« Le Jazz dans tous ses états », un fabuleux panorama musical.

Pour sa 19e édition Tanjazz nous propose un thème tremblin avant les 20 ans « Le Jazz dans tous ses états » du 20 au 23 septembre 2018.

Tanjazz se positionne depuis longtemps comme un festival de découvertes et nous propose cette année un festival de re-découvertes avec « Le Jazz dans tous ses états » comme pour faire le point et dresser un vaste panorama musical avant le grand raout de 2019 pour les 20 ans de ce festival créé par Philippe Lorin au siécle dernier…

Cette année encore Tanjazz investit le Palais des Institutions Italiennes et le port de Tanger avec sa célèbre scène gratuite nous proposant 22 formations et plus de 45 concerts.

La Centrale Automobile Chérifienne (créée en 1929) avec Volkswagen, Audi, Skoda et Bentley vient renforcer le partenaire officiel et historique de Tanjazz, La fondation BMCI. Cette année les scènes porteront des noms de marques de voitures…

Festival Tanjazz 2018

En 2018 Tanjazz explore « Le jazz dans tous ses états »

Mais dans quel état j’ère ??? Moi, le jazz… Battu, abattu, mais le cœur battant, résistant contre vents et marées.

Historiquement, je n’ai jamais été moins qu’une épopée de confrontation, de lutte, de souf- france… mais aussi de joie et d’amour. Des registres universels, apatrides, humains en somme, ce qui explique sans aucun doute ma percée épique des pays, des cultures et des langues. Au caractère fort mais à la personnalité malléable, influençable, je traverse, travestit et transverse, et me laisse épouser au gré des villes et des gens. Cette année encore, je prend mes quartiers à Tanger, cité des croisements et des embranchements, pour exprimer, dans cette intersection tapageuse de l’Orient enjôleur et de l’Occident plein de gouaille, mon goût du bonheur.

Après le vent de fraîcheur ayant bercé la dix-huitième édition de Tanjazz grâce aux « Nouvelles Voix du Jazz », le festival revigoré et plein d’entrain se sent l’envie de m’examiner cette année « dans tous [mes] états ». Du jeudi 20 au dimanche 23 septembre, la capitale du Détroit se laissera ainsi tour à tour emporter dans mes danses syncopées ou bercer par mes complaintes déchirantes, brisera les codes de mes styles emblématiques ou s’y arrêtera respectueusement, explorera mes mouvements émergents et revisitera mes classiques éternels.

Appuyé par ses nombreux partenariats institutionnels, diplomatiques et culturels, Tanjazz 2018 ac- cueillera dans un bel éclectisme quelque 22 formations, pour une centaine de pratiquants de mon culte, programmés en environ 45 concerts, sets et autres performances, gratuites à travers les boule- vards et sur la grande scène BMCI Ville, ou payantes au sein des six espaces de l’enceinte du palais des Institutions Italiennes.

Dans tous mes états, qu’est-ce à dire ?
Selon maître Larousse : nature sous laquelle se présente un corps (état liquide, solide ou gazeux), aspect général sous lequel se présente quelque chose (en bon état) ou encore manière d’être physique ou morale (état grave ou de grande excitation).

Vous voilà bien avancés ! Passons aux exemples pratiques…
Etat d’admiration : des hommages aux légendes du jazz (Coltrane, Nate Cole…) seront rendus par des formations contemporaines telles que le groupe new-yorkais Circular Time. L’excellent auteur- compositeur canadien Ori Dagan se prêtera lui aussi à cet exercice anthologique. Sa voix de baryton riche et ses penchants pour l’impro en feront sans doute une des principales attractions du festival. Cet attachement aux classiques se traduira également par des interprétations audacieuses du répertoire néo-orléanais grâce au talentueux Matthieu Boré à travers « Mardi Gras songs ».

Etat d’agitation : bien réveillé, le jazz bouge et veut voyager. Première escale : la grande bleue grâce aux univers esthétiques du groupe United Colors of Méditerranée. Suivant le courant, il abordera les rivages hispaniques avec Noninó et Toni Vaquer Sextet. Les rythmiques sobres et sans artifices des trios Jaume Llombart et Santi de la Rubia traceront le relief du jazz de Catalogne et des Baléares, une région qui a déjà produit et exporté de nombreux talents à Tanger.

Etat du monde : de plus en plus excité, notre vieil apatride en profitera pour accoster l’Italie aux côtés du groupe Metafisica Ensemble. Il extraira le suc oriental à travers le trio de Majid Bekkas, créateur de « l’African Gnaoua Blues » et fera un détour par le Maroc grâce aux percussions du groupe Slatucada originaire de Salé. Sans s’essouffler, il franchira l’océan et chantera les Caraïbes par le biais du très festif duo Annick Tangorra & Mario Canonge.

Etat instable : la diversité n’étant uniquement le fait des terroirs et géographies, le jazz, transgressif de nature, se dévoilera sous les atours éternellement novateurs des valeurs sûres Cisco Herzaft & Micflow qui feront vibrer la scène au rythme du blues électro, Daniel Cano Quintet versé dansle style Bop ou Michael Lauren All Stars, fougueux interprètes de Hard Bop.

Etat Unis : Sur un registre made in USA plus convenu, Flo Bauer réinsufflera une dynamique juvénile au blues, à l’instar de Susana Sheiman, qui, accompagnée des Swing Ambassadors, redonne toute sa jovialité gourmande au Swing.

Etat proche de l’Ohio ! : Le groupe NoJazz se fera quant à lui un plaisir de fondre le son Soul & Funky dans un registre électro jazz hip hop débridé, tandis que The Flying Rabbi descend de son tapis vo- lant pour faire redécouvrir l’art de la transe balkanique plus connue sous le nom de style Klezmer.

Etat de grâce : enfin, Tanjazz 2018 mettra à l’honneur le principe originel et la quintessence du mou- vement jazzistique, soit des compositions originales de plusieurs artistes internationaux pratiquant leur(s) jazz en toute liberté, tels que les belles Autrichiennes Kitsch & Glory, le lumineux duo français Airelle Besson & Vincent Segal, la sublime Espagnole Mariola Membrives et son trio et l’indispen- sable bel Italien Stefano Bollani, par ailleurs génial pianiste !

Si un doute s’immisce, dans un état d’hébétude ou de saturation, comment savoir si c’est du jazz ? Peu importe, car comme l’a si bien résumé Duke Ellington, cette figure légendaire du piano afro-américain, se refusant à distinguer les sous-genres du jazz : « Le jazz, c’est toute la musique ». Ainsi, si vous vous sentez en état de marche, fan de classiques ou avide de sensations nouvelles, le rendez-vous est pris… Rendez-vous à Tanjazz.

Les 7 concerts à ne pas manquer selon Philippe Lorin

– Jeudi 20 septembre:
Stefano Bollani et Circular Time, hommage à Coltrane et consorts…

Stefano Bolani et Circular Time
Stefano Bollani et Circular Time

– Vendredi 21 septembre:
Matthieu Boré & His New Orleans Funk Brass Band et tout le Club Audi

Matthieu Boré
Matthieu Boré

– Samedi 22 septembre:
Ori Dagan et No Jazz

Ori Dagan et No Jazz
Ori Dagan et No Jazz

 – Dimanche 23 septembre:
Mariola Membrives Trio et United Colors of Mediterranée

Mariola et UCM
Mariola Membrives et UCM

 

Cette 19ème édition se veut donc ouverte à tous les styles de jazz, du classique de la Nouvelle-Orléans au hard-bop en passant par le blues electro, le free jazz, le jazz oriental, le jazz fusion, le jazz catalan…  Le Jazz dans tous ses états…

> Programme complet de Tanjazz sur: http://tanjazz.org/programme.html

> Réservez sur internet pour vous simplifier la vie, ne pas faire la queue et surtout être sur d’avoir des places : http://tanjazz.org/tickera/

 

Commander vos places Tanjazz via internet
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