiers de New York en 2012.</p>
<p><strong>Tahar Ben Jelloun</strong> est originaire de Fès. Il enseigne la philosophie à Tétouan et à Casablanca avant de s’installer en France en 1971. Il suit des études en psychiatrie, collabore avec des journaux comme Le Monde et publie en 1973 son premier roman Harrouda. Son roman, La Nuit sacrée, obtient le prix Goncourt en 1987. Ces dernières publications sont Le terrorisme expliqué à nos enfants (seuil, 2016) et Un pays sur les nerfs (l’aube 2017)</p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 124px; left: 23px;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 124px; left: 23px;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>
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		<title>Tahar Ben Jelloun &#8211; Lettre à Emmanuel Macron.</title>
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		<pubDate>Sat, 29 Apr 2017 12:40:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Le Point]]></category>
		<category><![CDATA[Macron]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[Présidentielles Françaises 2017]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Ben Jelloun]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici une déclaration de l&#8217;écrivain Tangérois Tahar Ben Jelloun qui adresse une lettre à Emmanuel Macron via Le Point. Il met en garde le candidat d&#8217;En marche ! : face à une Marine Le Pen prête à tout pour l&#8217;emporter au second tour, il doit s&#8217;adresser aux plus démunis. Cher Emmanuel Macron, À présent, le temps est [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="art-chapeau"><strong>Voici une déclaration de l&rsquo;écrivain Tangérois Tahar Ben Jelloun qui adresse une lettre à Emmanuel Macron via Le Point. Il met en garde le candidat d&rsquo;En marche ! : face à une Marine Le Pen prête à tout pour l&rsquo;emporter au second tour, il doit s&rsquo;adresser aux plus démunis.</strong></p>
<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2017/04/macron-ben-jelloun.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-15146" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2017/04/macron-ben-jelloun.jpg" alt="macron-ben jelloun" width="750" height="319" /></a><br />
Cher Emmanuel Macron,</p>
<p>À présent, le temps est venu de passer d&rsquo;un personnage à un autre. Du coup, je me mets au vouvoiement. Il fut une époque où je vous voyais emprunter les chemins d&rsquo;une grande, d&rsquo;une immense ambition. Nous nous retrouvions de temps en temps à Terra Nova ou dans les bureaux de notre ami Henry Hermand. Lui, l&rsquo;entrepreneur, l&rsquo;ancien compagnon de route de Mendès France et l&rsquo;ami intime de Michel Rocard, était fier de vous avoir découvert. Il racontait votre rencontre comme une chance dans sa vie et aussi dans la vôtre. Nous nous sommes retrouvés au moment de ses obsèques, en novembre dernier. J&rsquo;ai su que sa dernière pensée fut pour vous.</p>
<p>Je me souviens de l&rsquo;époque où vous étiez chez Rothschild. Vous aviez deux téléphones portables et deux cartes de visite. Vous étiez toujours habillé serré, pas de costume large pour laisser passer le vent ou le hasard. Vous avez gardé le même style, un peu sec, élégant, mais sans fantaisie. Peut-être que cela fait partie de votre jardin secret et que vous le gardez jalousement fermé.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, avec force et une belle énergie, avec courage, vous avez réussi à atteindre le sommet. Mais attention, rien n&rsquo;est acquis, rien ne sera facile. Nous ne sommes pas en 2002. Le FN a grossi, a ratissé très large. Il a effacé les petites phrases nauséabondes. Il a fait de la chirurgie esthétique. Il a su s&rsquo;adresser aux plus démunis. Il prétend parler au nom du peuple. Mais le peuple est aussi à vous. Il faudra le convaincre de vous suivre et de vous donner les suffrages dont vous avez besoin.</p>
<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2017/04/inter-macron-benjelloun.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-15144" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/uploads/2017/04/inter-macron-benjelloun.png" alt="inter-macron-benjelloun" width="750" height="95" /></a></p>
<p>Attention, Marine Le Pen ne reculera devant rien, utilisera sans vergogne les thèmes de l&rsquo;immigration, de l&rsquo;insécurité et de la précarité pour rafler des voix. Un de ses militants, Jean Messiha, un Égyptien naturalisé français, assimile sur son compte Twitter « les 5 millions de musulmans » au « terrorisme » et affirme que « l&rsquo;islam est incompatible avec la République ».</p>
<p>La France qui va bien votera pour vous. Elle vous est acquise. En revanche, la France qui souffre, celle des bas salaires, celle laissée pour compte par les différents gouvernements qui se sont succédé depuis trente ans, cette France, il va falloir lui parler, choisir les mots, savoir lui tendre la main et lui dire simplement comment vous pensez résoudre ses problèmes une fois élu. Soyez encore plus concret.</p>
<p>Marine Le Pen prétend représenter cette France-là. De quel droit sera-t-elle celle qui donne de l&rsquo;espoir ? Évidemment, elle ne leur dit pas l&rsquo;ampleur de la catastrophe que ses projets économiques entraîneraient pour le pays si elle était élue. C&rsquo;est à vous de démonter son système, de démontrer que ce qu&rsquo;elle dit repose sur des mensonges, sur des calculs faux, sur des bilans faussés. C&rsquo;est à vous de briser la jolie vitre derrière laquelle elle apparaît de plus en plus souriante parce qu&rsquo;on lui a dit qu&rsquo;il fallait sourire pour ne plus faire peur. Les mauvaises odeurs, les idées néo-fascistes, les gros bras prêts à casser les anti-front, la vraie nature de ce parti sont mis à l&rsquo;écart, tenus loin des médias, attendant le moment pour sortir et exploser.</p>
<p>Vous avez une dizaine de jours pour vous occuper de la France qui a voté Le Pen ou Mélenchon. Il faudra être clair et direct. Il faut qu&rsquo;on sente que votre ambition est avant tout celle d&rsquo;une France nouvelle, une France juste, fraternelle, mettant l&rsquo;intérêt de la nation au-dessus de tous les autres intérêts. Sortez de votre costume trop bien taillé. Allez vers les gens (comme vous l&rsquo;avez fait à l&rsquo;usine Whirlpool) et dites ce que vous pouvez humainement faire. Votre sincérité est votre arme. Votre force vient du peuple. C&rsquo;est à ce peuple que vois devez vous adresser avec humilité et vérité.</p>
<p>Enfin, quand vous serez élu, ayez la victoire modeste. Pas de soirée bling-bling. Vous devrez faire un audit de la France et venir présenter le résultat aux Français en leur disant : « Voici l&rsquo;état dans lequel je trouve notre pays. Nous allons tous travailler, sans parti pris, sans préjugé. J&rsquo;aurai besoin de toutes les bonnes volontés pour redresser le pays, son économie, sa culture, son rayonnement, sa présence au monde dans un esprit d&rsquo;ouverture et de tolérance. »</p>
<p>Vous n&rsquo;aurez plus une minute à vous. Vous ne pourrez plus aller boire un café sur une terrasse ensoleillée. Mais prenez le temps de lire, beaucoup lire, pour rester curieux, c&rsquo;est-à-dire jeune avec la noblesse d&rsquo;une belle ambition.</p>
<p><strong>Par Tahar Ben Jelloun</strong><br />
Publié le 28/04/2017 à 15:13 | Le Point.fr</p>
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<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 124px; left: 20px;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 124px; left: 20px;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 148px; left: 20px;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>
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<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>
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		<title>Tahar Ben Jelloun, à la Légation Américaine de Tanger</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Nov 2012 00:27:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecrivain]]></category>
		<category><![CDATA[Evènements]]></category>
		<category><![CDATA[Le bonheur conjugal]]></category>
		<category><![CDATA[librairie des Colonnes]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Ben Jelloun]]></category>

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		<description><![CDATA[A l&#8217;initiative de la Librairie des Colonnes, Tahar Ben Jelloun présentera en avant première au Maroc, son nouvel ouvrage « Le bonheur conjugal » le  samedi 1 er décembre à 18 h à la Légation Américaine de Tanger. L&#8217;écrivain raconte l&#8217;histoire d&#8217;un peintre célèbre, paralytique à la suite d&#8217;une attaque cérébrale, considère sa femme comme la responsable de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/11/blason-legationUS.png"><img class="alignleft size-full wp-image-4181" title="blason-legationUS" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/11/blason-legationUS.png" alt="" /></a><span style="color: #333333;">A l&rsquo;initiative de la Librairie des Colonnes, </span></strong><span style="color: #333333;"><strong>Tahar Ben Jelloun présentera en avant première au Maroc, son nouvel ouvrage « Le bonheur conjugal » le  samedi 1 er décembre à 18 h </strong><strong>à la Légation Américaine de Tanger</strong><strong>. L&rsquo;écrivain raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;un peintre célèbre, paralytique à la  suite d&rsquo;une attaque cérébrale, considère sa femme comme la responsable  de tous ses maux.</strong></span></p>
<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/11/ben-jelhoun.png"><img class="alignleft size-full wp-image-4172" title="ben jelhoun" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/11/ben-jelhoun.png" alt="" /></a>Casablanca, début des années 2000. Un peintre, au sommet de sa gloire,    se retrouve du jour au lendemain cloué dans un fauteuil roulant,    paralysé par une attaque cérébrale. Sa carrière est brisée et sa vie    brillante, faite d&rsquo;expositions, de voyages et de liberté, foudroyée.<br />
Muré   dans la maladie, il rumine sa défaite, persuadé que son  mariage est   responsable de son effondrement. Aussi décide-t-il, pour  échapper à la   dépression qui le guette, d&rsquo;écrire en secret un livre  qui racontera   l&rsquo;enfer de son couple. Un travail d&rsquo;auto-analyse qui  l&rsquo;aidera à trouver   le courage de se libérer de sa relation perverse et  destructrice. Mais   sa femme découvre le manuscrit caché dans un  coffre de l&rsquo;atelier et   décide de livrer sa version des faits,  répondant point par point aux   accusations de son mari.<br />
Qu&rsquo;est-ce que le bonheur conjugal dans une   société où le  mariage est une institution ? Souvent rien d&rsquo;autre qu&rsquo;une   façade, une  illusion entretenue par lâcheté ou respect des convenances.   C&rsquo;est ce  que raconte ce roman en confrontant deux versants d&rsquo;une même   histoire.</p>
<h4><span style="color: #808080;">Extrait&#8230;</span></h4>
<p>Vers minuit, après avoir fait tous les efforts possibles pour dissimuler à sa femme cette hostilité, il la retrouva cachée dans un coin, qui pleurait. Il sécha ses larmes et la consola. Avait-elle entendu les médisances de sa tante, ou était-ce le fait de quitter ses parents pour partir fonder une famille avec lui qui la bouleversait soudain ? Le peintre songea au mariage de sa sœur où tout le monde pleurait parce que son mari était venu l’enlever définitivement. C’était il y avait longtemps à Fès, un mariage dans le pur respect de ces traditions que vénérait sa tante. Les familles s’unissaient entre elles. Tout se réglait à demi-mot ; chacun connaissait par cœur son rôle et la pièce ne pouvait pas être ratée puisque tout était prévu, le rituel se déroulait sans embûches, les familles étaient entre elles, pas de mauvaise surprise, pas de discours déplacé ou de faute de goût. Au moindre faut pas, il y avait toujours quelqu’un pour intervenir et rétablir l’équilibre de la fête.    <strong>A</strong>ujourd’hui, il savait très bien pourquoi ce soir-là sa femme s’était mise à pleurer et n’avait pu lui répondre. L’attitude des deux familles avait ravivé un sentiment de rejet qu’elle croyait avoir dépassé depuis qu’elle vivait avec le peintre. Les souvenirs des insupportables humiliations dont elle avait été victime dans son enfance parce qu’elle était de condition modeste lui revenaient, comme une blessure secrète qui se rouvrait d’un coup.    Il se dit qu’il aurait dû mieux la défendre. Préparer le terrain avant le mariage. Lui dire qu’il l’aimait quelle que soit l’opinion de leurs familles, dont il se contrefichait. Il aurait pu facilement lui prouver que leur amour était plus fort que n’importe quel incident de parcours. Mais il n’avait pas pris cette précaution, pensant que son amour était si évident,  visible, et qu’il ferait taire les mauvaises langues. Ce mariage, c’était comme crier son amour sur les toits, hurler à qui voulait l’entendre son attachement à cette fille du bled, et dire publiquement sa fierté d’avoir défié toute une classe sociale.    <strong>S</strong>eul dans les rues, les poings dans les poches, il remâchait leurs histoires et cherchait en vain le moyen de faire cesser leurs disputes, et retrouver l’essence même de l’amour qu’ils se portaient.</p>
<h4><span style="color: #ff6600;">La critique de Nathalie Six (evene.fr)</span></h4>
<p>Un mari, sa femme et leurs ennuis… Banal ? Sauf si un prix  Goncourt arbitre cette guerre conjugale. La partie s’annonce équilibrée  puisque chacun a la parole dans ce roman au titre ironique. Elle ne  l’est pas. Tahar Ben Jelloun accorde à l’homme 258 pages tandis que la  femme doit se contenter d’une centaine. Est-ce suffisant pour prendre  fait et cause pour elle, Amina ? Non, car sa cruauté n’a d’égale que son  malheur. Ces deux là savent en effet s’y prendre pour se détester. L’un  est égoïste, l’autre une harpie vénéneuse. L’auteur se vengerait-il du  bonheur, notion cardinale de notre époque ? Il pourfend plus sûrement  l’idée que les opposés puissent s’accorder. Très certainement  s’attirent-ils : l’homme d’âge mûr et la jeune fille en fleur, le maître  acclamé de tous et l’étudiante en construction, le grand bourgeois aux  manières soyeuses et la paysanne assoiffée de revanche sociale. Ensuite ?  Les vents contraires, comme dirait Olivier Adam, provoquent un  tourbillon d’incompréhension et de haine. Le couple, cette belle entité  intellectuelle, devient un monstre à deux têtes même si l’auteur,  docteur en psychiatrie sociale, n’a pas verrouillé toutes les portes de  cette prison. Frédéric Beigbeder donnait trois ans à l’amour, Tahar Ben  Jelloun, grand prince, lui en offre quatre. Douze mois de plus en enfer…</p>
<h4><span style="color: #888888;"><a href="http://www.taharbenjelloun.org/"><strong><em> </em></strong></a></span><em> </em><span style="color: #808080;">Tahar Ben Jelloun</span></h4>
<p><em> </em></p>
<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/11/tahar-200.png"><img class="alignleft size-full wp-image-4179" title="tahar 200" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2012/11/tahar-200.png" alt="" /></a>Tahar Ben Jelloun est né en 1944 à Fès. Il a fait toutes ses études  au Maroc: au lycée français de Tanger, puis à l&rsquo;université Mohammed-V de  Rabat où il suit un cursus de philosophie. Il devient professeur en  1968 à Tétouan. Sa thèse de doctorat dénonce «la misère sexuelle des  travailleurs nord-africains».</p>
<p>En 1971, Ben Jelloun s&rsquo;installe à Paris. En 1985, il se distingue avec <em>L&rsquo;Enfant de sable.</em> Deux ans plus tard, il écrit la suite, <em>La Nuit sacrée, </em>et  décroche le Goncourt en 1987. Dans ces deux romans, Ben Jelloun brosse un  tableau qu&rsquo;il veut sans concession de la société marocaine. Rien de ce  qui souffre ne lui est étranger. En France, il est aussi de tous les  combats et de toutes les pétitions. Il milite pour le rapprochement des  peuples et contre le racisme. Qui serait contre? Ses livres connaissent  donc un grand succès public. En 1997, ayant toujours eu le souci d&rsquo;être  compris par le plus grand nombre, il publie un livre très didactique  intitulé <em>Le racisme expliqué à ma fille</em> qui lui vaut quelques railleries et trente-trois traductions dans le monde entier, dont l&rsquo;espéranto.</p>
<p>Son  humanisme de tous les instants fait de lui un homme couvert de  décorations et d&rsquo;honneurs. En 2008, lorsqu&rsquo;il rejoint l&rsquo;académie  Goncourt, au couvert de François Nourissier, on se demande si c&rsquo;est  l&rsquo;auteur ou le défenseur de l&rsquo;humanité opprimée qui a été élu. Et  l&rsquo;intéressé, qu&rsquo;en pense-t-il? S&rsquo;il lui arrive d&rsquo;avoir des accès  d&rsquo;immodestie, songe-t-il au Nobel de littérature ou à celui de la paix?  L&rsquo;homme en tout cas est devenu un notable des lettres, une figure  incontournable de Saint-Germain-des-Prés, mais aussi de Monte-Carlo (il  est membre du très élégant prix prince de Monaco, dont les jurés sont  pour la plupart membres de l&rsquo;Académie française et de l&rsquo;Académie  Goncourt).</p>
<p>Il est l’auteur aux Éditions Gallimard de romans — parmi  lesquels Partir, Sur ma mère et Au pays — de récits — Jean Genet, menteur sublime et Par le feu — et d’un recueil de poèmes : Que la blessure se ferme.</p>
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		<title>« L’étincelle », le point sur les révolutions arabes</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Jul 2011 12:42:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Révolution arabes]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans la foulée de « Par le Feu », Tahar Ben Jelloun publie à chaud un essai « L’étincelle » Publié simultanément en France, en Italie et en Allemagne, Tahar Ben Jelloun livre à chaud son analyse de ce mouvement de révolte qui traverse depuis novembre 2010 le monde Arabe, et qui depuis ne cesse de se propager. C’est [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Dans la foulée de « Par le Feu », Tahar Ben Jelloun publie à chaud un essai <strong>« L’étincelle »</strong></p>
<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2011/07/Etincelle-ben-jelloun1.png"><img class="alignleft size-full wp-image-1616" title="Etincelle-ben-jelloun" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2011/07/Etincelle-ben-jelloun1.png" alt="" width="130" height="192" /></a>Publié simultanément en France, en Italie et en Allemagne, Tahar Ben Jelloun livre à chaud son analyse de ce mouvement de révolte qui traverse depuis novembre 2010 le monde Arabe, et qui depuis ne cesse de se propager.<br />
C’est <em>« un immense mur de Berlin qui tombe »</em> écrit-il, un moment historique, car il est maintenant acquis que plus rien, dans la région, ne sera comme avant. On ne reverra en effet pas de si tôt autour de la méditerranée des dictateurs à la longévité de Moubarak et Ben Ali, tant cette forme d’exercice du pouvoir a perdu toute légitimité au yeux des populations arabes. Des millions de manifestants sont descendus dans la rue pour réclamer dignité et égalité, et aucun régime n’a réussi à les empêcher, aussi verrouillé soit-il.<br />
Même le soutien hypocrite et intéressé des pays occidentaux, qui redoutaient tant l’islamisme et voulaient se ménager de bonnes opportunités commerciales, n’est plus d’actualité. Pourtant bien peu de gens ont vu venir ce vent de révolte qui semble maintenant irréversible. Pour nous l’expliquer, Tahar Ben Jelloun nous projette habilement « dans la peau » de Moubarak puis « dans la peau » de Ben Ali, acculés à la fuite, puis « dans la peau » de ces hommes ordinaires, tel Mohamed Bouazizi qui s’immola par le feu en Tunisie, et quelques autres en Egypte, en Lybie, en Algérie, qui furent <strong>les étincelles</strong> qui enflammèrent cette révolution.<br />
Mais, se refusant à considérer ces révolutions comme un seul et même phénomène, global et uniforme, Tahar Ben Jelloun, dans la deuxième partie de son essai, examine au cas par cas la situation des pays arabes touchés par la contestation : Tunisie, Egypte, Algérie, Yemen, Maroc, Lybie, Syrie, et évalue les chances de réussite de ces mouvements en tenant compte de leurs spécificité et de l’histoire de ces pays.<br />
L’occasion pour lui de souligner et saluer le rôle nouveau et décisif de la jeunesse arabe dans ces révoltes immensément courageuses.</p>
<p>Un essai clairvoyant et instructif sur ces événements à l’actualité brûlante, par un écrivain franco-marocain parmi les plus informés et attentifs au sujet.</p>
<p>Intéressant aussi pour imaginer l’avenir de ces mouvements encore loin d’aboutir et qu’il faut soutenir par la pensée et l’action.</p>
<p>Pour nous, européens, agir c’est d’abord comprendre, bien comprendre le contexte et les enjeux, c’est encourager et soutenir en communiquant.</p>
<p>Gallimard – 11 €</p>
<figure id="attachment_1617" style="width: 100px;" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2011/07/Tahar-ben-Jelloun.png"><img class="size-full wp-image-1617 " title="Tahar-ben-Jelloun" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2011/07/Tahar-ben-Jelloun.png" alt="" width="100" height="120" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Tahar Ben Jelloun</figcaption></figure>
<p>Certains me disent pourquoi tant de choses sur Ben Jelloun ?</p>
<p>C’est très simple, parce que « Tanger-experience » c’est Tanger et que Tahar Ben Jelloun est une personne crédible, de qualité, Marocain et vit à Tanger de surcroit…</p>
<p>Tahar Ben Je lloun est né en 1944 à Fès au Maroc. Ecrivain, journaliste et poète, il a obtenu le prix Goncourt en 1987 pour La nuit sacrée, et est membre de l&rsquo;académie Goncourt. Il a publié récemment chez Gallimard Jean Genet, menteur sublime. <em>Il est aussi l&rsquo;auteur de deux petits essais best sellers : Le racisme expliqué à ma fille, et de L&rsquo;islam expliqué aux enfants.</em></p>
<p>Paul Brichet</p>
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		<title>Roland Beaufre : L&#039;argentique ou rien !!!</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Apr 2011 16:23:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Roland Beaufre est né à Bonn en 1952. Il s&#8217;est aventuré dans la photographie au cours de ses études d&#8217;architecture à Paris, quai Malaquais. En 4ème année, on lui offre son premier appareil un Kiev, copie russe des Leica, et il commence toute une série de portraits qu&#8217;il peut développer lui même aux Beaux Arts. Il [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Roland Beaufre est né à Bonn en 1952. Il s&rsquo;est aventuré dans la photographie au cours de ses études d&rsquo;architecture à Paris, quai Malaquais. En 4ème année, on lui offre son premier appareil un Kiev, copie russe des Leica, et il commence toute une série de portraits qu&rsquo;il peut développer lui même aux Beaux Arts. Il restera toute sa vie fasciné par la révélation de l&rsquo;image et le rendu incomparable de la photographie argentique, ses demi-teintes, ses subtilités, ses transparences&#8230;</p>
<p style="text-align: center;">
<figure id="attachment_1432" style="width: 600px;" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2011/04/beaufre-maman.png"><img class="size-full wp-image-1432  " title="beaufre-maman" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2011/04/beaufre-maman.png" alt="" width="600" height="319" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Roland Beaufre dans sa maison de Tanger. Au-dessus de la cheminée une très belle peinture de sa mère.</figcaption></figure>
<p>Un peu las de travailler dans une agence d&rsquo;architecture pour gagner sa vie, il fait parfois des photos de mode, des books de mannequins et de comédiens qui lui confèrent déjà une certaine réputation.</p>
<p>La chance arrive en 1978 avec la proposition  de la Maison de Marie Claire pour réaliser un reportage à Tanger. Le thème : faire découvrir tout ce qui reste des années 50 dans cette ville qu&rsquo;il connait bien puisque ses parents avaient acheté en 1963 la &laquo;&nbsp;Villa Victoria&nbsp;&raquo; à la Vieille Montagne.</p>
<figure id="attachment_1433" style="width: 600px;" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2011/04/beaufre-villa-victoria.jpg"><img class="size-full wp-image-1433" title="beaufre-villa-victoria" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2011/04/beaufre-villa-victoria.jpg" alt="" width="600" height="202" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Roland devant la porte de la Villa Victoria à Tanger</figcaption></figure>
<p>Ne s&rsquo;étant jamais frotté à cet exercice auparavant, il donne spontanément, empreint de ses cours d&rsquo;architecture et d&rsquo;arts plastiques, une vision personnelle de la photo de décoration, utilisant aussi son art du portrait pour animer les lieux qu&rsquo;il photographie. &nbsp;&raquo; J&rsquo;essaie de saisir l&rsquo;atmosphère d&rsquo;une maison, avec un abord plus sensible, l&rsquo;instant de lumière, les murmures du passé, les objets familiers&#8230;&nbsp;&raquo;</p>
<p>Il le capture avec ce frémissement particulier quand il sait que la photo est bonne !</p>
<p>Roland Beaufre est lancé et n&rsquo;a plus cessé depuis son activité de photographe dans la décoration, le design, sillonnant le monde.</p>
<p>Ponctuant le tout d&rsquo;expositions plus personnelles  et continuant sa collection de portraits de célébrités diverses&#8230; On pourrait le comparer à un peintre de cour et pourtant non.</p>
<p>Il est resté maître de lui avant tout, peu sensible aux modes même s&rsquo;il les parcourt . Fils de général et d&rsquo;une mère, mannequin extrêmement  belle, gardien de leur étonnante histoire d&rsquo;amour, il a  un côté Proustien, Viscontien peut-être davantage, avec cette courtoisie et ce calme qui le caractérisent, énigmatique en son jardin secret.</p>
<p>Il reconnait avoir bénéficié dans ces années 1980, des meilleures conditions dans son travail qui n&rsquo;existent plus aujourd&rsquo;hui&#8230; Les magazines qui l&rsquo;ont sollicité lui permettant une totale liberté.</p>
<p>Ainsi David Herbert dans  &laquo;&nbsp;Décoration Internationale&nbsp;&raquo;  lui laisse totalement la bride sur le cou : 30 pages dans le même numéro par exemple&#8230;</p>
<p>Puis Connaissance des Arts, Vogue,  City et Marie Claire Maison.</p>
<p>Malgré les contraintes qu&rsquo;apportent cet exercice, tandem avec un journaliste, sujets imposés, cet artiste extrêmement courtois et d&rsquo;une grande humanité raconte comment on peut quand même imposer sa propre créativité !</p>
<p>Apaisant, il entretient des relations fidèles et suivies avec le monde de la presse&#8230;&nbsp;&raquo; le relationnel est important dans ce milieu &nbsp;&raquo; dit-il et on m&rsquo;appelle souvent &laquo;&nbsp;Monsieur Valium &laquo;&nbsp;&#8230;</p>
<p>Depuis 1982, il agit dans trois domaines :</p>
<p>&#8211; Collaboration avec des magazines internationaux : World of Interiors depuis 78, Mezonin (Russie) et Maison Française.</p>
<p>&#8211;  Des livres : il a participé à de nombreuses publications d&rsquo;ouvrages, un par an environ, aux éditions: Chêne, Thames &amp; Hudson, Rizzoli, Minerva, du Regard, Flammarion, Taschen…  Illustré par exemple :  Les goûters de Garance (Editions du Regard 1994), Extravagances (Flammarion 2001), Voyage dans le Maroc Juif (Somogy 2003, Paris des Hommes (2006 ) et en 2007, Dernier Exil à Tanger très bel ouvrage de photos accompagné d&rsquo;un texte de Stéphane Guibourgé qui est en vente à la librairie Les Insolites.</p>
<p>&#8211;  des catalogues pour décorateurs&#8230;</p>
<p>Il présente actuellement à la Librairie Les Insolites, du 2 Avril au 2 Mai une sélection de 14 portraits de personnalités tangéroises (Adolfo de Velasco, Tahar Ben Jelloun, Mohamed Choukri, Anuar Khalifi, Abdel-Mohcine Nakari, etc.), pris depuis 30 ans à Tanger.</p>
<figure id="attachment_1435" style="width: 600px;" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2011/04/photos-expo-tanger-insolites.png"><img class="size-full wp-image-1435 " title="photos-expo-tanger-insolites" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2011/04/photos-expo-tanger-insolites.png" alt="" width="600" height="139" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Quelques photos de l&#39;expo à la librairie &quot;Les Insolites&quot; de Tanger à retrouver intégralement sur son site internet.</figcaption></figure>
<p>Mais aujourd&rsquo;hui il a d&rsquo;autres projets : un livre sur les architectures et les coutumes paysannes des diverses régions marocaines, un peu à la Depardon, ce qui malheureusement ne trouve pas d&rsquo;écho chez les éditeurs; un livre de ses portraits et reprendre en poussant plus avant l&rsquo;érotisme, ses superbes photos de nus.</p>
<p>Roland Beaufre est aussi un voyageur infatigable. Ses  pays préférés: le Mexique, l&rsquo;Inde et le Maroc bien sûr.</p>
<p>Cet artiste discret et charmant, a de multiples protections héritées de son enfance de militaire intinérant:  ses deux nounous, la première en Allemagne avec qui il correspond toujours et la deuxième Habiba, veillant sur lui à la Villa Victoria de Tanger.</p>
<figure id="attachment_1434" style="width: 600px;" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2011/04/habiba-roland-cigogne-drapeau.png"><img class="size-full wp-image-1434" title="habiba-roland-cigogne-drapeau" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2011/04/habiba-roland-cigogne-drapeau.png" alt="" width="600" height="476" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Habiba et Roland. Le drapeau en hommage au nouveau roi et la cigogne de la maison</figcaption></figure>
<p>Une cigogne a élu domicile à l&rsquo;entrée de la maison sur le tronc dénudé d&rsquo;un vieux palmier. Elle côtoie le drapeau marocain qui flotte au dessus de la porte (selon le voeu de sa mère depuis toujours).</p>
<p>Belle image pour prendre congé de notre hôte !</p>
<p><em> Aïch Bengio</em></p>
<p>&gt; Retrouvez le travail de Roland Beaufre  sur son site: roland-beaufre.book.fr</p>
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		<title>&quot;Jean Genet, Menteur sublime&quot; par Tahar Ben Jelloun</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Nov 2010 11:50:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[jean genet]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Ben Jelloun]]></category>

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		<description><![CDATA[Tahar Ben Jelloun nous livre ici le récit de douze années de rencontres avec Jean Genet. Les fulgurances de leurs conversations et les nombreuses anecdotes que recèlent ces souvenirs inédits jettent un jour nouveau sur cet écrivain secret et souvent mal compris. On y retrouve aussi toute la force et l&#8217;urgence des débats politiques et [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<figure id="attachment_1088" style="width: 600px;" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2010/11/genet-benjelloun-articleimg-1.png"><img class="size-full wp-image-1088" title="genet-benjelloun-articleimg 1" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2010/11/genet-benjelloun-articleimg-1.png" alt="" width="600" height="264" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Tahar Ben Jelloun sort &quot;Jean Genet, menteur sublime&quot;</figcaption></figure>
<p>Tahar Ben Jelloun nous livre ici le récit de douze années de rencontres avec Jean Genet. Les fulgurances de leurs conversations et les nombreuses anecdotes que recèlent ces souvenirs inédits jettent un jour nouveau sur cet écrivain secret et souvent mal compris. On y retrouve aussi toute la force et l&rsquo;urgence des débats politiques et intellectuels du tournant des années quatre-vingt.</p>
<p>En 1974, lors de leur premier rendez-vous, l&rsquo;homme qui s&rsquo;installe en face de Tahar Ben Jelloun n&rsquo;a plus grand-chose en commun avec l&rsquo;écrivain-voleur mythique, saint et martyr. Il écrit rarement, a coupé les ponts avec Sartre et Cocteau et se passionne désormais pour les luttes révolutionnaires les plus contemporaines : Zengakuren japonais, Black Panthers américains, et enfin la cause palestinienne.</p>
<p>Ce Genet « politique » n&rsquo;en est pas moins resté un homme insaisissable et créatif. Pendant les dix années qui vont suivre, Genet tantôt apparaît, tantôt disparaît, pour se lancer dans de nouveaux projets auxquels il associe souvent Tahar Ben Jelloun : entretiens, articles, scénarios, traductions&#8230;</p>
<p>Malgré les séismes que Genet provoque encore régulièrement, quand il apporte son soutien à la Fraction armée rouge par exemple, ces années sont également marquées par des doutes et une fragilité dont Tahar Ben Jelloun est aussi le témoin. L&rsquo;opinion l&rsquo;ignore, Genet est alors un homme gravement malade qui met ses dernières forces dans l&rsquo;écriture d&rsquo;un livre ultime, achevé à la veille de sa mort : <em>Un captif amoureux</em>.</p>
<p><em>Présentation de l&rsquo;éditeur </em></p>
<p><em> </em></p>
<address>Tahar Ben Jelloun, &laquo;&nbsp;<strong><em>Jean Genet, menteur sublime&nbsp;&raquo;</em></strong> Gallimard </address>
<address>Octobre 2010                                                                                                                                                                                     208 p.   15,90 €</address>
<address> </address>
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		<title>« Au pays », le nouveau livre de Tahar Ben Jelloun</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Apr 2009 10:43:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Ecrivain]]></category>
		<category><![CDATA[LOISIRS]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed]]></category>
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		<description><![CDATA[Sortie Mars 2009 Incipit : « Quand Mohamed eut terminé sa prière du soir, il resta assis sur le petit tapis en matière synthétique, les genoux repliés. Il fixait sur le mur en face de lui une horloge en plastique fabriquée en Chine. » Dés ce moment, nous entrons dans la tête de Mohamed. Nous sommes [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment--></p>
<p class="MsoNormal"><em>Sortie Mars 2009</em></p>
<p class="MsoNormal"><em></p>
<figure id="attachment_166" style="width: 150px;" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2009/04/tahar-ben-jelloun.png"><img class="size-thumbnail wp-image-166" title="Tahar Ben Jelloun" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2009/04/tahar-ben-jelloun-150x150.png" alt="Tahar Ben Jelloun" width="150" height="150" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Tahar Ben Jelloun</figcaption></figure>
<p>Incipit : « Quand Mohamed eut terminé sa prière du soir, il resta assis sur le petit tapis en matière synthétique, les genoux repliés. Il fixait sur le mur en face de lui une horloge en plastique fabriquée en Chine. »</em></p>
<p class="MsoNormal"><span>Dés ce moment, nous entrons dans la tête de Mohamed. Nous sommes les premiers d’ailleurs, car personne, ni de sa famille, ni de ses amis, ne le connaîtra aussi bien que nous. Mohamed est discret et peu bavard, surtout en ce qui concerne ses sentiments qu’il exprime peu ou pas du tout.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Et que se passe-t-il dans la tête de Mohamed ?</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Beaucoup de choses… D’abord la peur de la retraite, cette « lentraite » comme il dit, qu’il va « attraper » comme on attrape une sale maladie et qui le laisse dans un état « malsain, mauvais, producteur de tristesse et de mélancolie ».</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>« Tiens, j’ai des douleurs musculaires alors que je ne travaille plus, j’ai mal aux articulations, je sens que mon corps est battu, labouré par une étrange fatigue, c’est curieux, je n’ai jamais connu cette fatigue, c’est parce qu’elle provient du rien, le rien qui s’est installé dans ma vie commence à ronger mes membres. Le vide creuse mon corps. J’ai mal. Je ne me plains pas ; ce n’est pas dans mes habitudes, mais depuis que j’ai attrapé lentraite, rien ne va plus. J’aimais la fatigue de fin de journée quand je rentrais, ma femme me préparait un dîner léger pendant que je me lavais, j’apercevais les enfants et au moment des informations à la télé je sentais le sommeil me faire signe, je me levais et tombais sur le lit où je dormais profondément. Cette belle fatigue me manque à présent. »</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>L’inquiétude devant ses enfants ensuite, devant leur départ inévitable, et devant l’incompréhension mutuelle qui s’est installée et s’amplifie chaque jour davantage.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>« Je pensais qu’en arrivant en France, ce serait plus facile de se parler, même autour de la table, je les sens ailleurs, ils sont déjà partis et font de la présence. Rien ne se passe, ils parlent entre eux de leurs amis, de leurs projets, je n’y comprends rien, en dehors de quelques formules de politesse, il ne se passe rien entre nous. »</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Et puis sa vie. Qu’a-t-il fait de sa vie ?</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>« J’ai travaillé tous les jours et le reste du temps j’ai dormi pour récupérer. C’est une vie qui a la couleur de ma blouse. »</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Entre considérations politiques et religieuses, Mohamed est un homme droit, civil, parfois blessé, parfois décalé avec son époque.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>De ce socle réaliste, <strong>Tahar Ben Jelloun</strong></span><span> va se détacher pour conduire son personnage au bout de la route qu’il a choisie. Mohamed veut construire une maison dans son village natal. Une maison comme jamais. Il l’a « racontée » au maçon, forcé de dessiner cette habitation rêvée du mieux qu’il le peut.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>« La maison était bizarre. Elle ressemblait à un camion surchargé, sorte de paquet mal ficelé. Elle penchait et faisait tache dans le paysage. On aurait dit qu’elle allait tomber et écraser Mohamed. »</span></p>
<p class="MsoNormal"><span><strong>Tahar Ben Jelloun</strong></span><span> suit son personnage pas à pas, s’attendrissant devant son passé laborieux et honnête, et devant une certaine naïveté qu’il garde intacte. Confronté à ce qui devient pour lui une inexplicable réalité, Mohamed se perd dans ses “rêves” et son histoire devient métaphorique, à la façon d’une tragédie antique.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Car dans ce pays qu’il voulait retrouver, il est seul, et à peine sûr d’être rentré “chez lui”. Un <strong>Au pays</strong></span><span> qui n’existe pas.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Bilan, retour sur soi, face à face avec le temps, avec la mort, désillusions, l’auteur ne cache rien de ce qui traverse cet homme. Il passe sans heurt du “il” au “je” dans une même page, accentuant ainsi l’empathie éprouvée pour Mohamed.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span><strong>Tahar Ben Jelloun </strong></span><span>accompagne son personnage chaleureusement, son bras tenant le sien à travers l’écriture.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Dans<strong> Au pays, </strong></span><span>il s’attache au destin d’un homme, un homme simple</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>« qui signait en dessinant un arbre, il disait que c’était un olivier, le même et l’unique qui existait dans le village »…</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span><strong>« Au pays » de Tahar Ben Jelloun</strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><span><strong>Aux éditions <a href="http://www.gallimard.fr/"><span>Gallimard</span></a></strong></span><span>, <strong>Collection Blanche</strong></span></p>
<p><!--EndFragment--></p>
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