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	<title>LE web magazine de Tanger - tanger-experience.com &#187; Tag Archive | LE web magazine de Tanger - tanger-experience.com</title>
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	<description>Tanger par l&#039;expérience... de sa rédaction et de ses contributeurs</description>
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		<title>&quot;Ultra Lalla&quot;, la double peau des femmes</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Dec 2015 19:01:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecrivain]]></category>
		<category><![CDATA[femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Lotfi Akalay]]></category>
		<category><![CDATA[Ultra Lalla]]></category>

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		<description><![CDATA[Lotfi Akalay présentera son dernier recueil &#160;&#187; Ultra Lalla &#160;&#187; lors du 19e Salon International de Tanger des Livres et des Arts le samedi 9 mai à 15h au Palais des Institutions Italiennes dont le thème est FEMMES. Soyez nombreux à venir découvrir ce délice d&#8217;humour, tendre et féroce à la fois. Lotfi Akalay nous [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Lotfi Aka</em>lay présentera son dernier recueil &nbsp;&raquo; Ultra Lalla &nbsp;&raquo; lors du 19e Salon International de Tanger des Livres et des Arts le samedi 9 mai à 15h au Palais des Institutions Italiennes dont le thème est FEMMES. Soyez nombreux à venir découvrir ce délice d&rsquo;humour,  tendre et féroce à la fois.</strong></p>
<figure id="attachment_10857" style="width: 337px;" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2015/05/ultra-lalla-lotfi-akalay.png"><img class="size-full wp-image-10857" title="ultra-lalla-lotfi-akalay" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2015/05/ultra-lalla-lotfi-akalay.png" alt="" width="337" height="514" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Photo de couverture par Catherine Baret</figcaption></figure>
<p>Lotfi Akalay nous propose un recueil de textes sur les femmes, source d&rsquo;une observation sensible, acerbe et délicate de la gente féminine et de sa relation aux hommes&#8230; Dans ces pages savoureuses, il nous parle aussi de la vie, des sentiments, de la société, de la religion, des prénoms incompatibles avec la réussite financière, du droit des femmes, du saccage des choses, du jazz, des voyous,&#8230; toujours de façon sensible, poétique, drôle et souvent grinçante.</p>
<p>Pendant le quart d’heure de récré dans la cour du lycée quelqu’un a dit : « les femmes ont deux peaux ». Pas de réaction visible, comme si cette annonce allait de soi ; pas de surprise ni de doute, tout juste un haussement d’épaules à l’écoute d’une telle évidence. Aujourd’hui nous dirions une lapalissade, ou, mieux encore, un truisme, terme plus recherché car moins banal pour désigner une banalité. Oui, la femme a deux peaux, une sorte de double cuirasse cutanée qui semble la rendre insensible aux appréciations de son entourage masculin, et inaccessible à nos sentiments d’ados en perpétuels coups de foudre. Les filles, nous n’en finissions pas de les aimer, et elles de nous battre froid. Nous ignorions que c’est cette indifférence affichée et protectrice, prétendument affublée de deux peaux, alors que nous n’en avions qu’une et même aucune, qui nous mettait à découvert de leur insensibilité de façade. Une indifférence feinte, songions-nous en guise de consolation. Qu’elles nous vouent en cachette un bouquet de sentiments clandestins car inavoués, suffisait à nous rassurer : nous étions aimés à leur insu, folle consolation aussi diffuse qu’exubérante. Tout se passait comme si, à notre amour tapageur, elles opposaient un inaudible soupir muet. Nous en sommes là, nous les hommes.</p>
<p>Question apparemment saugrenue et néanmoins légitime : pourquoi les hommes parlent-ils si abondamment des femmes, tandis que les femmes sont si peu disertes à notre sujet ? Il y a tant de colloques sur les femmes et si peu de commentaires féminins sur le genre opposé ? Pourquoi ? J’attends la réponse&#8230;</p>
<p>Pour vous mettre en bouche, en vue, en joie, comme vous voudrez&#8230; voici un des textes de &laquo;&nbsp;Ultra Lalla&nbsp;&raquo; par Lotfi Akalay, (page 100) intitulé:</p>
<p><span style="color: #333333;"><strong>Poupée de roseau</strong></span></p>
<p><span style="color: #333333;"><strong><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2015/05/pouppee-roseau.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-10868" title="pouppee-roseau" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2015/05/pouppee-roseau.jpg" alt="" width="600" height="442" /></a><br />
</strong></span></p>
<p><em>&#8211;  Dis, maman, pourquoi les appelle-t-on poupées de roseau ?‬‬‬‬‬‬</em></p>
<p>&#8211;  Parce que leur charpente intérieure est faite d’un roseau creux coupé de sa tige.‬‬‬‬‬‬</p>
<p><em>&#8211; ‪Où trouve-t-on des roseaux à Tanger ?‬‬‬‬‬‬‬‬</em></p>
<p>&#8211; ‪Loin de la ville, alors qu’avant, on les voyait un peu partout ‬‬autour de nous.‬‬‬‬‬‬</p>
<p><em>&#8211; Où ça ?‬‬‬‬‬‬</em></p>
<p>&#8211; ‪Là même où ont poussé tous ces immeubles récents.‬‬‬‬‬‬‬‬</p>
<p><em>&#8211; C’est quoi, un immeuble récent ?‬‬‬‬‬‬</em></p>
<p>&#8211; C’est un immeuble à la façade lépreuse où la plupart des ascenseurs sont entrés en panne définitive.‬‬‬‬‬‬</p>
<p><em>&#8211; Parle-moi de choses plus gaies ; comment habille-t-on ces poupées ?‬‬‬‬‬‬</em></p>
<p>&#8211; On les habille de bric et de broc, de chutes de tissus glanés ça et là et de n’importe quoi, pourvu que ça te plaise.‬‬‬‬‬‬</p>
<p><em>&#8211; Je n’en vois aucune dans la vitrine des magasins de jouets.‬‬‬‬‬‬</em></p>
<p>&#8211; ‪C’est parce qu’elles en ont été chassées par des poupées en ‬‬plastique made en Ailleurs.‬‬‬‬‬‬</p>
<p><em>&#8211; Ailleurs, c’est où ?‬‬‬‬‬‬</em></p>
<p>&#8211; En Chine.‬‬‬‬‬‬</p>
<p><em>&#8211; ‪C’est là-bas qu’elles sont fabriquées ?‬‬‬‬‬‬‬‬</em></p>
<p>&#8211; Fabriquées ? Non. Elles sont usinées. Tandis que de mon temps, nous autres petites filles, nous prenions plaisir à les faire</p>
<p>nous-mêmes, à leur donner vie et couleurs selon nos goûts.‬‬‬‬‬‬</p>
<p><em>&#8211; ‪Chut… pas si fort ! si les Chinois t’entendent, ils vont se mettre‬‬ à en confectionner à tour de bras, on en trouvera partout, comme le bakchich.</em></p>
<p>&#8211; Tu as raison. Et sache que toi aussi, tu peux en fabriquer.‬‬‬‬‬‬</p>
<p><em>&#8211; Du bakchich ?‬‬‬‬‬‬</em></p>
<p>&#8211; Non, ne te donne pas cette peine, il y a des fonctionnaires pour ça. Contente-toi d’habiller la demoiselle de roseau, invente pour elle des caftans aux couleurs trépidantes, dessine sur son visage l’immensité de ton cœur et le sourire de l’enfant qui rêve, donne à ses lèvres la saveur du printemps, dispose sur sa tête des cheveux lancés dans le vent comme un jet d’étincelles, insuffle en elle la puissance de cette force primitive qui a peuplé mon enfance, donne-lui une âme qui l’élèvera dans la mélodie de notre univers tangérois au temps jadis où la création ludique était l’œuvre des fillettes. Grâce à l’habileté de tes doigts, tu logeras en elle le noyau de feu de ta passion créatrice et l’ivresse de ta jeunesse. A partir d’une simple tige de roseau, tu feras naître une créature plus parfaite que la perfection elle-même. Ma fille, apprends à pactiser avec le rêve !‬‬‬‬‬‬</p>
<p><em>&#8211; Comme tu y vas, maman ! Le roseau te rend lyrique !‬‬‬‬‬‬</em></p>
<p>&#8211; C’est dans le relief des choses qu’on trouve la lumière des mots.‬‬‬‬‬</p>
<p><em><strong>Le dernier livre de Lotfi Akalay, &laquo;&nbsp;Ultra Lalla&nbsp;&raquo;, est disponible sur <a rel="nofollow" href="http://l.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2FAmazon.com%2F&amp;h=2AQH5wiXe&amp;enc=AZPh2ELmqAOUHfHRmfOtNOu3wmdQgOdszW0qnyVZCVKV0sVSfa2tYBNS2aHKBs_F31mWRxSmp2E8JKwKg2yFRVf7y3oRlpSrrXK0dXLWj5jWmV5KmO3IDjWwNO1A6eLaVSQ8ZW0yCCqK1f8Ync9Pt2SUCmq_FkXJ7xPBdtuYHm4V5iRdyH6OSAS96loVpeMD-OHdGRJ4CVF9s1_i3ipbVnFg&amp;s=1" target="_blank">Amazon.com</a> à 6,86 € et le sera bientôt au Maroc. Lotfi Akalay est édité par Frogeraie Editions</strong></em></p>
<h3>A propos de Lotfi Akalay</h3>
<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2015/05/lotfi-akalay-portrait.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-10871" title="lotfi-akalay-portrait" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2015/05/lotfi-akalay-portrait.jpg" alt="" width="86" height="131" /></a>Après des études universitaires en sciences politiques à Paris, il devient représentant Royal Air Maroc à Rabat puis à Beyrouth (en pleine guerre du Liban). A son retour au Maroc, il ouvre une agence de voyages à Tanger (Calypso). Il commence à écrire pour la presse marocaine en 1990 (Al Bayane, la Vie Economique) et étrangère (Charlie Hebdo, Jeune Afrique) et anime à Radio Medi 1 des émissions de jazz et de musique classique. En 1996 il publie Les Nuits d’Azed (Seuil), son premier roman puis en 1998 Ibn Battouta, Prince des Voyageurs (Le Fennec). Les nouvelles de Tanger, recueil de chroniques est publié en 2006.  Quatre parutions récentes chez Frogeraie Editions , &nbsp;&raquo; Aicha disait&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Le voile ne cache pas tout&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Conversations avec Ibn Battouta&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Tanger, c&rsquo;est Tanger&nbsp;&raquo;. Son dernier ouvrage Ultra Lalla vient de paraître et sera présenté au Salon du livre de Tanger le 9 mai 2015.</p>
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		<title>La Femme est l&#039;avenir de l&#039;homme&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 03 May 2015 09:24:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecrivain]]></category>
		<category><![CDATA[Evènements]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Pajon]]></category>
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		<category><![CDATA[Institut Français de Tanger]]></category>
		<category><![CDATA[Salon International des livres et des Arts]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 19e Salon International de Tanger des livres et des arts intitulé &#171;&#160;Femmes&#160;&#187; se déroulera du 6 au 10 mai 2015 au Palais des Institutions italiennes de Tanger. Ce sera le dernier salon organisé par Alexandre Pajon qui quittera Tanger fin août. Après Paris, Dusseldorf, Athènes, Toulouse, Alexandre Pajon, homme de culture et d&#8217;histoire, débarque [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 19e Salon International de Tanger des livres et des arts intitulé &laquo;&nbsp;Femmes&nbsp;&raquo; se déroulera du 6 au 10 mai 2015 au Palais des Institutions italiennes de Tanger. Ce sera le dernier salon organisé par Alexandre Pajon qui quittera Tanger fin août.</strong></p>
<figure id="attachment_10809" style="width: 253px;" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2015/04/alexandre-pajon-salonlivres.jpg"><img class="size-full wp-image-10809" title="alexandre-pajon-salonlivres" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2015/04/alexandre-pajon-salonlivres.jpg" alt="" width="253" height="159" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Alexandre Pajon</figcaption></figure>
<p>Après Paris, Dusseldorf, Athènes, Toulouse, Alexandre Pajon, homme de  culture et d&rsquo;histoire, débarque à Tanger en 2011 pour succéder à  Marie-Christine Vandoorne à la tête de l&rsquo;Institut Français de Tanger. Pendant 4 ans, il réalisera, sans relâche, un travail intense et de grande qualité avec l&rsquo;ambition permanente d&rsquo;associer le rayonnement de la culture Française à celui du Maroc et à l&rsquo;effervescence extravagante de Tanger. Son programme d&rsquo;actions est composé avec maestria pour animer avec créativité et intérêt l&rsquo;Institut Français, la Galerie Delacroix, la salle Beckett, la cinémathèque, la résidence d&rsquo;artiste, l&rsquo;espace Abdellah Gennoun, les manifestations extérieures comme le salon du livre dont il est commissaire. Tous les acteurs de la culture et des affaires de la région s&rsquo;accordent sur l&rsquo;excellent bilan d&rsquo;Alexandre Pajon que beaucoup regretterons à Tanger.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Un seul objectif n&rsquo;est pas atteint : la reconstruction du bâtiment principal&#8230; Cela ne relève pas de moi. Mais tout a été rénové et mis en état pour au moins 10 ans&#8230; Les cours tournent rond. Nous nous autofinançons à 86%. Aujourd&rsquo;hui cet institut, en activités de cours, équivaut à celui de  Marrakech après ceux de Casablanca et de Rabat, mais est parmi les trois  plus actifs du réseau de l&rsquo;Institut français du Maroc sur le plan de la  programmation culturelle -sur douze- avec une des plus fortes  visibilités médiatiques. Nous suivons la progression de Tanger&#8230;&nbsp;&raquo;</em> déclare Alexandre Pajon</p>
<p>Son action se situe toujours dans la dynamique des grands thèmes de l&rsquo;actualité sociale et artistique: le langage, les avancées sociales, l&rsquo;écriture, la musique, le numérique, la jeune scène artistique du Maroc, les révolutions arabes, l&rsquo;Afrique et les Femmes&#8230; qui seront au coeur de cette nouvelle édition du salon International des livres et des arts de Tanger.</p>
<p>Alexandre Pajon quittera la ville du Détroit fin août pour Prague où il sera attaché culturel et directeur délégué de l&rsquo;Institut français.</p>
<p>Son successeur arrivera le 1er septembre. <em>&laquo;&nbsp;Un homme jeune (moins de 40 ans) mais à l&rsquo;expérience de la gestion de centres culturels complexes en France.  Il est déjà venu à Tanger en 2014 et viendra début juin pour des échanges préalables à sa prise de fonction. Je ne peux pas encore donner son nom.&nbsp;&raquo;</em> précise Alexandre Pajon.</p>
<p>Bienvenue au nouveau Directeur, dont nous connaitrons bientôt le nom et bon vent à Alexandre pour Prague.</p>
<p>Voir l&rsquo;article de Aïch Bengio sur l&rsquo;itinéraire d&rsquo;Alexandre Pajon:  <a href="http://www.tanger-experience.com/?p=2094" target="_blank">http://www.tanger-experience.com/?p=2094</a></p>
<p><strong><em>Paul Brichet</em></strong></p>
<p><em><br />
</em></p>
<h1><span style="color: #808080;"><strong>FEMME, thème de l&rsquo;édition 2015 du Salon International de Tanger des livres et des arts. </strong></span></h1>
<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2015/04/Salonlivres-tanger-2015.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-10795" title="Salonlivres-tanger-2015" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2015/04/Salonlivres-tanger-2015.jpg" alt="" width="300" height="450" /></a>L’affirmation que l’ordre du monde n’est pas immuable et intangible est la marque de la modernité. Nos sociétés ne relèveraient pas de la volonté divine ou de la Nature mais de l’histoire. Cette affirmation de l’âge des Lumières autorise le refus des despotismes mais aussi celui de l’autorité masculine. Le processus de renversement de cet ordre patriarcal dans le monde occidental a été long et n’est pas achevé. Inutile d’en retracer ici la chronologie. Rappelons plutôt ici quelques représentations de la femme qui se sont succédées et superposées sur les scènes d’opéra et de théâtre et ont nourri nos imaginaires. Ces figures permettent d’ouvrir notre réflexion plus que des dates en nous confrontant aux archétypes dans une perspective artistique et non idéologique.</p>
<p>En 1805, Beethoven avait célébré, dans l’opéra Fidélio, une femme, Léonore, qui, par amour, avait bravé le tyran et libéré son mari d’une prison destinée à devenir sa tombe. Léonore incarnait la fidélité, le courage et la détermination au service de l’espoir. Que reste-t-il de cet idéal romantique ?</p>
<p>En 1935, Alban Berg avait mis en musique Lulu à partir du texte de Franck Wedekind. Cette femme fatale qui met en évidence, par la force de son désir, l’étroitesse de la société bourgeoise, tue et est assassinée. Lulu est d’une subversion esthétique et morale radicale.</p>
<p>En 1939, Bertold Brecht rédigea sa pièce Mère Courage jouée à Zurich en 1941, il s’inspira de la Guerre de Trente Ans pour mieux dénoncer l’aberration du conflit qui frappait alors le monde. Cette cantinière est féroce, elle supporte tout des horreurs de la guerre pour nourrir ses enfants mais les perd malgré tout.</p>
<p>Dans les trois textes est affirmée la force, l’énergie de femmes qui s’attaquent au tyran, à la figure du mâle et aussi à la société qu’ils ont façonnée et dominent.</p>
<p>Les années 60 firent apparaître d’autres héroïnes, noires, telles Myriam Makeba ou Nina Simone ou blanches, telles Joan Baez ou Janis Joplin qui portaient par le chant une parole contestataire. L’histoire des luttes féminines depuis le XIXème siècle entrait dans une nouvelle époque. En 1975, fidèle à l’air du temps Jean Ferrat chanta :</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #888888;"><strong>« Le poète a toujours raison</strong></span></p>
<p><span style="color: #888888;"><strong> </strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #888888;"><strong>Qui voit plus haut que l’horizon</strong></span></p>
<p><span style="color: #888888;"><strong> </strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #888888;"><strong>Et le futur est son royaume</strong></span></p>
<p><span style="color: #888888;"><strong> </strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #888888;"><strong>Face à notre génération</strong></span></p>
<p><span style="color: #888888;"><strong> </strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #888888;"><strong>Je déclare avec Aragon</strong></span></p>
<p><span style="color: #888888;"><strong> </strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #888888;"><strong>La femme est l’avenir de l’homme »</strong></span></p>
<p>Où en est-on des représentations des femmes et des figures de contestation ? Où en est aussi le projet des années 70 chanté par Ferrat ? Quarante ans plus tard les termes des combats féministes ont grandement été transformés, dans les pays du Nord, par des réflexions sur le genre et l’adjonction de nouvelles revendications. La question d’une identité féminine est elle même fortement débattue. Dans le même temps ces questionnements ont gagné le Sud.</p>
<p>Le Maroc est directement concerné par ces évolutions. Des lois ont été adoptées, des actions entreprises pour défendre la condition de la femme. La Moudawana, Code du statut personnel marocain, promulgué en 2004 en est une démonstration. Les efforts en matière d’éducation des filles et de leur accès au marché du travail en sont d’autres. Mais où en est-on vraiment ?</p>
<p>En 2015, à Tanger, nous souhaitons faire répondre nos invitées, des femmes en majorité, à ces interrogations.</p>
<p>Après un salon sur les Afriques qui a permis de constater combien les questions d’éducation, de santé, de développement économique et de démocratie sont liées au statut et au rôle des femmes, cette 19ème édition leur sera donc totalement dédiée. Les femmes d’Afrique, d’Europe et d’ailleurs viendront nous faire partager ce qu’elles apportent au monde.</p>
<p>Du 6 au 10 mai 2015, le Salon investira de nouveau le décor somptueux du Palais des Institutions italiennes. Écrivains, artistes, philosophes et penseurs s’y retrouveront pour cinq journées de rencontres, d’échange et de réflexion.</p>
<p>Salon international, il accueillera des séquences arabophones, anglophones, hispanophones et en italien. Le partenariat avec les institutions culturelles, éducatives, universitaires marocaines, avec les collectivités territoriales et les grandes fondations sera complété par celui noué avec les ONG et les instituts culturels allemand, espagnol, italien et d’Europe centrale.</p>
<p>Projet de promotion du livre et de la lecture, le salon sera précédé et accompagné d’un travail pédagogique mené dans les établissements de l’Académie régionale de l’enseignement et de la formation et dans les établissements AEFE/OSUI : une caravane assurera la mise en place du concours régional du Plaisir de lire (en français et en arabe), la Gazette des petits gourmands du Maroc sera éditée pour et avec les écoles primaires.</p>
<p>La littérature bien sûr mais aussi le théâtre, la musique, les arts plastiques et le cinéma seront à l’honneur durant ce salon où réflexion et plaisirs de la rencontre et de l’expérience esthétique se conjugueront.</p>
<p><strong><em>Alexandre Pajon</em></strong><br />
Directeur de l’Institut français de Tanger<br />
Commissaire du Salon International de Tanger des livres et des arts</p>
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		<title>&quot;Ultra Lalla&quot;, la double peau des femmes</title>
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		<pubDate>Fri, 01 May 2015 14:13:29 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Lotfi Akalay présentera son dernier recueil &#160;&#187; Ultra Lalla &#160;&#187; lors du 19e Salon International de Tanger des Livres et des Arts le samedi 9 mai à 15h au Palais des Institutions Italiennes dont le thème est FEMMES. Soyez nombreux à venir découvrir ce délice d&#8217;humour, tendre et féroce à la fois. Lotfi Akalay nous [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Lotfi Aka</em>lay présentera son dernier recueil &nbsp;&raquo; Ultra Lalla &nbsp;&raquo; lors du 19e Salon International de Tanger des Livres et des Arts le samedi 9 mai à 15h au Palais des Institutions Italiennes dont le thème est FEMMES. Soyez nombreux à venir découvrir ce délice d&rsquo;humour,  tendre et féroce à la fois.</strong></p>
<figure id="attachment_10857" style="width: 337px;" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2015/05/ultra-lalla-lotfi-akalay.png"><img class="size-full wp-image-10857" title="ultra-lalla-lotfi-akalay" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2015/05/ultra-lalla-lotfi-akalay.png" alt="" width="337" height="514" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Photo de couverture par Catherine Baret</figcaption></figure>
<p>Lotfi Akalay nous propose un recueil de textes sur les femmes, source d&rsquo;une observation sensible, acerbe et délicate de la gente féminine et de sa relation aux hommes&#8230; Dans ces pages savoureuses, il nous parle aussi de la vie, des sentiments, de la société, de la religion, des prénoms incompatibles avec la réussite financière, du droit des femmes, du saccage des choses, du jazz, des voyous,&#8230; toujours de façon sensible, poétique, drôle et souvent grinçante.</p>
<p>Pendant le quart d’heure de récré dans la cour du lycée quelqu’un a dit : « les femmes ont deux peaux ». Pas de réaction visible, comme si cette annonce allait de soi ; pas de surprise ni de doute, tout juste un haussement d’épaules à l’écoute d’une telle évidence. Aujourd’hui nous dirions une lapalissade, ou, mieux encore, un truisme, terme plus recherché car moins banal pour désigner une banalité. Oui, la femme a deux peaux, une sorte de double cuirasse cutanée qui semble la rendre insensible aux appréciations de son entourage masculin, et inaccessible à nos sentiments d’ados en perpétuels coups de foudre. Les filles, nous n’en finissions pas de les aimer, et elles de nous battre froid. Nous ignorions que c’est cette indifférence affichée et protectrice, prétendument affublée de deux peaux, alors que nous n’en avions qu’une et même aucune, qui nous mettait à découvert de leur insensibilité de façade. Une indifférence feinte, songions-nous en guise de consolation. Qu’elles nous vouent en cachette un bouquet de sentiments clandestins car inavoués, suffisait à nous rassurer : nous étions aimés à leur insu, folle consolation aussi diffuse qu’exubérante. Tout se passait comme si, à notre amour tapageur, elles opposaient un inaudible soupir muet. Nous en sommes là, nous les hommes.</p>
<p>Question apparemment saugrenue et néanmoins légitime : pourquoi les hommes parlent-ils si abondamment des femmes, tandis que les femmes sont si peu disertes à notre sujet ? Il y a tant de colloques sur les femmes et si peu de commentaires féminins sur le genre opposé ? Pourquoi ? J’attends la réponse&#8230;</p>
<p>Pour vous mettre en bouche, en vue, en joie, comme vous voudrez&#8230; voici un des textes de &laquo;&nbsp;Ultra Lalla&nbsp;&raquo; par Lotfi Akalay, (page 100) intitulé:</p>
<p><span style="color: #333333;"><strong>Poupée de roseau</strong></span></p>
<p><span style="color: #333333;"><strong><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2015/05/pouppee-roseau.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-10868" title="pouppee-roseau" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2015/05/pouppee-roseau.jpg" alt="" width="600" height="442" /></a><br />
</strong></span></p>
<p><em>&#8211;  Dis, maman, pourquoi les appelle-t-on poupées de roseau ?‬‬‬‬‬‬</em></p>
<p>&#8211;  Parce que leur charpente intérieure est faite d’un roseau creux coupé de sa tige.‬‬‬‬‬‬</p>
<p><em>&#8211; ‪Où trouve-t-on des roseaux à Tanger ?‬‬‬‬‬‬‬‬</em></p>
<p>&#8211; ‪Loin de la ville, alors qu’avant, on les voyait un peu partout ‬‬autour de nous.‬‬‬‬‬‬</p>
<p><em>&#8211; Où ça ?‬‬‬‬‬‬</em></p>
<p>&#8211; ‪Là même où ont poussé tous ces immeubles récents.‬‬‬‬‬‬‬‬</p>
<p><em>&#8211; C’est quoi, un immeuble récent ?‬‬‬‬‬‬</em></p>
<p>&#8211; C’est un immeuble à la façade lépreuse où la plupart des ascenseurs sont entrés en panne définitive.‬‬‬‬‬‬</p>
<p><em>&#8211; Parle-moi de choses plus gaies ; comment habille-t-on ces poupées ?‬‬‬‬‬‬</em></p>
<p>&#8211; On les habille de bric et de broc, de chutes de tissus glanés ça et là et de n’importe quoi, pourvu que ça te plaise.‬‬‬‬‬‬</p>
<p><em>&#8211; Je n’en vois aucune dans la vitrine des magasins de jouets.‬‬‬‬‬‬</em></p>
<p>&#8211; ‪C’est parce qu’elles en ont été chassées par des poupées en ‬‬plastique made en Ailleurs.‬‬‬‬‬‬</p>
<p><em>&#8211; Ailleurs, c’est où ?‬‬‬‬‬‬</em></p>
<p>&#8211; En Chine.‬‬‬‬‬‬</p>
<p><em>&#8211; ‪C’est là-bas qu’elles sont fabriquées ?‬‬‬‬‬‬‬‬</em></p>
<p>&#8211; Fabriquées ? Non. Elles sont usinées. Tandis que de mon temps, nous autres petites filles, nous prenions plaisir à les faire</p>
<p>nous-mêmes, à leur donner vie et couleurs selon nos goûts.‬‬‬‬‬‬</p>
<p><em>&#8211; ‪Chut… pas si fort ! si les Chinois t’entendent, ils vont se mettre‬‬ à en confectionner à tour de bras, on en trouvera partout, comme le bakchich.</em></p>
<p>&#8211; Tu as raison. Et sache que toi aussi, tu peux en fabriquer.‬‬‬‬‬‬</p>
<p><em>&#8211; Du bakchich ?‬‬‬‬‬‬</em></p>
<p>&#8211; Non, ne te donne pas cette peine, il y a des fonctionnaires pour ça. Contente-toi d’habiller la demoiselle de roseau, invente pour elle des caftans aux couleurs trépidantes, dessine sur son visage l’immensité de ton cœur et le sourire de l’enfant qui rêve, donne à ses lèvres la saveur du printemps, dispose sur sa tête des cheveux lancés dans le vent comme un jet d’étincelles, insuffle en elle la puissance de cette force primitive qui a peuplé mon enfance, donne-lui une âme qui l’élèvera dans la mélodie de notre univers tangérois au temps jadis où la création ludique était l’œuvre des fillettes. Grâce à l’habileté de tes doigts, tu logeras en elle le noyau de feu de ta passion créatrice et l’ivresse de ta jeunesse. A partir d’une simple tige de roseau, tu feras naître une créature plus parfaite que la perfection elle-même. Ma fille, apprends à pactiser avec le rêve !‬‬‬‬‬‬</p>
<p><em>&#8211; Comme tu y vas, maman ! Le roseau te rend lyrique !‬‬‬‬‬‬</em></p>
<p>&#8211; C’est dans le relief des choses qu’on trouve la lumière des mots.‬‬‬‬‬</p>
<p><em><strong>Le dernier livre de Lotfi Akalay, &laquo;&nbsp;Ultra Lalla&nbsp;&raquo;, est disponible sur <a rel="nofollow" href="http://l.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2FAmazon.com%2F&amp;h=2AQH5wiXe&amp;enc=AZPh2ELmqAOUHfHRmfOtNOu3wmdQgOdszW0qnyVZCVKV0sVSfa2tYBNS2aHKBs_F31mWRxSmp2E8JKwKg2yFRVf7y3oRlpSrrXK0dXLWj5jWmV5KmO3IDjWwNO1A6eLaVSQ8ZW0yCCqK1f8Ync9Pt2SUCmq_FkXJ7xPBdtuYHm4V5iRdyH6OSAS96loVpeMD-OHdGRJ4CVF9s1_i3ipbVnFg&amp;s=1" target="_blank">Amazon.com</a> à 6,86 € et le sera bientôt au Maroc. Lotfi Akalay est édité par Frogeraie Editions</strong></em></p>
<h3>A propos de Lotfi Akalay</h3>
<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2015/05/lotfi-akalay-portrait.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-10871" title="lotfi-akalay-portrait" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2015/05/lotfi-akalay-portrait.jpg" alt="" width="86" height="131" /></a>Après des études universitaires en sciences politiques à Paris, il devient représentant Royal Air Maroc à Rabat puis à Beyrouth (en pleine guerre du Liban). A son retour au Maroc, il ouvre une agence de voyages à Tanger (Calypso). Il commence à écrire pour la presse marocaine en 1990 (Al Bayane, la Vie Economique) et étrangère (Charlie Hebdo, Jeune Afrique) et anime à Radio Medi 1 des émissions de jazz et de musique classique. En 1996 il publie Les Nuits d’Azed (Seuil), son premier roman puis en 1998 Ibn Battouta, Prince des Voyageurs (Le Fennec). Les nouvelles de Tanger, recueil de chroniques est publié en 2006.  Quatre parutions récentes chez Frogeraie Editions , &nbsp;&raquo; Aicha disait&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Le voile ne cache pas tout&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Conversations avec Ibn Battouta&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Tanger, c&rsquo;est Tanger&nbsp;&raquo;. Son dernier ouvrage Ultra Lalla vient de paraître et sera présenté au Salon du livre de Tanger le 9 mai 2015.</p>
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		<title>Capiteuses fait du bruit. Un bruit de mots à la Hopper&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Feb 2013 22:57:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[@paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecrivain]]></category>
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		<category><![CDATA[Capiteuses]]></category>
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		<category><![CDATA[Stéphanie Gaou]]></category>

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		<description><![CDATA[Stéphanie Gaou, fille de la méditerranée, est installée à Tanger depuis presque 10 ans. Sa rencontre avec la Cité du Détroit relève de la passion et d&#8217;une vision qui s&#8217;inscrit dans le devenir d&#8217;une ville qui va très vite en avant et tant mieux. Il y a trois ans elle a créé la librairie les [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #808080;"> </span><strong><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Capture-d’écran-2013-02-12-à-01.12.51.png"><img class="alignleft size-full wp-image-4870" title="Capture d’écran 2013-02-12 à 01.12.51" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Capture-d’écran-2013-02-12-à-01.12.51.png" alt="" /></a>Stéphanie  Gaou, fille de la méditerranée, est installée à Tanger depuis presque  10 ans. Sa rencontre avec la Cité du Détroit relève de la passion et  d&rsquo;une vision qui s&rsquo;inscrit dans le devenir d&rsquo;une ville qui va très vite  en avant et tant mieux. Il y a trois ans elle a créé la librairie les insolites, un concept nouveau à Tanger. Et l&rsquo;an dernier elle a publié &laquo;&nbsp;Capiteuses&nbsp;&raquo;, son premier  livre. C&rsquo;est un succès d&rsquo;estime. </strong><strong>Directe, incisive, décidée, riche d&rsquo;un beau langage, sensible aussi </strong><strong>elle nous livre ses impressions, son feeling, ce qu&rsquo;elle vit ici et ailleurs. Des lectrices et des lecteurs parlent également de &laquo;&nbsp;Capiteuses&nbsp;&raquo;&#8230;<br />
</strong></p>
<p><strong><em>St</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>phanie Gaou, vous </em></strong><strong><em>ê</em></strong><strong><em>tes </em></strong><strong><em>à</em></strong><strong><em> Tanger depuis une dizaine d&rsquo;ann</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>es, qu&rsquo;est-ce qui vous a motiv</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>e pour vous installer ici</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>?</em></strong> Je crois que rien ne motive à aller quelque part en un lieu qui n’est  pas celui de notre naissance, si ce n’est justement, cet appel du lieu,  ce désir d’aller vers soi en découvrant l’autre. Tanger était ma sirène  africaine, une sorte de retour aux sources illusoires de ce que j’avais  envie d’imaginer sur moi. Je m’ennuyais beaucoup en France. J’avais  toujours envie d’arriver quelque part. Je passe mon temps à faire mes  bagages. Il s’est avéré que ce lieu avait raison de m’appeler, que je  m’y fonds souvent comme en une rivière. Que j’aime aussi cette sorte  d’ancrage ponctuel dans l’Afrique qui est mienne au cœur depuis  toujours, et que je trouve ici, même si c’est une Afrique blanche, comme  je le suis d’ailleurs.<strong><em> </em></strong></p>
<p><strong><em>Au d</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>part, vous vouliez faire quoi </em></strong><strong><em>à</em></strong><strong><em> Tanger ? </em></strong>Sensiblement ce que je fais dans le lieu que j’ai créé, les Insolites. Sauf que  j’avais davantage d’ambition, je voulais profiter d’un espace plus  grand, j’avais même acheté avec mon ex-mari une maison ancienne avec  jardin à Marshan pour réaliser ce projet. Un lieu très ouvert, qui  aurait fonctionné au feeling, avec des gens de passage du monde entier  qui auraient laissé leur empreinte, des endroits où se poser pour  manger, s’arrêter, divaguer et rêver devant des œuvres choisies, de la  photo, des bouquins partout, des tableaux. Cela n’a pas pu se faire pour  tout un tas de raisons purement matérielles. Mais l’envie est restée.  Et les Insolites sont nés longtemps plus tard. Plus modestement, certes,  mais avec le même punch, la même niaque de mettre en avant le Maroc  créatif et artiste de maintenant, et pas d’encenser de façon un peu  stérile le passé, comme il est d’usage de le faire à Tanger.</p>
<figure id="attachment_4873" style="width: 540px;" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Gaou-miroir.png"><img class="size-full wp-image-4873" title="Gaou-miroir" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Gaou-miroir.png" alt="" width="540" height="377" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Stéphanie Gaou, auteure et libraire...</figcaption></figure>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><em>Vous </em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>crivez depuis quand et quel est votre rapport </em></strong><strong><em>à</em></strong><strong><em> l&rsquo;</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>criture ?</em></strong> Depuis que je sais écrire, c’est-à-dire un petit bout de temps  maintenant. J’ai un rapport sensuel à l’écriture, je me mets à  écrire quand j’ai un besoin de tendresse à mon égard, mais aussi de  réclusion, quand je suis en verve verbale dans mon esprit. Il y a  parfois aussi une urgence à noter, vite, n’importe où, n’importe  comment, n’importe quand, une phrase, un ressenti sur une scène de film,  ce que je vois à une terrasse de café, les gens assis à côté de moi à  la plage, dans le train, le son des voix qui disent des mots que je ne  comprends pas mais dont j’apprécie la mélodie, la photographie que je ne  saurai pas prendre mais qui est là, vivace, un bruit qui vient du  dehors, la phrase d’un homme qui partage un moment de ma vie, ce que  peuvent dire des inconnus, des amis, n’importe quoi qui fait  déclencheur. C’est comme l’urgence de respirer, pour moi, d’écrire,  comme l’urgence de vivre.</p>
<p><strong><em>Capiteuses est votre premier bouquin ?</em></strong> En mon nom, oui. Mais j’ai aussi beaucoup écrit en collaboration avec  d’autres artistes. Leur attente est un vrai déclic pour moi, travailler  avec d’autres artistes venus d’autres univers, me galvanise  complètement. J’ai écrit pour des courts-métrages, des collectifs de  poésie, des livres de photographies. J’aimerais beaucoup écrire un  scénario, une pièce de théâtre.</p>
<p><strong><em>Comment passe-t-on du journal, &nbsp;&raquo; d&rsquo;</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>crivaine du dimanche &nbsp;&raquo; au bouquin, au vrai que l&rsquo;on </em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>dite et diffuse ?</em></strong> Je n’aime pas le terme « écrivaine du dimanche », il n’y a pas  d’écrivain de jour de semaine en particulier. Je trouve très déplacée  cette phrase de Léo Scheer, éditeur, qui dit « <em>Un </em><em>é</em><em>crivain est quelqu</em><em>’</em><em>un qui a un </em><em>é</em><em>diteur.</em> » Un écrivain, c’est un statut qui ne m’a jamais particulièrement  excitée. Je ne me considère pas davantage écrivain maintenant qu’avant.  Sauf peut-être que maintenant, j’appréhende mes mots avec la  responsabilité qu’ils peuvent avoir sur celles et ceux qui les lisent,  et c’est tout. Je dois faire plus attention qu’avant, et c’est une  contrainte qui me dérange mais m’excite aussi.</p>
<p><strong><em>Qu&rsquo;est ce que ce livre repr</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>sente pour vous ?</em></strong> Il est à la fois mon pire ennemi, car j’y ai mis beaucoup de ma vie  émotive dedans, et mon plus merveilleux fantasme. Je voulais écrire en  me démultipliant, je voulais incarner toutes ces femmes dont je parle,  ces amazones modernes, ces garces pas très sûres de leur faits et  gestes, ces romanesques. Je lutte contre l’étiquetage romantique <em>versus</em> pornographique. Ce n’est pas un livre qui réclame de l’amour, mais une  certaine grandeur de geste de la part des femmes. Je trouve qu’elles en  manquent parfois. Elles sont souvent tellement craintives de leurs  infinis. Pas moi. Ni mes héroïnes.</p>
<p><strong><em>Comment est venue l</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>id</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>e de Capiteuses et pourquoi ce sujet, cette th</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>matique de la confidence, de l</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>intime, de l</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>amour, du sexe aussi</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>?</em></strong> Parce que je crois faire partie de ces personnes qui ne vivent bien  qu’en puisant en elles ce qui les fait buter ou avancer. Et que ce  médium &#8211; l’écriture introspective ou émotive &#8211; est le seul qui me semble  juste. Je parle pour moi, bien sûr. Il y a des auteurs qui n’existent  que dans la fiction et qui le font très bien. Moi, je n’y arrive pas.  Pas encore. Je peux parler des autres aussi, mais il faut qu’ils aient  une connexion avec mon univers, mon vécu ou tout simplement mon  ressenti.</p>
<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Capiteuses-couv.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-4910" title="Capiteuses-couv" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Capiteuses-couv.png" alt="" /></a></p>
<p><strong><em>Y-a t-il eu un </em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>l</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>ment d</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>clencheur</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>pour Capiteuses ?</em></strong> Oui. Une conversation avec un homme. Ces textes étaient épars dans  plusieurs carnets de plusieurs années. En une nuit, je les ai réunis,  compilés et envoyés pratiquement comme tels à quelques maisons  d’édition. C’est Alain Gorius d’Al Manar qui a réagi le premier quelques  heures plus tard. J’ai aimé ce qu’il m’en a dit : « <em>C</em><em>’</em><em>est couillu. Je prends</em><em> </em>».</p>
<p style="text-align: center;">
<p><strong><em>Vous avez voulu raconter quoi dans ce livre ?</em></strong> Je n’ai rien voulu raconter. J’ai raconté. Ça venait tout  seul. Les personnages, les scènes, je les ai souvent vus, il suffisait  de faire la part de l’écrit, de dépasser le vécu…</p>
<p><strong><em>Quelle est la part du v</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>cu et de la fiction</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>?</em></strong> Le premier texte qui s’adresse à ma mère a existé mot pour mot dans  nos dialogues. C’est celui qui fait le plus réagir les lecteurs. Il  prend le lecteur à parti, et pourtant, je n’ai pas de compte à régler en  écriture, je voulais juste dire ceci sur ce que je considérais comme  très féminin avant d’être maternel: ce que j’avais vu de ma mère en  femme, moi encore jeune fille, m’avait intriguée. A un moment de ma vie,  j’ai eu l’âge qu’elle avait quand j’avais seize ans, j’ai compris bien  des choses sur la féminité, je voulais qu’elle le sache. Le reste lui  est dédié, et pourtant, elle est si peu présente dans les textes  suivants. Je peux concevoir qu’il y ait une sorte d’impudeur à jeter ces  mots ainsi, mais ils avaient leur indispensabilité, j’en suis toujours  persuadée. Les autres textes sont souvent une extrapolation d’un vécu  personnel ou vu. Il y a quelques scènes très intimes égrenées çà et là,  mais de loin pas toutes. Pas du tout, même. Rien ne me fait autant  sourire que les naïfs qui pensent bien me connaître parce qu’ils ont lu <em>Capiteuses</em>.</p>
<p><strong><em>Cette zone de </em></strong><strong><em>« </em></strong><strong><em>non-droit</em></strong><strong><em> »</em></strong><strong><em> qu</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>est Tanger, cette ville de tous les dangers comme on dit, vous a t-elle particuli</em></strong><strong><em>è</em></strong><strong><em>rement inspir</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>e pour Capiteuses</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>?</em></strong> D’une certaine manière, oui, mais finalement, je ne cite quasiment  jamais son nom. Et d’autres villes sont tout aussi inspirantes, voire  plus, dans mon imaginaire. Lisbonne est particulièrement évocatrice pour  moi. Rabat aussi, je n’ai jamais su pourquoi, j’ai beaucoup écrit à  Rabat. Sa force tranquille apparente qui me donne envie d’aller y  chercher la faille, ce qui fait résonance dans cette pseudo torpeur qui  n’en est pas une. Et puis, je parle plus d’espaces que de villes  nominatives. Ce qui m’intéresse, ce sont les liens qu’il y a entre les  lieux, pas les noms qu’ils portent.</p>
<figure id="attachment_4985" style="width: 600px;" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/emmanuelle-grange-capiteuses.png"><img class="size-full wp-image-4985 " title="emmanuelle-grange-capiteuses" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/emmanuelle-grange-capiteuses.png" alt="" width="600" height="301" /></a><figcaption class="wp-caption-text">La comédienne Emmanuelle Grangé lit Capiteuses...</figcaption></figure>
<p style="text-align: center;">
<p><strong><em>Cela donne l</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>impression d</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>une qu</em></strong><strong><em>ê</em></strong><strong><em>te fr</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>n</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>tique d</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>amour en testant sa r</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>alit</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>, sa force </em></strong><strong><em>à</em></strong><strong><em> l</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>aune du sexe, du fantasme, de l</em></strong><strong><em>’é</em></strong><strong><em>rotisme comme s</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>il n</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>y avait que cela pour valider la v</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>rit</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em> des</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>sentiments</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>? Vous partagez ce ressenti ?</em></strong> Moi, non, mais mes narratrices, si. Et c’est ainsi, souvent, que j’ai  ressenti le rapport à l’homme chez beaucoup de femmes. Ce recueil n’est  pas un état des lieux de ma vie érotique, quoiqu’en disent certaines  mauvaises langues qui se sont contentées de ne retenir que ce qui les a  émoustillées et qui l’ont projeté sur moi. La vérité des sentiments n’a  rien à voir avec l’authenticité du désir. J’ai toujours lutté contre  cette aberration qu’ont les gens de confondre désir et amour. Il peut y  avoir désir intellectuel de l’autre sans l’aimer ni le vouloir  sexuellement, attente charnelle sans sentiment, sentiment et passion  amoureuse… Il y a autant de formules chimiques qu’il y a d’êtres,  essayons juste de l’admettre une bonne fois pour toutes. Et laissons  parler nos émotions qui sont peut-être ce qui nous reste de si  individuel. Parler en étiquettes d’émotions, ça ne se justifie que par  l’intervention de la morale, de l’encodage des autres pour se rendre  intelligible pour eux. Moi, je m’en fous.</p>
<p><strong><em>Pourquoi ce titre</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>?</em></strong> J’aime le vin rouge et les parfums obstinants. Capiteux est un  adjectif qui renvoie à ce qui est enivrant et lourd, et entêtant. Mes  narratrices se devaient de faire le même effet, mais elles ont souvent  aussi les sens tournés. Revers de médaille, peut-être…</p>
<p><strong><em>Vous avez fait beaucoup de pr</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>sentations et de lectures</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>de Capiteuses. Qu&rsquo;est-ce que les lecteurs et lectrices en pensent ?</em></strong> Pas tant que ça. Deux seulement à Tanger, trois à Casablanca, une à  Marrakech, je ne considère pas cela très important. Réactions très  diverses. Souvent très ouvertes de la part des hommes. Les femmes se  cherchent souvent dans ce texte et s’y trouvent sans s’y trouver  vraiment. Les féministes y voient un pamphlet contre les hommes. Elles  se trompent. Je ne règle aucun contentieux avec la gent masculine. Bien  au contraire. C’est un appel aux sens, qu’ils soient mâles ou femelles.  Rien de plus.</p>
<p><strong><em>Au niveau des lecteurs, plus de femmes ou d&rsquo;hommes ?</em></strong> Aucune idée. Pas d’importance.</p>
<p><strong><em>Et vous, qu&rsquo;en pensez-vous, depuis que vous vivez avec</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>? Comment vivez-vous cette exp</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>rience</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>?</em></strong> Ecrire n’est pas <em>une</em> expérience. C’est l’expérience avec un  « E » majuscule. Je passe mes journées, soit à lire, soit à écrire. Il  suffit de bien me connaître pour le savoir. La seule chose que je peux  en dire, c’est qu’il est plus terrifiant pour celui qui vit avec moi que  pour moi de me voir tant entourée de mots.</p>
<p><strong><em>Combien d&rsquo;exemplaires avez-vous vendus </em></strong><strong><em>à</em></strong><strong><em> ce jour</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>?</em></strong> Je l’ignore. Concrètement, pas assez je suppose pour parler en terme  de chiffres, mais suffisamment pour que mon éditeur me réclame un  prochain opus.</p>
<p><strong><em>Avez-vous de nouveaux projets d&rsquo;</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>criture et pour quand ?</em></strong> J’écris toujours. Presque tous les jours. J’attends juste de savoir  quand j’aurai le temps de m’y consacrer complètement et quelle sera la  forme définitive de cette chose écrite à venir.</p>
<p><em>Propos de Stéphanie Gaou recueillis par Paul Brichet</em></p>
<p><em>Crédit Photos: Hicham Gardaf<br />
</em></p>
<h3><strong>Stéphanie Gaou en 7 dates</strong></h3>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Gou-7dates.png"><img class="size-full wp-image-4854 aligncenter" title="Gou-7dates" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Gou-7dates.png" alt="" width="590" height="176" /></a><br />
</strong></p>
<p><strong>1974:</strong> naissance<br />
<strong>1999:</strong> découverte du Maroc<br />
<strong>2001:</strong> rencontre avec Lisbonne<br />
<strong>2005:</strong> perte d&rsquo;un être cher<br />
<strong>2008:</strong> rencontre avec Dakar<br />
<strong>2010:</strong> ouverture de la librairie les insolites<br />
<strong>2012:</strong> publication du recueil Capiteuses</p>
<h2><strong>Ils parlent de Capiteuses</strong>&#8230;</h2>
<p><strong><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Antoine-Fournier.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-4834" title="Antoine Fournier" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Antoine-Fournier.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Antoine Fournier</strong> <em>Vis à Paris et voyage pour des grands projets de construction, en ce moment en Amérique du Nord.</em><br />
Un soir d&rsquo;été, de retour de mon chantier, j&rsquo;ai marché jusqu&rsquo;à la libraire que je ne m&rsquo;attendais pas à trouver nichée dans une rue aux activités marginales. Elle était comme une lanterne jaune au milieu des lanternes rouges, une oasis de livres habitée par quelqu&rsquo;un avec qui on pouvait parler de littérature, de musiques éclectiques, de tout avec gourmandise. Et en rire. La conversation est tout de suite partie vers le théâtral, l&rsquo;imaginaire, le philosophique ou le délire. Au fur et à mesure de nos rencontres, Stéphanie et ceux qu&rsquo;elle m&rsquo;a fait rencontré ont largement contribué à me faire aimer et comprendre Tanger.<br />
J&rsquo;ai dû rentrer à Paris, abandonner mon nid d&rsquo;aigle dans la Kasbah et les tangérois auxquels je m&rsquo;étais attaché. Cela n&rsquo;a pas été facile. En février, Stéphanie m&rsquo;a fait un beau cadeau de confiance en même temps qu&rsquo;il me permettait de garder le lien avec Tanger ainsi que de prolonger notre amitié: elle m&rsquo;a confié son manuscrit de &laquo;&nbsp;Capiteuses&nbsp;&raquo; pour que je le remette à son éditeur.<br />
De &laquo;&nbsp;Capiteuses&nbsp;&raquo; je retiens une sensualité tour à tour baroque et crue, des blessures dévoilées, une même musique verte et bleue qui se transporte de nouvelles en nouvelles, s&rsquo;enroulant comme une liane entre ces récits où l&rsquo;humidité corrompt, dissous et détruis parfois mais de laquelle naît aussi la vie comme un cri. J&rsquo;y sentais Tanger, la méditerranée, et l&rsquo;amour.<br />
&laquo;&nbsp;Capiteuses&nbsp;&raquo; me rappelle que la voie des sens, celle du corps -l&rsquo;incarnation- même si elle mène souvent à la souffrance, ou à des issues fatales est une voie par excellence de la connaissance de l&rsquo;Autre. Qu&rsquo;il n&rsquo;en déplaise aux extrêmes qui réservent cette communion pour plus tard, pour l&rsquo;après, refusent le &laquo;&nbsp;hic et nunc&nbsp;&raquo; et prennent le pouvoir en restant dans le confort des idées, plus maléables que les corps, pour le malheur des hommes.</p>
<p><strong>Anas El Hajjaji</strong>, <em>fonctionnaire, vit à Rabat</em>.<br />
Je considère Stéphanie comme la Gertrude Stein de Tanger. C&rsquo;est ainsi que je la vois. Plus qu&rsquo;une perception, c&rsquo;est une réalité. Elle est Gertrude Stein. Pour ce qui est de son recueil de poèmes &laquo;&nbsp;Capiteuses&nbsp;&raquo;, je l&rsquo;ai connu grâce à des marque-pages que Stéphanie avait la gentillesse de me donner après avoir acheté quelques livres. &#8211; Comme disait Robert Bresson : &laquo;&nbsp;Il ne s&rsquo;agit pas de comprendre, il s&rsquo;agit de sentir.&nbsp;&raquo; A partir de là, je peux dire que j&rsquo;ai pu identifier le parfum d&rsquo;une sensibilité poétique raffinée qui fera beaucoup entendre d&rsquo;elle dans les années à venir. &laquo;&nbsp;Capiteuses&nbsp;&raquo; constitue certes un commencement prometteur pour Stéphanie, j&rsquo;en suis sûr. Tout ce qu&rsquo;il faut maintenant, c&rsquo;est laisser un peu plus de temps au temps pour mûrir la vision qu&rsquo;elle s&rsquo;est forgée. Je n&rsquo;aime pas les critiques littéraires pour deux raisons fondamentales : un, la critique est une suivante de la création littéraire, et pas le contraire ; deux, la critique, surtout à l&rsquo;heure actuelle, a la tendance extrêmement fâcheuse de poser avec la froideur des laboratoires des règles fixes de l&rsquo;excellence littéraire. Ce qui conduit à une conformisation du goût. Or, la littérature a toujours été avant-gardiste. La littérature est spirituellement subversive. Il n&rsquo;est pas à rappeler que les grands textes n&rsquo;ont pas été salués par la critique à leur apparition. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;après des années qu&rsquo;on a reconnu enfin leur valeur. La gloire littéraire est un investissement sur le temps. Il faut à l&rsquo;écrivain extrêmement de patience et surtout de garder la foi dans son projet. Vous savez, je garde toujours le mot de Charles Bukowski frais dans mon esprit : &laquo;&nbsp;Il n&rsquo;y a finalement qu&rsquo;une personne capable de juger une oeuvre, c&rsquo;est l&rsquo;auteur lui-même. S&rsquo;il se laisse influencer par les critiques, par les éditeurs, il est foutu.&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Julie-mazerolles.png"><img class="alignleft size-full wp-image-4881" title="Julie-mazerolles" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Julie-mazerolles.png" alt="" /></a>Julie Mazerolles,</strong> <em>28 ans, comédienne, vit à Lyon en France. Amoureuse inconditionnelle de Tanger. Y a vécu trois mois rue Ibn Oualid Khalid. Elle fréquentait beaucoup les insolites.</em><br />
Les insolites, un lieu atypique dans le contexte marocain mais  aussi plus généralement, un lieu où il fait bon venir trainer ou  papoter à souhait parce qu’il permet de cultiver une conscience éclairée  du monde, tout simplement aussi peut-être parce que c’est un lieu  construit avec beaucoup d’amour, n’en déplaise à la dictature économico  financière&#8230; Un lieu que je trouve cohérent par rapport à la beauté impalpable mais néanmoins charmante de Tanger.<em> </em><br />
<em>Capiteuses</em> a comme première qualité d’avoir une écriture généreuse, claire et rythmique. La langue est riche, la syntaxe juste et ciselée rend cet objet littéraire aussi seyant qu’une parure de haute couture&#8230;<br />
A travers une narration subtile et discrète, le lecteur/trice assiste aux récits, témoignages, confessions et pensées de différentes facettes féminines qui pourraient cependant toutes appartenir à une seule. Il n’y a pas vraiment de personnages mais une mélodie faite de voix distinctes aspirant pourtant toutes à l’expression d’une intensité débordante. Il s’agit donc d’une balade au cœur du féminin, un féminin insaisissable qui se transforme en permanence dans l’altérité sexuelle et/ou amoureuse.<em> Capiteuses</em> pourrait ainsi affoler les bien-pensants (ceux qui vivent et pensent à moitié) par sa sincérité quasi carnassière ; il y a du beau et du profond dans ces sentiments troubles, ambigus, parfois extrêmes ou désespérés, que l’on tait par pudeur ou par honte, mais que l’on vit de l’intérieur avec une intensité dévorante. L’écriture de Stéphanie Gaou aiguise et attise ainsi avec humour, tendresse et passion une certaine acuité à être au monde, à se savoir vivre ; nue, belle, seule et forte au milieu d’un exil transcendant. En suivant les variations du rythme de l’écriture on savoure les distinctions, parfois les nuances qui mènent du sensuel au charnel, de la lenteur à la contemplation.<br />
Je trouve que c’est un livre beau et simple à lire parce qu’il y a une forme de véracité déconcertante, une auto-dérision parfois suggérée qui permet d’éviter tout pathos ou faux-semblant. Il n’y a pas de chronologie imposée au lecteur, au contraire la typographie comme la narration nous invitent à nous perdre dans l’espace-temps et piquent notre curiosité pour retrouver certaines correspondances ou échos entre humeurs, images et  sensations.<br />
En somme, il s’agit d’une étreinte poétique qui nous emporte vers un féminin infini, pur et entêtant.</p>
<p><strong><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Jean-Zaganiaris.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-4836" title="Jean-Zaganiaris" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Jean-Zaganiaris.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Jean Zaganiaris,</strong> <em>enseignant, vit à Rabat</em>.<br />
Je mène actuellement une recherche sur la littérature marocaine. Lorsque j’ai vu la sortie de l&rsquo;ouvrage, cela m&rsquo;a beaucoup intéressé. J&rsquo;ai pris contact avec Stéphanie Gaou par mail et elle eu la gentillesse de me l&rsquo;envoyer. Ensuite, nous sommes rencontrés sur le plateau de Luxe radio, où elle est venue présenter son livre.<br />
Je connais la librairie les insolites où j&rsquo;ai présenté une conférence sur la transidentité dans l&rsquo;oeuvre de Khatibi, Leftah et Taïa ; c&rsquo;est un lieu chaleureux, intimiste. La déco est super et les livres y sont à l&rsquo;aise.<br />
Dans Capiteuses, j&rsquo;ai beaucoup aimé la façon dont le livre parle du désir féminin, sans vision culpabilisatrice ou bien sans verser dans un romantisme qui donne bonne conscience au récit. Il redonne au corps féminin ses lettres de noblesse dans le domaine de la sensualité ; à l’image de ce que fait Pascal Quignard. Les personnages ont des relations avec des hommes, ressentent du plaisir sexuel,  sans que cela soit forcément lié à une relation amoureuse. Cela fait écho un peu à « Q », le film de Laurent Bouhnik, qui lui aussi montre de bien belles capiteuses. J’ai également apprécié ces hybridités culturelles, ces visions cosmopolites qui sont entre les lignes du récit, qui se déroule au Maroc, en France, au Sénégal. J’ai trouvé cela très beau.</p>
<p><em><strong>Abdeslam Sika, </strong>un fidèle de la librairie.</em><br />
&laquo;&nbsp;Capiteuses&nbsp;&raquo; est à mon avis un livre qu&rsquo;on ne se lasse pas de lire et relire&#8230; parce qu&rsquo;on est porté par un élan poétique certain, économie de mot mais qui en dit long sur la vie et les gens, un questionnement perpétuel sur ce qui fait le fondement de notre être. Le lire en journal intime serait une gageure, car il parle de  TOUT et de RIEN. L&rsquo;auteure déborde d&rsquo;imagination et affiche une grande sensibilité artistique et humaine. N&rsquo;oublions pas que l&rsquo;auteure est  une poétesse de grand talent c.a.d UNE voltigeuse&#8230; Capiteuses est pour moi un recueil poétique traversé par un romantisme à la recherche du temps perdu&#8230;</p>
<p><strong><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Leila-Hafyane.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-4839" title="Leila Hafyane" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/Leila-Hafyane.jpg" alt="" width="150" height="146" /></a>Leïla Hafyane,</strong><em> enseignante, écrivaine, vit à Casablanca, </em><em>auteure de </em><em>&laquo;&nbsp;Pages parallèles&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;L&rsquo;Autre Silence&nbsp;&raquo; chez L&rsquo;Harmattan</em>.<br />
Marrakech. Une soirée de printemps. Artistes, peintres, écrivains, réalisateurs, comédiens, monsieur et madame tout le monde. Sous un même toit. La maîtresse de maison accueille. Tout Sourire. Ce charivari bon enfant. La musique s’est tue. Forcée. Les voix, hautes, enflammées, rires déployés forcent son silence. D’entre les rires, une jeune sylphide, en robe fluide, s’avance vers moi. Je le comprends après coup, le regard de l’artiste. Je le comprends après coup, l’élan de l’auteur. On se présente, l’une l’autre. Stéphanie Gaou/Leïla Hafyane. Les mots sont jetés sur le tapis vert du jeu. Le hasard s’en mêle: libraire/écrivain. Double gagnant. On se parle peu. Le minimum pour un échange de coordonnées. On s’observe. On se vole comme font les écrivains des vivants.  Avaler pour mieux rendre: en mots sonnant. J’intéresse sa plume et la mienne y trempe non sans intérêt.<br />
D’elle je retiens le métier et le sourire. Puis je l’oublie dans les livres.<br />
Une ou deux années plus tard, Mon écran renvoie sur une page claire ce nom, sorti du noir de la mémoire, Stéphanie Gaou. Plus bas, un autre. <em>Capiteuses</em> ça monte à la tête.<br />
Je la revois dans une rencontre signature à Casablanca. L’écoute lire avant de lire. <em>Capiteuses</em>. Piège. On ne lit plus à ce moment. On lit l’autre. Cesse-t-on jamais de lire dans l’autre ? Qu’écrit-on ? Si ce n’est des parcelles de soi.<br />
<em>Capiteuses</em>, une coulée d’images.  Un puzzle qui souffrirait d’être assemblé. Désassemblé, il pousse des portes qui s’ouvrent sur Elle, Elle en Lui, Lui en Elle. Des anonymes doubles. Doublement intrigant. Et nous alors ? Nous en Elle, happées. Le je m’emmêle. Démêle les elles en elle. Elle le regarde. Elle l’aime. Elle le dissout, dans le ciel, la mer, le vin, il goutte sur la ville, sur le carrelage des chambres de la ville: page froide du désir exacerbé, page chaude d’un lit à peine quitté. Qui est lui ? L’inconnu qui laisse tant de mélancolie.<br />
<em>Capiteuses</em> fait du bruit, un bruit de mots. Ça craque, ça brise ; prive l’attente : inattendu. Le mot prend par surprise, assène des coups. Dos au mur, la phrase abdique, se rend. La phrase de Gaou, femme capiteuse, impatiente, fébrile.<br />
Femme en attente, à la Edward Hopper, un verre, sur le comptoir des mots. En partage, en silence, en elle.</p>
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		<title>&quot;Tanger Accueil&quot; vous souhaite la bienvenue !</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Jul 2011 21:36:42 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Vous êtes une femme et vous venez d&rsquo;arriver à Tanger&#8230;</strong></p>
<p><a href="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2011/07/Iogo-tanger-accueil-thumbnailimg.png"><img class="alignleft size-full wp-image-1594" title="Iogo-tanger-accueil-thumbnailimg" src="http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2011/07/Iogo-tanger-accueil-thumbnailimg.png" alt="" width="70" height="76" /></a></p>
<p>&laquo;&nbsp;Tanger Accueil&nbsp;&raquo;, association féminine, bénévole, apolitique et non confessionnelle a pour but d’accueillir les francophones à Tanger pour découvrir la vie marocaine et créer des liens d&rsquo;amitié&#8230;</p>
<p>Tanger Accueil vous propose:<br />
&#8211; des informations, des conseils, des contacts,<br />
&#8211; des cafés mensuels, des sorties, visites, conférences, soirées,<br />
&#8211; des activités culturelles et diverses.</p>
<p><strong>Réunion mensuelle de rentrée: mercredi 21 septembre à 15h, au Golden Beach</strong><br />
Sur la corniche, côté plage, en face de La Ruche</p>
<p>N&rsquo;hésitez pas à nous contacter</p>
<p>Tel: (212) 06 11 89 62 19.</p>
<p>Mail: tangeraccueil@gmail.com</p>
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