Christophe, nouveau Tangérois…

Daniel Bevilacqua alias Christophe, le chanteur et créateur de Aline franchi le détroit et s’installe à Tanger…


Coup de tête, coup de coeur, il venait souvent en Espagne, son fief, et là il passe de l’autre côté et vient à Tanger à l’invitation de son prof de peinture et artiste, Franck Paglieri qui prépare un carnet de voyage sur Tanger. Sous le charme de la ville du Détroit, Christophe va se remettre à la peinture à l’huile et « hop » en plus il achète une petite maison. Elle est pas belle la vie…

Il est tombé sous le charme de la ville blanche, toute d’escaliers qui montent, qui montent… L’écriture d’un nouvel album est en route. Et il rêve de venir avec sa nouvelle passion, une magnifique Studebaker Commander jaune paille de 1952. Tout un programme pour rouler sur la corniche au soleil couchant!

A très bientôt Monsieur Christophe…

BIO DE CHRISTOPHE

Il a crié, crié-é, et c’est comme ça qu’il s’est fait connaître… Oui, mais avant de crier Aline, monumentale ballade figurant sur toute compilation de slows qui se respecte, Christophe, né Daniel Bevilacqua le 13 octobre 1945 à Juvisy-sur-Orge, a chanté du yaourt (faux anglais) avec son groupe Danny Baby et les Hooligans, avec qui il reprend Gene Vincent et des standards du rock.

La musique, c’est son truc. L’école, c’est pas son truc. Le jeune homme, rétif à la vie scolaire, collectionne une dizaine de lycées jusqu’à ses 16 ans, et sa « délivrance ». Fasciné très tôt par l’American Way of Life, il connaît ses premières émotions musicales à 8 ans avec Gilbert Bécaud et Piaf, bien vite supplantés par le blues de John Lee Hooker. La révélation. Les fifties y ajoutent leur dose de bon vieux rock’n’roll, avec le phénomène Elvis mais aussi tous les classiques qui l’ont précédé. Au retour de son service militaire, Christophe tente sa chance en solo. Reviens Sophie, son premier 45 tours inspiré par la musique noire américaine sorti en 1963 sur un label parisien, fait un flop.

Après son service militaire, Christophe entame une carrière de chanteur en solo. En 1963, il enregistre son premier 45 tours sur le label de la célèbre salle parisienne, Golf Drouot. Reviens Sophie, inspirée par la musique noire américaine, passe totalement inaperçu. Ce n’est donc pas à Sophie, mais à Aline, à qui il crie de revenir (elle aussi !) en 1965, qu’il doit d’être finalement remarqué, et pas qu’un peu : un million d’exemplaires sont vendus (c’était il y a plus de quarante ans !).

http://www.youtube.com/watch?v=bj8-_QKN31o

Un procès pour plagiat intenté par le chanteur Jacky Moulière viendra faire un peu d’ombre à cette réussite, même si Christophe gagne en appel à la fin des années 1970. La même année, Christophe chante Les Marionnettes, nouveau grand succès. Il récidive avec J’ai entendu la mer en 66 et Excusez-moi, Monsieur le Professeur en 67.

C’est le début des excès : Christophe vit à cent à l’heure et sa passion pour les belles mécaniques (Cadillac, Ferrari, Lamborghini) lui vaut des petits soucis avec les forces de l’ordre. Séducteur patenté, il a une liaison avec Michèle Torr, dont naît un fils, Romain (18 juin 1967).

Au début des années 1970, sa moustache pousse et sa popularité diminue. Mais aucun rapport de cause à effet, semble-t-il. En 1971, il épouse Véronique, avec qui il aura une fille, Lucie.

1973 voit paraître son album Les Paradis Perdus (influences Pink Floyd et Lou Reed) auquel a contribué le compositeur et parolier Jean-Michel Jarre. Leur collaboration est un succès qui donne naissance, en 1975, au titre Les Mots Bleus, un sommet de la carrière de Christophe. C’est à cette époque, où il se produit devant un Olympia comble, que le chanteur adopte le look et la posture de dandy esthète et décadent qui sera sa marque de fabrique. Grisé par le succès et rongé par un vide intérieur, il glisse dans les paradis non pas perdus mais artificiels. 1978 : l’album Le Beau Bizarre, véritable objet artistique, n’est pas un succès populaire mais subjugue la critique. En 1980, le 45 tours Aline ressort : bingo, 3,5 millions d’exemplaires vendus.

A partir du milieu des années 1980, son rythme de travail faiblit et il disparaît peu à peu, comme en atteste le 45 tours passé inaperçu Chiqué chiqué en 1988. En 1996, il sort un album expérimental, Bevilacqua, imprégné d’électro, de synthétiseurs, d’effets technologiques et de compositions labyrinthiques. En 2001, l’album Comm’ si la terre penchait rencontre un peu mieux son public et Christophe restaure la magie d’antan après 27 ans d’absence sur scène avec un nouveau passage à l’Olympia acclamé.

Après avoir chanté Les Mots Bleus et Amsterdam en duo avec Madonna et Alain Bashung en 2004, Christophe revient en 2008 avec l’album Aimer ce que nous sommes, qui témoigne d’une forme d’apaisement et semble réconcilier les multiples facettes de cet éternel dandy lunaire et secret, de cet énigmatique et insaisissable esthète.

Discographie :

2008 : Aimer ce que nous sommes (album)

2002 : Live à L’Olympia (album)

2001 : Comm’ si la terre penchait (album)

1996 : Bevilacqua (album)

1985 : Ne raccroche pas

1984 : J’l’ai pas touchée

1983 : Succès Fou

1983 : Clichés d’Amour (album)

1980 : L’Italie

1980 : Pas vu pas pris (album)

1978 : Le Beau bizarre (album)

1977 : La Dolce Vita

1976 : Samourai (album)

1976 : Daisy

1975 : À l’Olympia (album)

1975 : Petite Fille du soleil

1974 : Senorita

1974 : Les Mots bleus (album)

1973 : Belle

1973 : Les Paradis perdus (album)

1972 : Main dans la main

1971 : La Petite Fille du 3eme

1971 : Mes Passagères

1966 : Excusez-moi monsieur le professeur

1966 : J’ai entendu la mer

1965 : Aline

1965 : Les Marionnettes

1964 : Reviens Sophie / Cette fureur de vivre / Ça n’fait rien / Se dire adieu (EP Golf Drouot F 71006)

2 Responses to "Christophe, nouveau Tangérois…"

  1. Fontaine  27 mars 2014 at 1 h 56 min

    Christophe a acheté une maison dans la médina, il adore les petites rues étroites entourées de Kasbah, et il arrive que on le croise du côté de l’hôtel Continental, pour manger de bons petits plats dans un restaurant Marocain familial…

    Répondre
  2. Fontaine  27 mars 2014 at 1 h 56 min

    Christophe a acheté une maison dans la médina, il adore les petites rues étroites entourées de Kasbah, et il arrive que on le croise du côté de l’hôtel Continental, pour manger de bons petits plats dans un restaurant Marocain familial…

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